Ma semaine parisienne : bilan et perspectives

Ce fut une semaine très riche, je n’en dirai que ce qui est publiquement acceptable, donc ce qui est le moins important. Malgré tout, ce qui s’est passé aura une certaine incidence sur l’avenir pour la sagesse précaire. Je résume.

Rendez-vous au Presses de l’université Paris-Sorbonne, rue Danton dans le 6ème arrondissement. La cause est entendue: ma thèse sera publiée dans la très bonne collection « Imago Mundi », dirigée par François Moureau, spécialisée dans la critique de la littérature des voyages. Je ne pouvais pas espérer un meilleur débouché pour les recherches qui m’ont coûté trois ans et demi de travail. Publication prévue fin 2013.

Rendez-vous avec un éditeur parisien, dans le 2ème arrondissement. La cause est entendue : je suis sous contrat pour un récit situé à Paris, un voyage à travers les classes sociales. Pas de date prévue pour la publication, mais remise du manuscrit prévue pour fin 2013.

Rendez-vous à Vitry-sur-Seine, dans le 9.4, pour le festival « Livres en liberté ». Deux surprises m’attendaient : d’abord, j’étais un des rares auteurs à avoir le privilège de parler en public, à bénéficier d’une telle tribune en compagnie d’un journaliste qui m’interviewait. Cette tribune a permis de vendre quelques exemplaires. Deuxième surprise : j’ai vu débouler le célèbre Cochonfucius lors de ma causerie.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Cochonfucius est un des grands commentateurs de ce blog, et nous ne nous étions jamais rencontrés. Il produit un fabuleux travail sur le net, sous forme de sites tentaculaires et rhizomatiques. Par ailleurs, il a un vrai boulot dans la vraie vie, il est linguiste au C.N.R.S., dans la région parisienne. Il a dû apprendre sur La Précarité du sage que je serais à Vitry ce jour là et il a pris le RER pour me serrer la pince. Preuve s’il en est que mon blog est un repaire de gentlemen.

Après mon intervention, Cochonfucius s’est assis près de moi à mon stand, et il n’a pas ménagé ses efforts pour vendre mon livre. Il m’assistait pour converser avec les lectrices et les promeneurs. Il développait des arguments de vente basés sur une lecture consciencieuse du texte. A nous deux, nous avons décroché quelques signatures (de chèques). Cela valait bien une bière, dans un bistrot de Vitry, non loin de la magnifique église médiévale que nous avons visitée de conserve.

Cinéma : j’ai vu un film qui m’a bouleversé, mais je préfère ne pas en parler ici.

Exposition :  « Les Bohèmes » au Grand palais, mais j’en ai déjà parlé ici.

Perspective d’emploi : toujours à Paris, je reçois des courriels qui m’informent qu’un institut de recherche, basé à Galway en Irlande, cherche un postdoctorant pour  mener des recherches aux librairies nationales d’Irlande sur des récits de voyage illustrés depuis le XVIIIe siècle. En lisant la description du poste, j’avais l’impression qu’ils parlaient de moi. Jamais je n’ai eu cette impression de convenir aussi parfaitement à une offre d’emploi.

Le sage précaire repart donc à l’assaut de l’Irlande, comme il l’a déjà fait, en vain, à plusieurs reprises. C’mon, precarious wisemen, get up for the fight! Date limite des dépôts de candidature : demain lundi, à 17h00.

9 commentaires sur “Ma semaine parisienne : bilan et perspectives

  1. Belle semaine dis-donc!
    Je dois être mono-maniaque parce que « En lisant la description du poste, j’avais l’impression qu’ils parlaient de.. Bande Dessinée 😀 Je croise les doigts pour toi!

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  2. Tout ça en une semaine? Bravo, cher maître (que dis-je, docteur!)
    Quel est le titre du livre/thèse ? « La précarité du sage » ? Ah ah.
    Et maintenant, qu’on est entre nous, que personne nous écoute, parle nous donc de ce qui est vraiment « important », et donc pas « socialement acceptable ». Parties fines ? Avec DSK et Zahia, rue saint-denis? Petites femmes de Pigalle? je sais pas, moi, raconte, vieux.

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  3. Tout cela a l’air génial, ça fait plaisir. En plus Galway, ça peut être pas mal, non? J’ai vu cette semaine un film assez rigolo qui se passe à Galway, ça s’appelle « l’Irlandais », je crois.

    Et le film qui t’a bouleversé, il était pas « socialement acceptable » non plus ? Dans « bouleversé », il y a « boule » Que de cachotteries.

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  4. 1) Livre et droit d’auteur :
    à la TV française ils ont dit qu’il n’existe pas de droit d’auteur en Irlande (raison pour laquelle l’écrivain Michel Houellebecq s’y est installé). Je n’ai pas compris ce que cela voulait dire.
    2) Quels sont les critères pour choisir un éditeur?
    3) Est-ce que l’auteur doit préalablement payer la maison d’édition? Autrement dit : lorsqu’un manuscrit est accepté pour publication, est-ce l’éditeur établit un devis à remettre à l’auteur?
    3) Droit d’auteur en France et ailleurs :
    Combien (en pourcentage) gagne un auteur sur chaque livre vendu? Existe-t-il également des frais de droit d’auteur lorsqu’un simple article est publié dans une revue scientifique (ou même un journal)?

    J’anticipe mes remerciements.

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    1. N’anticipez pas trop, juba, il y a trop de questions dans votre commentaire. La sagesse précaire n’est pas outillée pour satisfaire votre curiosité. Mais peut-être d’autres lecteurs/commentateurs se feront un plaisir de vous répondre.

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