Des revues universitaires

C’est toute une affaire de publier dans cette revue canadienne. On fait relire votre article par des experts au moins trois fois, on vous dit de procéder à toute sorte de modifications, en général pour le bien de l’article.

L’intérêt, pour moi, de faire tous ces efforts pour cette revue, c’est qu’elle bénéficie d’un classement international remarquable. Pour les universités asiatiques et moyen-orientales, ce détail est d’une importance capitale.

Au final, l’article est amélioré mais pas meilleur que ce que vous publiez dans des revues moins regardantes et moins prestigieuses.

6 commentaires sur “Des revues universitaires

  1. Cela me rappelle mes quarante années de CNRS où la publication en revue était une obligation statutaire pour chaque membre d’une équipe.

    Les relecteurs ont fini par être indulgents, quand ça venait de moi, ça leur faisait un divertissement occasionnel.

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  2. « Au final, l’article est amélioré mais pas meilleur que ce que vous publiez dans des revues moins regardantes et moins prestigieuses. »
    Cher Guillaume, je conteste ce point de vue qui reviendrait à dire qu’une peinture exposée dans un musée n’est pas meilleure que si on l’expose dans un bistrot. C’est en partie vrai puisque la chose publiée ou exposée est ce qu’elle est, mais le cadre institutionnel ( l’éditeur, le musée, la galerie) qui valide et accueille participe, par son engagement , de la confiance que va placer le lecteur ou le regardeur dans son approche de l’oeuvre. Ton article pourrait être publié dans une revue moins « regardante », mais il n’est pas dit qu’il serait lu, analysé, considéré avec le même sérieux que dans celle-ci, qui semble avoir un réseau de diffusion important. Je lis donc ta remarque comme une manière de cracher dans la soupe alors que tu nages dedans. Je connais bien cette question, pour la pratiquer depuis longtemps, mais je ne crois pas que ce soit la bonne méthode. Une de mes formatrices disait « quand on veut faire partie d’un club, on en porte la cravate ».

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    1. Intéressant, merci Michel. Je ne vois pas encore en quoi ce que je dis là consiste à cracher dans la soupe mais je voudrais, en attendant d’y réfléchir, au moins revenir sur ton analogie avec la peinture. En l’occurrence, la différence n’est pas entre une toile exposée dans un musée ou exposée dans un bistrot. La différence est entre une toile qu’on voit au Louvre ou dans un petit musée des beaux-arts de province. Par exemple celui de Nîmes que j’ai visité hier, tout petit. une dizaine de salles tout au plus.
      Si un amateur d’art, ou un chercheur en art, prenait plus au sérieux celle du Louvre, il perdrait de ce fait une bonne part de ma considération.
      Selon moi un bon lecteur se distingue à sa capacité de percevoir la qualité d’un texte en passant outre la dimension institutionnelle ou paratextuelle.

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