Je ne comprends pas les anti-sarkozystes qui veulent absolument réduire le temps de parole du président dans les médias. Il faut croire que la haine rend aveugle. Il est pourtant clair que plus Sarkozy se montre, plus il parle, plus il est impopulaire.
S’il s’absentait des médias, outre qu’on rigolerait peut-être un peu moins, sa courbe de popularité remonterait, car par son simple silence, il reprendrait de la hauteur aux yeux du peuple. Nous, le peuple, il nous en faut peu pour trouver un dirigeant noble : qu’il se taise, qu’il bouge peu.
Je dis, qu’on le laisse parler, qu’on le laisse brasser. D’abord, cela nous divertit, et puis il se casse la figure tout seul. Car les Français ne l’ont jamais beaucoup aimé, et ne l’aimeront jamais vraiment, ils ne se reconnaîtront jamais en lui. On le voit, même les nouveaux riches, même les types un peu bling bling, ils ne se projettent pas en Sarkozy. Il n’y a guère que quelques expatriés, qui croient comprendre le monde sous prétexte qu’ils promènent leur ignorance hors de France – et j’en sais de quoi je parle –, qui gardent une certaine foi en ses réformes.
Une autre raison fait que je m’oppose à la comptabilisation de son temps de parole. Il serait dommageable que le président de la république soit réduit à son rôle de leader de parti politique. Il l’est, c’est entendu, De Gaulle était leader des gaullistes, Mitterrand régnait sur les socialistes, etc. Mais tous incarnaient plus ou moins l’ensemble de la communauté nationale. C’était évident pour Chirac à l’époque de la guerre en Irak, ou de ses discours reconnaissant les crimes de l’Etat français. C’est moins évident avec l’actuel président qui s’y entend comme une chèvre pour susciter de l’adhésion, mais ne légiférons pas à la hâte. Tous les présidents ne seront peut-être pas des agités de la com, et lui aussi pourra peut-être, un jour, incarner autre chose que lui-même. Laissons-lui le bénéfice, non pas du doute, mais, si je puis me permettre, des futurs contingents.
Laissons le président parler comme il l’entend, que diable, et cessons de vouloir tout compter, tout contrôler. Je doute que ce soit en encadrant à la seconde près les paroles des uns et des autres qu’on rendra notre démocratie plus saine et plus vigoureuse.
ce n’est, en effet, vraisemblablement pas dans lacomptabilité minitieuse des temps de parole, que gît l’avenir d’une démocratie malmenée…
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Même le sage, ne reste pas éloigné trop longtemps des bruits à la mode.
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Le danger toutefois serait que votre logique s avere erronee et que une non-limitation du temps d antenne permette a Sarkozy de dominer les agendas politique de la France et ainsi d ecraser par la force de sa presence mediatique toute opinion qui serait contraire a la sienne. Une telle derive, certes peu probable, mais certainement possible, ne serait que dommageable pour la democratie francaise.
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Ce qui est surtout demagogique et de la politique politicienne est que ceux qui veulent limiter le temps de parole du President ne le veulent que parce que le-dit President se nomme Nicolas Sarkozy.
Si la Presidence change de main en 2012, voudront-ils abroger cette limitation? Un peu de serieux.
En tant qu’expatrie j’ajouterais que je pourrais avoir foi en ses reformes si elles etaient reellement des reformes. Hors il n’en n’est rien, on reste dans la continuite.
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Je ne comprend pas vos lecteurs qui semblent tous des anti-sarkosiste acharnes or jusqu’a preuve du contraire aucun president de gauche ou de droite n’a reussit a redresser la France en ne faisant rien.
Actuellement nous vivons non pas une crise mais plusieurs, en meme temps, ce qui n’ai jamais arrive depuis 1929.
Et il faut reconnaitre que la France fait mieux que la plupart des autres pays europeen grace aux mesures prises.
La haine que porte vos lecteurs pour le President les rends aveugles, je ne sais pas si les reformes engages seront couronnes de succes, mais au moins notre President essaye de faire bouger les choses.
Il est evident que les Francais ne veulent pas des reformes et s’ils elles ne peuvent etre misent en place la France le regrettera pour tres longtemps.
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Le problème n’est pas Sarkozy, mais la répartition du temps de parole entre le président et le reste de la droite. Le temps de parole dévolu à l’opposition ne doit pas excéder celui dévolu à la droite, président de la république exclus. En parlant en lieu et place de son gouvernement, Sarkozy réduit mécaniquement l’opposition au silence ou presque. C’est très astucieux mais bien peu démocratique.
Cela dit, la gauche brille par son absence d’idées alternatives.
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C’est très optimiste comme façon de voir ! Mais ça pré-suppose la non-contagion neuronale (qui, personnellement, me fait peur. Pas pour moi hein, mais pour mes congénères plus naïfs…)
En même temps, c’est sûr que plus il cause et on plus on réalise qu’il est ce qu’il est.
Kiki 🙂
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Avec la contagion neuronale viendra nécessairement un ras-le-bol immense…
Mais je précise qu’à mon avis, Sarkozy sera réélu en 2012. Le ras-le-bol prendra une autre forme car il n’y aura certainement pas d’alternative crédible pour une majorité de Français. C’est terrible, l’incapacité française de renouveler le personnel politique.
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Bah, faut pas se plaindre. Sous prétexte d’ouverture, il aurait pu décompter son temps de parole de la gauche. Ou, plus dans l’esprit de Sarko, de la gauche ET de la droite, ce qui eut-été malin: « vous voyez que je n’avantage personne puisque mon temps de parole est déduit des deux camps ».
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« Behind every able man, there are always other able men. »c’est pas de moi, mais fait parti des proverbes chinois préférés du « bon » docteur Dragan Dabic sur dragandabic.com…Tout ca pour dire que, oui c’est vrai il convaint peu, malgrés ses gesticulations communicatives incessantes, en tout cas pas moi… mais quand même, ses discours sont souvent trés bien rodés, bien écrits (merci Guano), parfois convaincants (oui j’ose le dire et je n’ai jamais voté pour lui et ses confréres !) redoutables en fin de compte pour ceux qui se disent de gauche; Ce qui rend l’anti-sarkozisme forcément obsoléte puisqu’il s’en prend a une personne et non un discours, une rhétorique particuliére matiné de néo bonapartisme, de mélange bizarre de Berlusconisme et de Buschisme mal dégrossi à la française totalement inédit en France…Cette histoire de temps de parole c’est un peu un voile pour cacher cette réalité du discours en lui même…3 minutes de Sarko c’est 3 heures de commentaires pour décortiquer, expliquer,analyser, démonter toute une logique de pensée pas forcément aséquat avec un réel projet démocratique…Evidemment, vous me direz, maisou trouver ces trois heures devant le matraquage médiatique de notre cher président…ah ben c’est pas possible.ah ben d’accord ok, je vais me recoucher alors, réveillez moi à la fin du film, je l’ai déja vu celui la, un vieux Chaplin des années trentes…
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