Nos ancêtres de Ftiss : ruines et saints

Mes beaux-parents vivent dans une campagne qui fut une terre extrêmement riche de culture dans l’antiquité. Les ruines en témoignent abondamment.

Une simple promenade à pied à travers champs ou en voiture entres les nids de poule vous met en présence de vestiges vertigineux, que ce soit des objets nomades, des bâtiments romains ou des tombes de saints islamiques.

L’ancêtre d’Hajer, le vieux Nahdi qui avait accumulé de nombreux hectares de terre au XIXe siècle, était un saint.

Comment la sainteté se manifestait-elle ?, ai-je demandé à mon épouse.

Les paysans venaient chez lui pour se faire soigner. Il « lisait un peu de coran sur eux », et probablement leur donnait-il deux ou trois choses à grignoter.

Toi aussi tu es une sainte, lui répondis-je. Quand je vais mal, tu apposes les mains sur moi et tu récites du coran en marmonnant. Le résultat ne se fait jamais attendre : je vais mieux et j’ai toujours guéri.

Laisser un commentaire