Israël et sa rengaine de l’été

Photo de cottonbro sur Pexels.com, générée quand j’ai saisi : « Summertime in Israel »

Le Monde daté d’aujourd’hui publie un reportage sur « l’enfer » des Palestiniens à Gaza et à la frontière égyptienne. Reportage assez bien écrit. Une chose est étrange cependant : Israël est à peine évoqué. On lit Le Monde avec la sensation globale que les Arabes souffrent mais qu’ils sont surtout victimes des autres Arabes. Sans vouloir pousser le bouchon trop loin, on pourrait dire que les Arabes souffrent surtout de leur manque d’organisation, leurs lacunes humanitaires et la corruption de leurs agents. Au fond, heureusement que les Israéliens occupent la Palestine, quand ils prennent les choses en main c’est quand même mieux organisé.

J’avais déjà remarqué ce procédé dans un livre qui se déroulait en Palestine occupée. De la même manière que dans ce reportage du Monde, mais sur la longueur d’un livre entier, l’auteur avait réussi à rendre les Israéliens innocents de toute injustice. Dans l’article que j’avais consacré à ce texte, j’en avais rendu compte de la manière suivante :

La présence d’Israël est ainsi montrée comme une force lointaine, implacable et étouffante, mais en définitive peu contraignante pour les chrétiens et non problématique pour le narrateur. Toute critique à son endroit est déminée par des procédés stylistiques qui permettent de la rendre inopérante

G. Thouroude, « La question délicate des relations avec l’islam », Loxias n° 65.

C’est ainsi, le colonialisme a encore de beaux jours devant lui.

Pourtant, comme le dit René Backmann dans un journal plus modéré que Le Monde, « l’apartheid israélien » est un fait, ce n’est plus un débat. Backmann fait la liste, citations à l’appui, de toutes les institutions qui déclarent que l’État d’Israël commet des crimes contre l’humanité dans sa politique de persécution des Palestiniens : Amnesty International, Human Rights Watch, l’ONU, et même B’Tselem, le centre d’information israélien sur les droits de l’homme.

Et cet été, comme tous les étés, Israël détruit consciencieusement tout ce qu’il peut détruire, avec la bénédiction de nos gouvernements européens et de nos plumitifs payés pour rappeler incessamment que tout est la faute aux musulmans. Nous soutenons un système d’apartheid reconnu hors-la-loi et raciste, tout en luttant contre Poutine et sa guerre ignoble en Ukraine. Le colonialisme d’Israël est reconnu et avéré, il se propage sous la protection bienveillante de notre gouvernement, mais ce dernier préfère lancer des polémiques et des opprobres sur des musulmans en les accusant d’antisémites.

J’ai l’impression de revivre l’été 2014, où j’écrivais des billets tristes et indignés sur ce que faisait Israël à Gaza. Relisez ce billet : je notais que BHL ne disait rien sur Gaza mais qu’il parlait d’Ukraine pour que nous allions faire la guerre à Poutine. On lui a donné satisfaction avec huit ans de retard.

Les politiciens et les intellectuels français continuent de traiter d’antisémites tous ceux qui se permettent de critiquer Israël. Michel Onfray lui-même l’a fait, ce qui montre bien la déchéance physique et mentale de cet homme que j’avais prophétisée en juin 2021. La capture d’écran que j’avais mise en illustration de ce billet disait : « L’antisionisme c’est de l’antisémitisme ». Déclaration d’Onfray pour discréditer à l’avance toute critique vis-à-vis de la criminelle avancée d’un État d’apartheid.

Ce qui se passe en Israël est plus préoccupant pour la paix dans le monde que ce qui se passe ailleurs. Plus préoccupant car contrairement à ce qui se passe en Russie, en Chine ou ailleurs, il est impossible de critiquer sans être neutralisé.

Un imam accusé d’homophobie

Maintenant qu’il est dans l’actualité je vous recommande de regarder une seule vidéo de l’imam français de nationalité marocaine que Gérald Darmanin veut chasser de France. Cette vidéo s’intitule « Musulman et homosexuel ? ». Il faut la regarder pour prendre conscience du contexte.

L’imam réfléchit sur la question de savoir si l’on peut être un bon musulman tout en étant homosexuel.

Écoutez l’auditoire devant lui et appréciez le talent de pédagogue de Hassan Iquioussen. Imaginez-vous une seconde à sa place, comment vous débrouilleriez-vous ?

Car il ne parle pas seul devant une caméra, savez-vous. Il s’adresse à un public qui l’a invité à venir donner une conférence. La salle interagit avec lui et sur la question de l’homosexualité il a affaire à des mecs du bled qui n’aiment pas ça du tout. On entend des voix de vieux messieurs qui protestent que c’est très mal, que c’est un péché, que l’homosexualité « détruit la société ».

Or ce que fait Monsieur Iquioussen est très fort, en ce contexte, et je vous prie d’en prendre la mesure. Il réussit à se faire entendre d’eux, de ces hommes maghrébins conservateurs sur le plan des valeurs familiales. Et il réussit à leur faire admettre qu’il faut être tolérant avec les homosexuels, qu’il faut les aimer, qu’un jour peut-être leurs enfants leur avoueront une identité sexuelle imprévue, et qu’il faudra être à la hauteur de cette religion d’amour qu’est l’islam.

Alors bien sûr, en tant que religieux, il se doit de dire clairement que l’homosexualité est un péché, et il est obligé d’insister là-dessus pour être entendu de cet auditoire. Le fait que le ministre Darmanin, que Le Figaro et Valeurs actuelles, reprennent des mots de cette introduction pour qualifier l’imam de sale arabe homophobe est indigne. Il faut avoir l’honnêteté de regarder la vidéo quelques minutes de plus pour entendre l’imam leur dire, à tous ses hommes en colère, dans les yeux, qu’ils sont eux-mêmes des pécheurs, et qu’ils ne valent pas mieux que les homosexuels.

Puis il leur impose le silence avec le sourire, avec des histoires personnelles, avec des extraits du Coran, avec des paroles prophétiques et avec des scènes épiques de l’histoire sainte. Il compare tel personnage de l’Arabie médiévale avec Rambo. Il fait feu de tout bois pour amener les musulmans à être tolérants, fraternels, miséricordieux et respectueux. Et c’est ce genre d’individu que Darmanin veut mettre à la porte ?

Regardez cette vidéo et posez-vous les questions suivantes : cet homme est-il dangereux pour la France ? Diffuse-t-il un discours de haine ? Mérite-t-il l’opprobre et l’exclusion ? Darmanin ment-il ou dit-il la vérité sur le cas Iquioussen ?

Après avoir répondu à ces questions, posez-vous cette autre série de questions subsidiaires : quel genre d’homme remplacera Hassan Iquioussen s’il part de France ? Un homme plus ouvert ou un homme plus rigoriste ? Que cherchent la droite et l’extrême-droite en ciblant des hommes comme lui ? À pacifier nos quartiers populaires ou à augmenter la tension ?

En cet été caniculaire, le gouvernement nous donne le spectacle navrant d’une provocation doublée d’un acharnement pour exaspérer les bonnes volontés et faire exploser les violences. En cet été d’incendies causés par des pompiers, Darmanin est le parfait pompier pyromane.

Faut-il défendre Hassan Iquioussen ?

J’ai regardé plusieurs vidéos de l’imam que le ministre de l’intérieur veut expulser hors de France, au motif de discours de haine contre la France et les juifs. Gérald Darmanin, ledit ministre, accuse aussi M. Iquioussen d’être homophobe et contre l’égalité entre les hommes et les femmes.

Il ressort de ces vidéos que l’imam en question est injustement accusé. Il est religieux et conservateur mais plutôt moins rétrograde que le ministre lui-même et beaucoup plus ouvert et tolérant que nos politiciens et polémistes de droite.

Le but est donc d’instrumentaliser l’islam pour faire peur aux braves gens et se faire passer pour un redresseur de tort. Darmanin, violeur de femmes et menteur public, se fait aider par la presse raciste qui cite des propos de l’imam de manière à lui faire dire ce qu’il n’a pas dit.

Alors attention braves gens. Un jour ils sont venus chercher les juifs mais vous n’avez rien dit car vous n’êtes pas juifs. Puis ils sont venus chercher les communistes mais vous n’avez rien dit car vous n’êtes pas communiste. Ils ont ensuite discrédité les feministes, les gays et les progressistes en les accusant de wokisme mais vous préférez laisser faire car vous êtes hors de tout cela. Aujourd’hui ils cherchent des musulmans au prétexte de discours de haine, et vous ne dites rien car vous n’êtes pas musulman. Quand ils viendront vous chercher, il risque de n’y avoir plus personne pour vous défendre.

Ma mère a 80 ans

C’est l’anniversaire de ma mère. Elle est née en août 1942, en pleine France occupée et déprimée. L’été 42 était très chaud et très pauvre, les Français n’avaient pas encore l’espoir de voir les Allemands perdre la guerre mondiale qui faisait rage dans le Pacifique. Au contraire, c’est en juin de cette année que Pierre Laval, le premier ministre du gouvernement de Pétain, déclara dans un discours devenu célèbre : « je souhaite la victoire de l’Allemagne, parce que sans elle le bolchevisme s’installerait partout ». Ma grand-mère était enceinte jusqu’aux dents et, probablement, pensait que sa fille à venir grandirait dans une nation dominée par le fascisme et le racisme le plus assumé.

Le pire est que ce racisme n’était même pas le fait des seuls imbéciles nationaux ; il nous était imposé par la puissance occupante qui, par dessus le marché, affamait les Français en confisquant les récoltes pour nourrir les Allemands. Tout le monde souffrait de cette tyrannie et pourtant les Français ont eu l’envie de se reproduire. Cela fait penser à une pensée de Chamfort (1740-1794) :

Comment se fait-il que sous le despotisme le plus affreux, on puisse se résoudre à se reproduire ? C’est que la Nature a ses lois plus douces, mais plus impérieuses que celle des tyrans ; c’est que l’enfant sourit à sa mère sous Domitien comme sous Titus. 

Chamfort, Maximes et Pensées, DVI.

En 1942, ma mère bébé sourit à Hélène Margueritte, bien que gouvernée par Hitler et Pétain. Cet été-là, on voyait s’intensifier la terreur nazie sur le territoire du Troisième Reich, par des persécutions et des déportations de nos frères juifs. Ma mère est née quelques semaines après la « rafle du Vél’ d’Hiv » de sinistre mémoire, et quelques semaines avant les « grandes rafles » des 26 et 30 août opérées dans des villes de la « zone libre ». Et pourtant c’est dans cette obscure infamie que le Baby Boom a commencé en France. C’est à partir de 1942 que la natalité de la nation est repartie à la hausse.

Pour fêter les 80 ans de ma mère, nous choisissons de nous réunir autour d’elle, non dans sa Normandie natale, mais dans une terre connue pour son rôle joué dans la résistance à l’occupation nazie : les Cévennes. Nous célébrons l’anniversaire de la femme qui nous a donné la vie autour de la ville du Vigan, où le chef Marceau tomba le jour de l’assaut que ses hommes lancèrent pour la libérer. Nous mangeons à quelques pas des lieux de mémoire du maquis Aigoual-Cévennes.

Bonne anniversaire à toutes les mères précaires.

Des volets de chêne doré

Ce n’était pas mon idée de faire faire des volets sur mesure, en bois, à l’ancienne. Moi, je me serais satisfait des vieux volets qui étaient en place lors de l’achat de notre appartement.

Maintenant qu’ils sont là et que nous les avons traités avec une lasure de couleur « chêne doré », je ne peux qu’applaudir. Non seulement ils protègent des grosses chaleurs de l’été, mais ils procurent chez le précaire que je suis un sentiment étrange de bourgeois repus.

Faisons quelques pas en arrière et considérons la maison dans son ensemble. À part notre voisine de palier, la jolie centenaire Mme Serrenne, nous sommes les seuls à avoir des volets en bois. Aux deuxième et troisième étages, nos chers voisins ont opté pour des saloperies en PVC blanc ou même pour pas de volets du tout, moyennant quoi nous offrons la meilleure apparence de toute la maison.

Si la joie du bourgeois se reconnaît au sentiment ressenti d’une supériorité matérielle sur les autres, alors c’est bien une jouissance de gros con qui m’anime depuis que nous avons installé nos volets en chêne doré. Je sens mon ventre s’arrondir.

Sage plaquiste

Tout le monde parle du « placo ». On ne peut plus faire de travaux tranquillement sans entendre ce mot dix fois par jour. De mon temps on n’en parlait jamais.

Il s’agit de monter des cloisons sans briques, sans béton, sans bois, sans rien qui coûte cher. Les plaques de plâtre sont à la fois simples à poser, faciles à découper, à percer, à trouer, à manipuler, à visser. Grâce à ces cloisons en plâtre, on peut isoler son logement en glissant de la laine de verre entre elles et les murs. On peut enfin faire passer les câbles électriques, les tuyaux d’eau et tout ce qui nous déplaît derrière la cloison en « placo ».

Or je ne savais pas faire ce travail de plaquiste et cela me frustrait.

J’ai fini par acheter le matériel et essayer avec les moyens du bord.

Un beau mois de juillet

Hannah Arendt sur le chantier de notre appartement

Ces vacances d’été n’ont de vacances que le nom.

Le sage précaire passe un mois de juillet 2022 extrêmement laborieux et studieux. Quand il ne travaille pas dans son appartement, il écrit des conférences et des articles. Quand sa femme ne fait pas de la maçonnerie, elle travaille sa thèse. Quand ils ne se rendent pas au café pour avoir de l’internet, le sage précaire et son épouse décapent, vissent, scient, posent, font du carrelage, plaquent, consolident, assemblent, peignent, vernissent, construisent, gondent et dégondent, bref apprennent les métiers du bâtiment.

Non seulement le sage et son épouse partagent les travaux du même appartement, mais en outre, ils écrivent sur un sujet assez proches et en viennent à lire des sources voisines. En conséquence, il leur arrive de discuter sur Hannah Arendt le matin, de se disputer sur des étagères l’après-midi, de se réconcilier pour faire la sieste et de relancer une discussion au soir tombé sur l’opposition entre « désolation » et « isolement ».

Pourquoi aller sur une plage ?

Histoire de l’aid : une mosaïque inattendue

Je vais vous raconter une histoire qui ne pouvait nous arriver que le jour de l’Aid. Fête musulmane majeure.

Tout commence il y a deux jours. Nous achetons pour une poignée d’euros des carreaux de vieilles faïences. Dieu sait ce que mon épouse planifiait de faire avec ces carreaux.

Arrivés à la maison nous jetons un œil sur la faïence et réalisons que c’est une sorte de puzzle. Il y a des motifs et nous essayons de composer des fleurs, des détails architecturaux et des lignes qui semblent être des tiges.

Petit à petit nous voyons apparaître un tableau charmant. Une porte orientale sous un ciel étoilé. J’y vois, personnellement, une porte de mosquée. À l’intérieur, plutôt que des jets d’eau qui servent aux ablutions, un jaillissement de végétaux et de fleurs.

Chemin faisant, nous vîmes que les carreaux étaient made in Tunisia.

C’était notre cadeau de l’Aid. Un Signe envoyé par le tout-miséricordieux pour nous encourager dans nos efforts de rénovation.

Notre joie fut intense et durable. Joyeux aïd à tous. Que votre vie soit pleine de surprises et de trésors inattendus.

Que dire de la guerre ? Jonathan Littell le sait, mais peut-en encore lire Jonathan Littell ?

Je me demande comment font les gens pour avoir des opinions aussi fermes sur la Russie et l’Ukraine, sur Poutine et sur Biden, sur la guerre et sur l’importance d’une victoire de tel ou tel. Les belles âmes, surtout, semblent tellement sûres d’elles-mêmes, c’en est effrayant. Les gens comme Jonathan Littell, par exemple, sont tellement clairs avec eux-mêmes et avec le monde, qu’ils n’hésitent pas réclamer notre entrée en guerre pour écraser l’armée russe.

Prix Goncourt 2006, J. Littell est une belle âme professionnelle et un mauvais écrivain de langue française soutenu par une gauche ralliée au néo-conservatisme. Il parle comme BHL, on peine à voir une différence entre eux, et il publie des tribunes dans la presse dont voici quelques extraits. Tout y est : la paix nous rend faible, Poutine est comparé à Hitler, le désir de guerre totale, l’idée simpliste qu’il suffit de gagner une guerre, l’indifférence totale devant les difficultés économiques des pauvres gens.

La petite musique délétère monte de tous côtés.

Si nous n’avions pas été aussi impuissants, aussi timorés, aussi aveugles, si nous avions réarmé l’Ukraine dès 2015…

Poutine – qui ne comprend qu’une seule loi, celle du plus fort – …

Maintenant, nous pleurons parce que le prix à la pompe dépasse les 2 euros, et commençons déjà à chercher une porte de sortie. C’est une honte, c’est un scandale.

Aujourd’hui, c’est 1939.

Comme avec le Troisième Reich de Hitler, le chemin vers la paix passera à terme par l’effondrement total du régime de Poutine.

En Europe, nos dirigeants, toujours engoncés dans leurs mythes, leur paresse intellectuelle et la faiblesse morale induite par une trop longue paix, semblent perpétuellement tentés par le compromis.

Seule une défaite militaire complète des forces russes en Ukraine pourra ramener un semblant de sécurité sur le continent.

Sans une victoire claire et nette de l’Ukraine, toute diplomatie ne sera que bavardage, ou capitulation.

Ce n’est pas à nous de présenter nos excuses, mais bien plutôt de lui infliger une bonne leçon et de le renvoyer à la place qui est la sienne.

Jonathan Littell, « La Russie doit perdre cette guerre », L’Obs, 7 juillet 2022.

Qui croit à des conneries pareilles ? Dans le monde réel, je veux dire, qui pense vraiment qu’on doit faire la guerre totale avec une puissance nucléaire capable de tout faire sauter ? Parmi les lecteurs de L’Obs, par exemple, j’en appelle aux lecteurs maintenant, y en a-t-il qui adhèrent vraiment ?

Choisissez les bons auteurs de voyage

A. Potoski et le sage précaire, juin 2022

Visite d’Antonin Potoski dans les Cévennes.

Il travaille beaucoup et vit toujours en voyage mais ne publie plus rien depuis bientôt dix ans. Il laisse toute la place aux écrivains-voyageurs qui se vautrent dans les poncifs sur les voyages et la liberté.

Je profite de cette visite pour rappeler une énième fois que la littérature des voyages n’est pas seulement représentée par les auteurs réacs et faussement cultivés du genre de ceux que je critique sur ce blog et dans mes publications scientifiques. La littérature géographique est aussi le théâtre de formidables courants d’écriture où l’on entend des voix singulières, puissantes et nouvelles.

Pour vos vacances d’été, oubliez les stars de l’esbroufe qui garnissent vos librairies innocentes, et jetez dans vos bagages les récits géniaux d’Antonin Potoski, de Bruce Bégout, de Philippe Vasset, ou des frères Rolin.