Loué une voiture pour aller donner une conférence dans la région lyonnaise. Plutôt que d’aller prendre l’autoroute à Nîmes et remonter la vallée du Rhône en une traite, comme on le fait automatiquement, j’ai pris la « route des écoliers », comme dit mon père.
Depuis Le Vigan, il faut prendre la direction du nord-est pour rejoindre le Rhône (le fleuve) au sud de Valence, en passant par Anduze, Alès, Aubenas et Privas. C’est une très belle route qui traverse des vallées très encaissées.
Anduze me plaît beaucoup. Chaque fois que j’y passais, j’étais impressionné par la monumentalité austère du temple protestant, au centre ville, et la tour de l’horloge imposante. Cette fois, comme j’étais seul, j’y ai garé la voiture et me suis promené dans les rues en pente. Tout en haut du village, l’église catholique trône sur la place. La présence de la montagne est frappante : derrière les maisons, le calcaire (ou le granit, comment savoir ?) s’approche et clôture le village avec autorité.
Ensuite, ayant atteint le Rhône, des erreurs de conduites m’ont été fertiles. Je me suis retrouvé à Romans, alors que j’avais prévu de rester sur la Nationale 7.
Comme je n’avais pas de carte routière, je me suis arrêté dans un Mc Donald pour profiter de la wifi. Me délectant de mes frites et d’un succulent sandwich Big Mac, je méditais la poursuite de mon chemin de vie. Le site Google map m’informait que j’étais en fait sur la bonne route : il me suffisait de prendre nord/ nord-est et passer par Hauterive et Beaurepaire.
Hauterive, c’est une des villes les plus connues de France, grâce au fascinant « Palais idéal » du facteur Cheval. Je n’ai malheureusement pas le temps de m’y arrêter pour une petite visite, mais la route elle-même va subvenir à me besoins d’art brut.
Entre Hauterive et Beaurepaire, un certain Christian a fait déborder sa furie créatrice hors de sa maison et sur la route.















