Tandis que les attaques iraniennes s’intensifient sur l’Arabie saoudite, j’ai pu quitter le territoire et m’envoler vers Paris, où j’ai attendu une journée entière avant de prendre un avion pour Munich.
Dans une librairie de l’aéroport Charles-de-Gaulle, j’ai quelques emplettes roboratives, telles que le Terre des hommes illustré dont j’ai parlé dans le billet précédent, les derniers ouvrages de Julian Barnes, de Jérôme Ferrari et de Gaspard Koening.
À Munich j’ai découvert une pratique qui m’a estomaqué : comme les vélos sont trop nombreux dans les résidences, les concierges leur mettent des pastilles rouges et annoncent à tous les habitants que dans quelques mois, les vélos qui ont toujours une pastilles rouges seront enlevés et mis au rebut.
J’ai fait moi-même l’essai : les bicyclettes sont non seulement abandonnées mais elles sont même détachées, leur antivol ayant été retiré pour faciliter la tâche du Hausmeister. Les bécanes sont purement et simplement offertes à la population. Servez-vous avant qu’elles partent à la casse. Et personne ne les vole.
Je n’ai jamais vu ça nulle part au monde.
Aujourd’hui, président Trump annonce avoir commencé de très bonnes conversations avec le régime iranien et fait espérer que le conflit pourrait entrer dans une phase de désescalade.
Si notre espoir de paix est suspendu à la parole de ce président, c’est que nous sommes dans de bien beaux draps. A propos de draps, pour ma part, je me réjouis d’avoir trouvé refuge auprès de ma blonde. Ils peuvent bien nous confiner ou nous bloquer autant qu’ils le veulent, maintenant, je suis sauvé.