Une ville balnéaire sans plage

Arrivés à Jeddah, Hajer et moi avons voulu nous baigner dans la mer rouge. Nous étions déjà dans le processus du pèlerinage, nous avions déjà demandé à Dieu d’accepter notre offrande et de nous compter parmi les humbles serviteurs qui s’apprêtent à se rendre digne de la tendresse universelle. Mais en quoi l’état de pèlerin serait-il contradictoire avec un bain de mer chaste et pur ?

Nul accès à la mer quand on se trouve à Jeddah. Un chauffeur de taxi me dit que c’est trop tard pour aujourd’hui, que les plages « sont fermées ». J’accuse mon niveau d’arabe, trop élémentaire pour me faire comprendre des sottises pareilles. Hajer confirme que j’ai bien compris : ils ont fermé la mer et la rouvriront demain matin.

À l’hôtel, le réceptionniste nous conseille une plage encore ouverte mais il faut se presser. Quand nous y sommes, l’accès y est encore interdit. Pour se baigner, il faudrait faire 50 kilomètres, hors de la ville.

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