Lectrices, laissez-vous connaître des voyageurs

Je recommande à tout le monde de s’inscrire à www.couchsurfing.com pour rencontrer des gens du monde entier, si toutefois c’est une perspective qui vous paraît séduisante.

Le but initial de ce site est de loger les voyageurs chez soi et de se faire loger lorsqu’on voyage. On établit donc un profil, gratuitement, on écrit des choses sur soi, on met des photos de soi et de ce que l’on veut. Bref on se présente avec les moyens qu’internet met à notre disposition, et dans le but d’inspirer confiance aux gens à qui on demandera l’hospitalité. C’est un peu comme Facebook mais avec un objectif, un but. Facebook, c’est le coup de génie de notre temps, c’est un site pour rien. Couchsurfing devrait avoir beaucoup plus succès, mais les concepteurs avaient encore trop de contenu dans la tête, trop d’idées, ils n’ont pas su donner à leur site cet aspect de vide sidéral qui séduit tant sur Facebook.

Moi, j’utilise Couchsurfing pour rencontrer des locaux et les inviter à manger. Quand je dis « locaux », je veux dire des femmes locales. J’aime discuter avec des hommes, bien sûr, mais quand on ne fait que passer, il est naturel de préférer rencontrer des personnes du beau sexe. Je l’avais déjà fait au Japon et cela m’avait donné entière satisfaction. Rebelote en Turquie mais les femmes sont très rares à s’inscrire sur ce site, et c’est là que je lance un appel à toutes les lectrices de ce blog.
Inscrivez-vous donc, et laissez les voyageurs avides de rencontres vous inviter à manger et à boire des cafés. Pour vous qui êtes plus ou moins célibataires, ou tout au moins ouvertes à des aventures sans lendemain, c’est l’occasion de rencontrer des gens que vous ne reverrez plus jamais. Pour vous autres qui ne voulez pas entendre parler d’érotisme, vous n’en entendrez pas parler car les « couchsurfers » sont tous des gentlemen qui viennent d’abord pour discuter et visiter votre ville. Sur Couchsurfing, nous sommes surveillés, il faut le dire, une mauvaise expérience et vous êtes radié(e).
Pour vous qui -les plus nombreuses, évidemment- êtes prêtes à vous laisser séduire mais qui prétendez le contraire, cette option comporte juste assez d’hypocrisie internationaliste pour vous cacher devant de grands principes à la moralité sans tache. Pour vous enfin qui rêvez du prince charmant, eh bien je ne sais que vous dire.

Une jeune femme turque, prénommée Hülya, a accepté de me rencontrer mais je l’ai prévenue trop tard et elle craint de n’avoir pas de temps cette fois. Nous avons échangé quelques emails et nous nous tenons au courant si elle peut se libérer.

A Tokyo, il y a deux ans, une des femmes rencontrées m’avait emmené dans un quartier ravissant que je n’aurais jamais découvert sans elle. Depuis, je ne pense jamais à Tokyo sans penser à elle. De même, je ne penserai jamais à Istanbul sans penser à Hülya, petite trentenaire aux cheveux raide et légèrement teintés d’ocre. C’est ainsi qu’elle est apparue devant mes yeux hier soir, dans la grande rue piétonne de Beyoglu. On ne s’était pas donné rendez-vous, mais elle faisait une course avec des amis d’amis et a reconnu mon visage. de son côté, elle s’avérait être beaucoup plus belle en vrai que sur son profil de Couchsurfing.  

C’était donc une incroyable coïncidence, de se rencontrer en pleine nuit, loin de mon auberge, dans un coin où je n’avais rien à faire. On est allés boire une bière dans une petite rue du quartier Beyoglu, où la jeunesse stambouliote se serre sur des terrasses meublées de petits tabourets et de tables minuscules. C’est extrêmement charmant, car malgré le monde, on crée une véritable intimité sur sa table, dos à dos avec les autres clients que l’on sent, mais qu’on n’entend pas. Les amis de Hülya étaient très sympas aussi, si bien que j’ai passé uné soirée inattendue qui m’a fait beaucoup de bien, grâce au hasard et aux sites internet à la mode.

Hülya, aux yeux très beaux et au regard très intelligent, m’a invité à la revoir quelques jours plus tard, pour un dîner sur la rive asiatique d’Istanbul. Elle voudrait que nous mangions des spécialités du sud de la Turquie ; et moi, naturellement, grosse midinette que je suis, je ne demande que cela, manger n’importe quelles spécialités en sa présence lumineuse.

Lectrices éventuelles de ce blog, laissez-vous rencontrer par les voyageurs de passage, ils vous regarderont avec émerveillement et vous trouveront beaucoup plus exotiques et fascinantes que les gens que vous côtoyez quotidiennement.

15 commentaires sur “Lectrices, laissez-vous connaître des voyageurs

  1. Ce sage précaire, quel charmeur! comme il sait les faire briller les étoiles dans les yeux de ses conquêtes. Je me demande s’il n’aurait pas créé la Voie lactée pour flatter les mouvements d’une chevelure? Le pont sur le bosphore n’est rien comparé à une bretelle de soutien-gorge glissant sur une épaule… Lectrices de ce blog, ne vous laissez pas tenter par n’importe quel touriste en mal de découverte qu’il pourrait faire ailleurs. Invitez le Sage Précaire. Nul autre ne saura vous faire découvrir l’incomparable de votre beauté. Et vous serez assurée de ne pas être taxée de casse-couilles lorsqu’il predra son sac. Souvenez-vous, belles Couchsurfeuses, le Sage Précaire ou rien! (et il reçoit comme nul autre).

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  2. Merci Michel, voila qui est tourné bien gentiment.
    Mais non, il ne faut pas détourner les femmes du monde entier des bienfaits de la mondialisation.
    ps. Si vous avez des questions quant à la manière de créer votre profil, posez vos ci-après (ou ci-dessous), nous tâcherons de vous répondre. Je dis cela parce que moi, au départ, je ne voyais ni que dire, ni que montrer, car j’imaginais qu’il fallait nécessairement se montrer comme fêtard, jeune branché, « outgoing » et anti-intellectuel, alors qu’on peut très bien rester honnête et faire un profil sympa : tout est affaire de formulation et de perspective.

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  3. Bien mignon, tout ça, comme la lettre à Bastien. Sans faire d’ombre à Guillaume, je précise que la Route des Sels (réseau des sels), est du même acabit et pratique le couchsurfing. Quant à ce qu’on fait dans les bras d’un(e) autre…. doux rêves…

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  4. Quel tombeur ce SP on ne le changera pas, il les lui faut toutes et le pire c’est qu’il les a ! TIENS , moi j’ai pratiqué le couch surfing sans m’en rendre compte : je veux dire, j’ai hébergé des japonais chez moi il y’a quelques années, aprés un chantier international ; j’aurais préféré ramener deux petites espagnoles mais bon…le fait est c’était sympa : ils m’ont vidé mon frigo , raconté des tas de conneries sur leurs pays vachement originales ( les mangas c’et bien, le mont fuji est trés joli, les sushis, les origamis c’est super ! -ils m’en ont meme offerts pleins !- ils ont téléphoné au japon pour rassurer leurs parents ce qui a afit criser ma mere qui paye le téléphone et j’ai du les ramener jusqu’a l’aéroport sans me faire rembourser l’essence, bref totale éclate ! non tréve de plaisanterie, c’est une expérience sympa a faire…quand c’ést toi qui tape l’incruste ! chose que j’aime faire en espagne ou l’on a pas attendu internet et les sites comme facebook ou couchsurfing pour que cela se passe plutot bien…mais justement avec internet moi ca me pose probléme car on ne sait pas toujours qui est derriére : nombre de jeunes filles ou de jeunes tot courtqu se sont fait enlevés par de redoutables pervers et autres détraqués piégés par sms ou annonce internet. en ce sens le cuchsurfing fait un peu peur, rien ne vaut le bon vieux contact humain plutot que le virtuel, mais comme le sp est un adepte de la relation virtuelle…je me demande si il comprendra..oui surement…

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  5. Oui, c’est vrai, il vaut mieux se méfier un peu. Il y a quelque temps j’ai rencontré à l’hôpital une infirmière qui m’a raconté qu’ayant passé un moment chez un autochtone, en Grèce, avec une autre infirmière touriste comme elle, elle a été droguée, s’est endormie, et a été dépouillée de tous ses bagages + les papiers. La naïveté et la gentillesse ne sont pas toujours bien récompensées…

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  6. selon une rumeur, Hostel III serait tourne en Turquie, et suivrait justement des adeptes du Couchsurfing. De belles aventurieres a la langue bien pendue inventeraient des touristes precaires a gouter des plaisirs exotiques sur la rive asiatique…

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  7. « inventeraient des touristes precaires a gouter des plaisirs  »

    com/com: oh la belle coquille: « inventer » pour « inviter »! dans la terminologie du service des objets trouvés, la personne qui trouve l’objet en est « l’inventeur ». Doux plaisir du touriste tous risque précaire mais take care, prêt à se faire « inventer », pour gouster aux plaisirs des autres rives (celle d’en face étant toujours, par définion, meilleure).

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  8. « taxée de casse-couilles lorsqu’il (pre)dra son sac. »

    com/com: errata/ il fallait lire « perdra ». Trébucher ainsi sur le verbe perdre entre le sac et les casse-noix, ce ne peut être que freudien! je dirais angoisse de castration, banalement névrotique, à moins qu’il ne s(agisse d’une plus subtile identification à la (pré)carité du Sage?

    J’aime ces tapsus, lapsus du doigt sur le clavier qui fourchent la langue et marquent des points de tangence (*) dans la ronditude du discours.

    (*) Point où deux lignes, deux surfaces se touchent sans se couper. (ouf! l’angoisse de castration n’est point dans le point tangenciel)

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  9. « touriste tous risque »:

    com/com: errata: tous risque(s). où l’on voit que le sage non précaire n’était prêt à prendre aucun risque, mis à part celui de l’orthographe. Mais c’est déjà risque-tout que d’aligner des mots.

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  10. Ne créez pas de peurs inutiles, chers amis. Couchsurfing ne risque rien, et les femmes qui auraient un peu peur peuvent lire un ensemble de règles de sécurité, ou simplement un ensemble de choses à apprécier pour accroître les chances d’honnêteté.
    De toutes façons, je ne parle pas d’accueillir des inconnus à dormir chez soi, je parle de se laisser payer un café, ou de se faire payer le restaurant. Simplement parce que voyager seul, parfois, c’est lourd et fatigant, et qu’une conversation avec une femme permet souvent de se sentir plus léger, plus joyeux. Essayez, vous verrez qu’il n’y a pas lieu de craindre quoi que ce soit.

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  11. Sacha Guitry disait que les hommes font la conversation aux femmes pour coucher avec elles, et qu’elles faisaient l’inverse.
    Guillaume serait-il un Sacha Guitry masqué ?

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  12. Aucunement, je n’ai couché avec aucune des femmes rencontrées grâce à ce site. Si j’ai donné l’impression inverse, j’en demande pardon aux éventuels lecteurs. Je crois qu’il faut séparer, au moins conceptuellement, l’idée de sexe et l’idée de rencontrer des inconnus du sexe opposé grâce à un site. C’est parce qu’il y a cette vague idée de « site de rencontre » que les femmes craignent un peu de s’y inscrire, et c’est dommage car il y a trop d’hommes.

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