Amateurs et universitaires

Autrefois, j’étais surpris du très mauvais niveau de lecture des universitaires.

Je généralise bien sûr, que personne ne se sente visé. Ceci doit être pris dans un sens nominal, conceptuel. Il faut imaginer, faire comme s’il y avait des universitaires qui ne seraient que cela. Ce qui, bien sûr, n’existe pas dans la réalité. Ai-je été clair, dans ma bulle rouge qui explose les yeux ?

Je les entendais parler dans des colloques, je lisais leurs articles, leurs livres, et je me disais que ces gens, en plus d’écrire lourdement, étaient d’abominables lecteurs. Il n’y avait aucune finesse, aucune originalité, aucune fulgurance dans leurs analyses.

Le fait que les professeurs d’universités semblaient incultes, peu intéressés par les arts et les lettres, me troublaient car j’étais disposés à les croire au-dessus de tout le monde, a priori. J’essayais de me raisonner. Ne sois pas si arrogant, me morigénais-je, ils ne sont pas si mauvais lecteurs s’ils sont où ils sont. Naturellement ces auto-admonestations n’ont jamais porté leurs fruits et je nourrissais tranquillement une opinion désastreuse de l’université. Sans disconvenir de leur nécessité dans les sociétés, je ne leur trouvais aucun prestige et aucune supériorité intellectuelle.

Maintenant que je dois faire un travail de recherche universitaire, j’ouvre les yeux et comprends un peu mieux où est le problème. J’étais chez un ami. Un homme de mon âge, raisonnablement érudit, plein d’esprit et d’humour. Un sage précaire d’aujourd’hui, un trentenaire français : un intellectuel amateur. Soudain, un mes livres le fit rire. Il le trouvait inélégant et manquant singulièrement d’attractivité. « Avec un titre comme ça, me dit-il, il ne va pas se vendre beaucoup ».

Mon ami avait raison. Ce n’était pas un livre que l’on trouverait chez les libraires et que le public cultivé achèterait. Il s’agissait d’un livre d’universitaires destiné aux professionnels de la recherche. Un livre à destination de ceux qui se spécialisent dans les domaines de la littérature du voyage en français, du postcolonialisme, du féminisme, et de leur interaction, d’où un titre ennuyeux, mais sans ambiguïté. Il était calibré pour figurer dans les bases de données des bibliothèques. Un type comme moi tomberait un jour sur ce titre et serait très désireux d’y jeter un œil, mais pour d’autres raisons que celles qui me font acheter un livre chez le libraire : il me serait indispensable pour mes recherches.

Cela explique le trouble qui m’agitait auparavant : les universitaires ne sont pas des amateurs cultivés, ils sont des professionnels spécialistes. Ils ne prennent pas nécessairement de plaisir quand ils lisent. Quand ils partent en vacances, ils prennent leur pied avec Harry Potter, au cinéma ils regardent n’importe quoi et la musique qu’ils écoutent n’a aucun intérêt. Ils ne savent rien de l’art contemporain, ne vont jamais voir d’expositions et sont souvent largués quand ils parlent avec des intellectuels amateurs. Face à un conversationniste enthousiaste, ils sont soit méprisants, soit impressionnés, soit embarrassés, soit ennuyés, soit agacés, soit complexés, soit amusés, soit entraînés vers des territoires nouveaux pour eux. Les amateurs, eux, ne font que ça, aller aux expos, lire des livres géniaux tous azimuts, se cultiver pour le plaisir. Ils ne passent jamais un ou deux mois sur un article précis, ce n’est pas leur travail. Ils ont une culture vaste et une pensée parfois intéressante, mais leur culture ne sert qu’à eux-mêmes, pour leur propre édification et pour le plaisir de la partager avec des amis.

Les amateurs respectent par-dessus tout le « génie », la singularité et la distinction. Ils aiment les livres dont les auteurs sont admirables, ou novateurs, ou d’une qualité personnelle hors du commun.  Les universitaires, eux, lisent et écrivent des livres qui sont utilisables et qui sont pris dans un réseau serré et hautement codifié. Dès lors, leur auteur n’a pas à être un génie, mais un bon chercheur, qui applique des règles de rédaction assez strictes, qui fasse une synthèse des textes importants publiés sur le sujet, tout en proposant une approche si possible novatrice.  

Ainsi, moi qui n’étais qu’un amateur généraliste, conversationniste passionné, et qui prenais Barthes ou Deleuze comme mètre-étalon de l’écriture théorique, j’étais consterné par ce que je lisais chez les professionnels. Maintenant que je me spécialise, je lis avec reconnaissance les livres un peu lourds de mes collègues. Ils me sont utiles. Les chercheurs universitaires travaillent à hauteur d’hommes. Je les trouve plein de respect pour leur lecteur et la communauté dont ils font partie.

Pour résumer, et pour faire comme dans les livres des chercheurs, voyons ce tableau.

Il va sans dire, mais je le répète, que tout le monde est un peu les deux à la fois. Que personne n’est tout à fait l’un ni tout à fait l’autre. Me fais-je bien comprendre dans mon îlot sanguin ?

  

Intellectuel Chercheur
Statut Amateur Professionnel
Culture Généraliste Spécialiste
Idéal Génie Honnêteté
Valeur Esthétique Ethique
Type de livres Essais Monographie/ Thèse
Stratégie sociale

Succès

Institutionnelle
Situation Solitaire Communautaire
Pratique orale préférée Conversation Colloque
Pratique écrite préférée Poème en prose Article
Couleur préférée Brun Rouge Gris Bleu
Femme préférée

Amie / Amoureuse

Epouse / Maîtresse
Homme préféré Ami Collègue
Faiblesse orale Polémique / Colère

Difficulté à rebondir

Défaut de l’écriture Superficialité Lourdeur
Héros Socrate

Thomas d’Aquin

Pour ma part, beaucoup de choses me déplaisent chez l’intellectuel amateur, et mon respect pour le chercheur augmente de jour en jour. Mais je ressens très fortement la nécessité de voir coexister les deux types de penseurs. Seuls, ils trouveraient la vie mortellement ennuyeuse.  Et vous, vous êtes plutôt quoi ?

44 commentaires sur “Amateurs et universitaires

  1. Oh le joli jeu pour occuper notre 11 Novembre, comme c’est touchant ! c’est trés interessant Guillaume, surtout t’imaginer a faire un tel petit tableau avec des petits doigts musclés de checheur amateur sur ton ordinateur d’intellectuel en voie de spécialisation, c’est amusant et touchant vraiment en même temps. Je ne rentre dans aucune catégorie précise comme tu dis tout le monde est un peu des deux, mais il faut prendre le temps de bien faire ton test et je te dirai.Simplement, je ne comprends pas pourquoi tu t’arretes a deux catégories : il y’a l’artiste aussi (écrivain, poéte, amateur…) un peu plus marginal certes en apparence mais qui a depuis longtemps des liens solide et étroits a la fois avec l’Université ou (puisque c’est de cela qu’il s’agit) au moins depuis le moyen_age (Villon déjà, des poétes chinois) et que l’on peut classer comme sage précaire aussi…il ressemble beaucoup a l’amateur mais ce n’en est pas un, unpeu le canada dry de ce dernier d’ailleurs,cet oubli majeur me rend d’emblée ton petit test un peu caduque d’avance, mais bon…. Je suis sur qu’on peut faire rentrer cette troisiéme catégorie d’écrivain, et d’autres encore quand on y pense .Mais puisque tu tiens a ce qu’on te dise, patiente un peu…Ah oui, j’oubliais , arrete le rouge , c’est horrible, la c’est mon ordi qui a mal…

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  2. Sans surprise : 9 points pour l’amateur / 6 points pour le professionel.Comme je suis un professionel de l’amateurisme je m’attendais secrétement à un plus gros équilibre mais la Valeur (trés dur çà à determiner), Stratégie sociale,Situation, Ami et Héros (aucun des deux, moi, ca serait plutot Aristote) ont finalement fait tomber la balance vers l’amateurisme.Il faudra que tu expliques pour la couleur quand même d’ou ca vient… . Au fond je vis comme un chercheur (une foisl’école terminée, hop Harry Potter et ras la casquette des expos) sans bourses et sans théses, oh pi je sais pas, ca me prend la tete ton truc la, je me recouche.

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  3. Le tableau n’était pas un test, c’était juste un tableau. Mais tu peux le transformer en test, cela ne dérange pas. Les couleurs de l’un ou de l’autre sont bien sûr une grosse connerie, qui n’a pas lieu d’être prise au sérieux, sauf si on y trouve du sens (c’est toujours le même chose).
    Les artistes et les poètes ne sont pas oubliés : ils sont des intellectuels amateurs, avec leur rayon de clarté, de spécialisation, spécifique. Ce quartier de clarté n’est jamais pourtant équivalent à la spécialisation critique des universitaires qui font profession de tout lire et d’épuiser un champs de connaisance.

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  4. « leur rayon de clarté, de spécialisation, spécifique »..joli formule, qui dit tout sans rien dire, mais j’ai bien compris…Si il y’a des trucs a explorer c’est bien ces « quartiers de clarté » justement,(a Paris,Nankin, Lyon ou New York ou ..dans sa chambre façon De Maistre) mais je ne suis pas d’accord quand a la distinction que tu fais ici avec la spécialisation critique des universitaires.Au dix huitéme siécle, les poétes français (hyper méconnus, complétement oublié aujourd’hui ; iln’existe qu’une pauvre anthologie chez gallimard/poche/poésie et bien sur notre sempiternel trio Rousseau/Diderot/ Voltaire qui finit par faire chier avec le temps il n’ya pas qu’eux bon sang !) voyaient dans le « poétique » quelque chose de scientifique, en tout cas , la distinction, la séparation effectuée dans ton joli tableau était impossible, improbable, voire risible. On était poéte, c’est a dire aussi encyclopédiste, humaniste, voyageur, exilé aventureux (sans lepathos a la Chateaubriand ou a la Hugo, Lamartine),sxcientifique, curieux de tout , ivre de tout mais sans romantisme (d’aqilleurs cette maldie n’existait pas encore) amoureux de princesse de Russie et d’indigéne des Amériques que l’on découvrait et que l’on aidait à fonder aussi démocratiquement et surtout humainement. C’est sans doute ce manque d’humanité qui nous manque dans les études de lettres, sciences humaines ou philo dans le milieu de la recherche universitaire actuel ou le scientisme a tout bouffé malheureusement.Bien sur que le mieux serait les deux, chercheur et amateur mais bon sang cette foutue ligne entre les deux c’st pire que la ligne de démarcation pendant la grande guerre on dirait qu’elle est infranchissable ! oui je suis nostalgique du dix huitiéme siécle et voit plus de poésie dans les fiches des encyclopédistes u un article de Buffon que dans un sonnet médiocre de Lamartine etalors ?

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  5. On peut être triste de cette ligne de démarcation, la trouver artificielle. Moi, elle me permet de mieux comprendre u tas de choses. Par exemple, pourquoi tant d’argent est dépensé dans les universités, pourquoi les thèses sont écrites dans un tel style, pourquoi une personne de peu de talent peut gagner sa vie en lisant et en écrivant.
    Cette ligne de démarcation existe depuis le XVIIe siècle au moins, avec les doctes d’un côté, et les nouveaux « écrivains » de l’autre.
    Sur ce sujet, voir Alain Viala, « La naissance de l’écrivain » (Minuit)

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  6. Je ne suis pas triste,il ne faut pas exagérer…Merci beaucoup pour ta référence,je lirai le livre avec plaisir , car la question m’interesse beaucoup, me taraude depuis un moment déjà, car je me vois parfois aussi thésard dans quelques années mais j’ai quelques scrupules. D’abord, le fait que l’on confonde , avec l’aval de l’université parfois thésard et écrivain ca me rebute d’emblée. Un ami thésard me parle de « créativité scientifique », de plaisir intellectuel a agencer les concepts, les réferences , les notes en bas de page, le coté scolaire même de la chose, presque similaire pour lui a un écrivain (ce qui moi me chagrine a chaque fois car franchment pour quiconque a essayer une fois d’écrire quelquez chose , ca n’a rien a voir , mais alors rien du tout ! le seul point commun, c’est la précarité ok, mais l’écrivain lui n’a pas de bourses, ou alors c’est plus dur pour en trouver, il y’a bien les résidences tout ca, mais c’est quand même plus hard a trouver. Ce qui me chagrine, c’est de voir des gens de réel talent (artistique, littéraire, philosophique) sombrer dans la recherche, oui voila j’ose le dire. Des gens de ma connaissance, que je ne citerai pas, qui ont un vrai potentiel « littéraire » (ca a quand même un sens bon sang !) les voir faire du papier collé de références, des notes en bas de page, s’escrimer avec word pour que ca corresponde bien aux exigences de leur directeur de recherche moi ca me fait mal au coeur…vous me direz c’est pareil ave les écrivains et leurs éditeurs et vous avez raison et je ferme ma gueule donc, voila.

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  7. Il est normal que ces intellectuels n’écrivent pas une ligne, puisque personne ne le leur demande. Les universitaires doivent publier pour avoir de l’avancement, alors ils écrivent sans avoir forcément quelque chose à dire. Dans les deux cas, on le voit, il est possible de nager dans l’absurdité.

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  8. Très bonne question, Y. Si, comme à l’époque de Socrate, on pouvait se rencontrer dans la rue et discuter le bout de gras tranquillement. Si mes congénères, coreligionnaires, collègues et compatriotes avaient autant de loisir pour la conversation que n’en avaient les Grecs libres du IVe siècle avant JC, alors je n’écrirais sans doute ni blog ni rien. Je prendrais part aux discussions, avec plaisir et rigueur.
    Mais aujourd’hui, les gens ne peuvent plus parler que quelques minutes, ils ont peur des polémiques car ils confondent désaccord et discorde, ils donnent systématiquement raison à ceux qui parlent le moins, et l’art de la conversation, dans lequel les Français et les Grecs ont excellé, a presque disparu.
    Alors le blog, avec ses commentateurs et ses sujets libres, mais libres d’être repris et approfondis, est peut-être un remplacement virtuel de l’agora et de café.

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  9. Mon titre de thèse, très affriolant, était « Critique de l’évaluation monétaire des biens non marchands ». Quand elle a été publiée, ça a été heureusement changé en « La nature a-t-elle un prix ? ». Sur le coup, ça m’avait scandalisé, j’y voyais du racolage vulgaire. Aujourd’hui, à l’inverse, j’éprouve de la pitié pour le spécialiste lourdingue que j’étais devenu.
    Plus que tes critères, si je devais analyser l’opposition entre intellectuel et chercheur, j’irais chercher du côté du rapport aux autres. Le chercheur s’adresse au maximum à d’autres chercheur, mais plus souvent encore à lui-même. L’intellectuel, à l’inverse, fait d’emblée oeuvre de communication. Il me semble que tous les autres critères découlent de ça. D’un côté l’autiste, de l’autre le séducteur.

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  10. Mais le rapport aux autres entre dans mes critères : conversation/colloque ; l’ami/le collègue ; solitaire/communautaire. Mais si je peux me permettre, je ne crois pas qu’un des deux soit autiste, même en caricaturant. Je vois ce que tu veux dire, Mart, mais le mot ne convient pas.
    Je ne suis pas sûr non plus que tout découle du rapport aux autres. On pourrait le dire tout aussi bien du rapport à la culture, à la pensée, au travail. Par exemple, quand je n’étais encore qu’un amateur généraliste, je ne me faisais jamais comprendre quand je disais qu’entre travail et loisir, il n’y avait aucune différence de nature. Pour mes amis universitaires, la différence était de nature car pour eux la lecture était soit chiante (travail, recherche), soit plaisante (loisir, repos). Et ils ne pouvaient ultiliser James Bond ou Harry Potter pour leurs articles sur Husserl, donc il y avait étanchéité.
    L’amateur n’ayant pas à se forcer à lire des choses difficiles, il n’a pas non plus à se réfugier dans des livres faciles, et a donc une vision de la culture moins clivée. De là découle un rapport aux autres moins spécialisé, etc.
    Au fond, c’est un réseau où tout découle de tout et inversement.

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  11. Tu as raison, j’ai fait de mon cas une généralité.
    En réalité, le spécialiste s’adresse aux autres spécialistes. Normal, puisqu’il vise une carrière académique. Sauf que le monde de la recherche ressemble souvent à un bocal de poissons, qui tourne en vase clos. C’est pas le chercheur, c’est son milieu qui est autiste, d’où ces titres d’ouvrage à mourir.

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  12. Il faut aussi regarder du coté du lecteur, du plaisir du lecteur. Du point de vue de la reception du livre qu’il s’agisse de l’amateur ou du chercheur. Il y’a des théses qui se lisent comme des romans (« différence et répétition » de Deleuze, « vérité des choses , mensonges de l’homme » de Didier Phillipot, l’un de mes prof de fac , au sujet de la bétise chez Flaubert,par exemple, tout Levi Strauss ), et puis des romans aussi ennuyeux qu’une thése, ou de l »idée que l’on s’en fait (personnelement je dirai : « La tentation d’une ile » de Houellebecq, les biographies sur les stars et écrites par les stars elles memes -actuellement,Françoise Hardy,c’est nul par exemple et chiant ! )

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  13. En tout cas, bravo pour cette publication, Mart. Ce que personne ne semble relever, c’est que publier un livre d’économie tiré d’une thèse de doctorat écrite dans le système français, c’est le signe que d’un travail vraiment impeccable. Tu aurais dû continuer la recherche, Mart, ou t’y remettre, en parallèle à l’écriture d’un roman que l’on veut lire au plus tard en 2009.
    (Le titre de ta thèse, en revanche, est assez digeste, comparé au titre de thèse que Ben projetait de faire, en son temps, en Pologne ou en Belgique.)

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  14. Couleur préférée Brun Rouge Gris Bleu : c’est beau mais c’est n’importe quoi, non ? C’ est elliptique et mysterieux. Antonioni contre Haneke ? Pourquoi pas ? Je ne sais pas si cela mene a quoi que ce soit, et pourtant cela me plait bien. Je me demande a quoi tu pensais ?

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  15. Et moi, qui parlera enfin de mon calavire a part un vieil auteur vieux du dixhuitiéme siécle hein que plus personne ne lit a part quelques occidentaux enfants de bobos ? hein ? seul comme un chine, un chien pardon sur mon ile deserte est-ce que je me plains hein hein ? je ne suis ni rouge brun (oh les jolis couleurs pour suggérer subtilement et sournoisement peut-etre, je dis bien peut etre la vision extremiste de l’amateur (lcr pour le rouge/jeuen facho pour le brun) vu par le sage précaire – alors que le gris bleu ca fait plus droite plan plan conquérante hein ? (ump bleu gris acier sarkosiste a l’assaut du laboratoire de recherche /modem tristoune mou), me trompe-je ? au fond je ne crois pas…c’était Robinson écoeuré par tant de conneries.

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  16. Non, moi j’avais un sujet de thèse tout à fait passionnant et grand public : « logique naturelle et naturalisme logique dans la « Protothètique » de Stanislaw Lesniewski », je pense que j’aurais pu faire un publication dans la revue du Centre de Recherches Sémiologiques de Neuchâtel, en Suisse, pas en Belgique.
    Sinon, j’observe une chose curieuse : quand je regarde le tableau de Guillaume, je me sens complétement intellectuel amateur, pas du tout professionnel. Je pense que malgré l’ambition louable de redorer le blason de la recherche universitaire, le tableau reste aux couleurs du dilettantisme intégral.

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  17. Tu ne peux pas dire cela, Ben, pas pour ce qui concerne la « pratique d’écriture », la « couleur », la « femme » et le « héros » ! Mais c’est justement parce que tu es un intellectuel généraliste que, lorsqu’il te vient l’idée d’une thèse, tu trouves un sujet qui n’intéresse peut-être, sur la panète aujourd’hui et dans l’avenir, qu’une dizaine de personnes, pour compter large. Tu imagines un truc ultra spécialiste, au lieu d’entrer dans cette idée de communauté, d’éthique du partage de connaissance, de modestie devant les comités de lecture, etc.
    @Dominique : les couleurs, oui, c’est bien un peu n’importe quoi, mais je n’avais pas pensé aux cinéastes.
    @Robinson et Vendredi : Eh bien, que de haine de soi… L’analyse des couleurs, je n’y avais pas pensé, vu que les couleurs ça m’est venu comme une envie de pisser, mais elle est fichtrement intéressante.

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  18. Continuer la recherche ? Franchement, j’ai adoré faire ma thèse – j’étais comme fait pour ça – , mais j’ai détesté le monde de la recherche. A la fin, je m’engueulais avec tout le monde, il y a vraiment trop de vanité qui circule là-dedans. Et puis j’ai déjà tendance à faire de la théorie tout le temps, mais là c’était devenu n’importe quoi, j’en faisais même en rêvant.

    Mon roman, justement, je viens de le terminer. S’il y a un volontaire pour une lecture sévère mais juste, pourquoi pas.

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  19. Hello Mart,
    Il y a qques mois de cela, (à l’époque où j’intervenais sur ce blog et son cousin chinois) j’avais demandé à Guillaume de bien vouloir te faire suivre mon adresse mail ou de me donner la tienne. Bon, manifestement c’est resté lettre morte mais au cas où mon avis t’intéresserait, je me porte volontaire à la lecture de ton roman.
    damien

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  20. Que diable vient faire la haine de soi ici nom d’un chien ! c’est de vous que je parle bon sang de bonsoir !!! mais vous ne comprenez donc rien, c’est à se flinguer bordel de tete a foutre !! merde c’est vrai…excusez ma vulgarité mais j’ai les nerfs a fleur de peaux en ce moment. Voyez, meme vos amis commentateurs adorés pensent que vous allez vous fourvoyez ainsi en rentrant dans le monde universitaire.Ils ne le disent pas masi… Ils changent la conversation en parlant de roman, de couleurs, de votre tableau grotesque etc etc… Vous pactisez avec le diable,vous entrez en enfer, vous vendez votre ame d’artiste a l’université, c’est proprement scandaleux… et c’est trop con vraiment…d’ailleurs nombreux lecteurs (mon chien, Vendredi et moi meme en l’occurence)on constate actuellement une sorte de perte de sagesse en ce moment sur le blog et cela nous déplait fortement, trés fortement… Je vous conjure de changer de cap illico presto et de transformer les premiers plans de votre thése en un roman qui ne sera pas peut etre du Bouvier mais un vrai écrit sur le voyage, ne faites pas parti de ces esclaves de la recherche , vous vallez bien mieux que çà.

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  21. ça, Guillaume et Damien, ça me fait vraiment très plaisir, deux personnes intelligentes qui ne me connaissent pas personnellement, ça fera deux lectures forcément très intéressantes.
    J’envoie par e-mail à Guillaume, qui fera suivre.

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  22. en plus , si le roman est bien je pourrai le commander pour mon cdi et en faire la pub autour de moi. Je ne suis pas trés intelligent mais j’ai des amis et collégues qui le sont eux, ils pourront vous faire une vraie critique constructive du livre.

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  23. coucou Mart, puis-je aussi demander une copie de ton roman(salutdelphine@gmail.com)? je sais pas si je suis sévère; juste, peut-être, je le crois mais je ne connais les critères. Seule chose que je peux t’assurer c’est mon envie de le lire. En attendant…

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  24. Bizarre, j’avais posté et ça a disparu.
    je disais donc : Merci bcp françois, delphine et paco pour vos propositions de lecture, c’est très flatteur, mais damien et guillaume représentent déjà 2 gros tests alors je vais attendre leurs réactions avant de faire lire plus. Je conserve vos propositions pour une éventuelle version II.

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  25. D’abord non, l’université n’est pas forcément poussiéreuse, et puis c’est un lieu où l’on peut justement réfléchir sur l’Etat. Non, sur ce point, je n’ai jamais eu l’impression que les universitaires était politiquement déterminés. D’autant moins qu’à Lyon 3 où j’ai passé mes premiers diplômes, des profs étaient célèbres pour être d’extrême-droite, révisionnistes, membres et dirigeants du FN… Comme correction politique, on fait mieux.

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