Un début de ramadan poussif

Le premier jour du ramadan ne fut pas glorieux pour le sage précaire. Loin d’être une journée spirituelle, ce fut un long tunnel de déprime et de mauvaise humeur. Je n’ai pas réussi à me réveiller de toute la journée et c’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de catastrophe. Je n’ai cessé de renverser des choses, de faire tomber d’autres choses, de laisser des entreprises en état d’inachèvement.

Le soir, de retour à la maison après être allé chercher Hajer au travail, l’appartement était tout enfumé : j’avais oublié d’éteindre le feu sous la soupe tunisienne d’orge que j’avais préparée difficilement. Depuis, et jusqu’à ce matin, notre appartement et nos vêtements dégagent une odeur de brûlé qui a troublé notre sommeil.

Le jeûne sec provoque parfois de ces tourments sur le corps, et force l’individu à se recentrer sur des gestes simples.

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