Odeur d’Ecosse

Quelle est cette odeur, dans certaines rues de l’est de Glasgow ? Une odeur qui me rappelait Dublin, et aucune autre ville, une odeur dont je ne savais pas si elle était agréable ou non. Pollution ? Tourbière, feu de tourbe ? Vinaigre et frites ? J’essayais de me représenter ce qui ne pouvait être senti qu’en Grande Bretagne…

Je m’aperçus que les odeurs étaient fondamentales pour le voyageur car elles vous prennent par surprise dès les premières heures de la première journée. Au bout de deux ou trois jours, vous les avez oubliées, elles s’intègrent à vos perceptions habituelles et vous ne sentez plus rien. Vous ne saurez même pas de quoi les visiteurs parlent quand ils les évoquent.

Les premiers pas en Asie, à cet égard, sont surprenants. La première fois qu’on va en Asie, les odeurs sont si marquantes qu’on ne les distingue pas bien. C’est au bout de la deuxième ou troisième fois qu’on y fait attention ; mais j’ai déjà parlé de cela ailleurs.

En Ecosse, comme pour la Chine, je ne m’interrogeais que tard. Des endroits de mon corps étaient éveillés à ces stimuli olfactifs, et me ramenaient à des souvenirs, des émotions, des commotions, avant que je ne me rendisse compte qu’il s’agissait d’une odeur.

Je perçai la question de l’odeur de Glasgow en passant devant la brasserie de la bière Tenent’s. C’est l’odeur de malte, ou d’orge, grillé. Tout rentre dans l’ordre, je me souviens de tant de choses, le long du fleuve Liffey, la brasserie Guinness, la femme que j’aimais à cette époque, les paysages que je traversais sans cesse pour essayer d’écrire quelque chose qui me consolait terriblement.

Je marchai donc jusqu’au centre de Glasgow, choisis un pub à ma convenance et m’offris une pinte de bière locale pour me récompenser des effort que je venais de faire au niveau des souvenirs et des sens.

4 commentaires sur “Odeur d’Ecosse

  1. Tu es à Glasgow, maitenant ? Je croyais que c’était Manchester, ou Liverpool, ou Belfast, enfin, je ne sais plus. Enfin, santé. Ca donne soif, toutes ces odeurs. Si je me trouvais à Glasgow, je pense que j’aurais vraiment du mal à ne pas me remettre à boire de la bière, j’imagine une bière ambrée, assez fraîche, amère, pas trop sucrée. Avec une mousse fine et résistante.

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  2. A Glasgow, à Belfast, à Manchester, est-ce que je sais moi-même ?
    La bière que j’ai bue, non elle n’était pas très ambrée… Pour la décrire il faudrait que j’en sache déjà plus sur des choses classiques comme la différence entre « ale » et « lager ».

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  3. J’ai de supers souvenirs de Glasgow. C’est là que je suis parti pour la premiére fois seul en voyage pour apprendre l’anglais de maniéres sérieuses vers treize -quatorze ans.J’étais logé chez une famille de vieux écossais charmants en compagnie d’un autrichien qui m’ont donné le gout du voyage et des rencontres. Si je repars enseigner le FLE dans une AF ca sera surement la bas…Superbes paysages, les lochs, une atmospshére unique et inoubliable, c’est un pays super ! Trop jeune encore pour boire de la biére , ils m’avaient néanmoins appris des chansons à boire comme « molly molone » je crois et l’hymne national : « O flower of scotland when we will we see your life again… » que je chante depuis à chaque fois de façons automatiques dés que je pars en voyage seul (c’est dingue comme truc d’ailleurs quand j’y pense…). C’est le pays d’un groupe de rock sous estimé comme « Belle and Sébastian » et de Frantz Ferdinand aussi. a part ça, à la tienne… !

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