De la singularité de Belfast

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Les historiens du temps présent sont confrontés à deux positions, concernant Belfast.

Première position : c’est une ville exceptionnelle, à cause des conflits ethnico-religieux dont elle a été le théâtre. La ségrégation des quartiers et les murals politiques en sont des signes indiscutables.

Deuxième position : Sous ce caractère exceptionnel, la réalité de la ville est à la fois plus complexe et plus banale. Belfast est en fait traversée par d’autres conflits prenant en compte des facteurs tels que le sexe, l’âge, la race, et les inégalités sociales.

Pour Debbie Lisle (dans l’article que je cite dans le précédent billet), les murals ne sont qu’une manière pour les groupes extrémistes de recouvrir, et de « dépolitiser » les autres points de divergences, les autres problématiques urbaines (pauvres/riches, femmes/hommes, étrangers/autochtones, jeunes/vieux) que le conflit protestants/catholiques avaient éclipsés. D’après elle, Belfast serait confronté à des questions et des problèmes sociaux qui la rapprochent de Barcelone ou de Seattle.

D’un autre côté, si on enlève à Belfast son identité de ville fortement marquée par son antagonisme religieux, ne lui enlève-ton pas en même temps de sa singularité (« exceptionnalité ») et de son charme ?

La question n’est pas que rhétorique, ni seulement historique. Elle fait intervenir un grand acteur des relations internationales : le tourisme. Comment fera-t-on venir les touristes ? En effaçant les traces du conflit, ou en les mettant en scène ?

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55 commentaires sur “De la singularité de Belfast

  1. moi je suis une vraie touriste sur ce blog et même si je ne comprend pas tout, au moins je vois de belles photos, de beaux paysages, des gens interessants et culturés pleins de fougues et de verves…

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  2. Alors là je m’éclate! Je rentre d’une semaine de tourisme… non de voyage… Non, de tourisme (et merde) et je tombe sur tous ces com, ah ah ah! Le plus instructif, je crois, c’est la palme que je vais remettre à Mart.
    Le Grand Prix 2008 de l’homme le plus prétentieux de France revient à Mart, grâce à ces deux magnifiques réflexions:
    « En toute modestie, je pense qu’il y a peu de gens sur terre dont la pensée est aussi riche sur ce riche sujet. »
    « Et je savais que, si le monde était peuplé de Mart, il n’y aurait plus de guerres, les gens seraient doux les uns avec les autres, les conversations seraient rarement vulgaire, mais aussi : les sciences et le stechniques feraient des progrès spectaculaires dans certains domaines car, dans certains domaines je suis vraiment fort. »
    Le titre est remis en jeu pour 2009.
    Par contre, j’admets que Mart a aussi une très jolie… boutique de design scandinave. Quand je passerais à Angers, je viendrai vous remettre votre prix en personne, avec une couronne de fleurs.

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  3. Ce qui est terrifiant, Fred, c’est que la deuxième phrase date de mes 7 ans. Si suffisant si jeune, j’avoue que ça m’impressionne aussi.

    Merci pour le compliment sur la boutique.

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