La précarité de la traduction

Croyez-le croyez-le pas, tous les jours, ce blog est traduit en anglais par Google. Même les commentaires le sont, je vous prie de vérifier ici.

Je m’en suis rendu compte ce week-end, avec un mélange d’amusement et d’irritation : Google ne m’a rien demandé, rien offert, il a juste décidé de traduire. Pour une raison obscure car qui pourrait bien avoir envie de lire La précarité du sage dans le monde anglo-saxon ? Je les connais, les Anglo-Saxons, les traductions ne les intéressent pas. Et des traductions farfelues, de plus, j’aime autant le dire tout de suite.

« Prière précaire » y est traduit : Please précaire. C’est n’importe quoi! Non seulement « prière » pourrait être traduit avec plus de littéralité (et de correction) par prayer, mais en plus le mot anglais precarious existe, pourquoi le traducteur automatique a-t-il laissé le mot français ?

Car il s’agit d’une traduction automatique, naturellement. Google ne va pas payer un zombie pour traduire mes élucubrations et celles des commentateurs. Vous imaginez la tête du mec qui devrait se taper les commentaires de Michel Jeannès ? Nervous breakdown, direct au Vinatier, le gonze.

Enfin, je finirai par deux remarques. (Inutile de préciser que je finirai, d’ailleurs, car vous le voyez bien, le billet touchant à sa fin.) Deux remarques : (oui mais ça aussi vous le verrez bien, et ça n’apporte aucune substance.)

Je finirai donc par deux remarques : d’un côté il est éclairant de jeter un oeil sur la version anglaise de ce blog pour mesurer les progrès réalisés par la traduction automatique. C’est quand même impressionnant. Il y a bien sûr de nombreux ratés, mais en gros, c’est bien meilleur que ce que l’on pouvait faire avec Babel fish il y a quelques années, comme je l’ai montré dans un billet chinois, autrefois.

D’un autre côté, quid de la volonté des auteurs de ne pas être traduit ? Je ne parle pas seulement des gens comme Beckett qui ne voulaient pas être lus par leur mère, mais plus près de nous, Neige, la jeune Chinoise, qui écrit dans son dernier billet que son blog est un jardin privé, et qu’il ne pourrait pas en être ainsi si son petit copain pouvait lire le français. Si Google traduit le blog de Neige, il n’est pas impossible que cela l’affecte réellement.

Troisième remarque, qui n’était pas prévue mais que je rajoute in extremis : y a-t-il aussi des traductions automatiques en d’autres langues ? Ceci était une question, mais qui valait, pour son poids, une remarque.

52 commentaires sur “La précarité de la traduction

  1. “Prière précaire” y est traduit : Please précaire.
    (com du SP)

    com/post: il y a de la logique tout de même dans cette traduction: je vous prie/s’il vous-plaît / please/ Pliz et la poussière elle s’en va, donc précaire.

    Vous imaginez la tête du mec qui devrait se taper les commentaires de Michel Jeannès ? Nervous breakdown, direct au Vinatier, le gonze.
    (com du SP)

    com/post: I bègue your pardon?

    Michel Jeannès, le gonze ou le bonze ? 🙂 ))
    (com de Nénette le 20 avril 2009 à 10:07 )

    com/com: « le qualificatif de « gonze » employé par le SP s’applique à l’éventuel traducteur de mes non moins modestes commentaires (qui il est vrai, visent à clarifier le propos en notre langue et non à l’obscurcear en celle de shake-a-spear.).
    Le détournement est donc abusif. Objection votre honneur! La phrase pourrait-être « le traducteur de MJ …gonze ou bonze? » ce qui rend l’usage du smiley caduc (sauf pour le bonze qui, c’est un lieu commun, sourit tout le temps).

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  2. 第三点,这是不预见(计划),但我还在最后一刻:有机器也在其他语文翻译(方言)? 这是一个问题,但这是值得的重量,一句话。

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  3. La tercera observación, que no estuvo prevista sino que añado in extremis: ¿ hay también unas traducciones automáticas en otras lenguas? Esto era una cuestión, pero que valía, para su peso, una observación.

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  4. الملاحظة الثالثة, التي لم تكن متوقعة (المخطط) لكنها في اللحظة الأخيرة أضيف: هل هناك ترجمات بلغات أخرى أيضا آلة (ألسنة)? هذا سؤال, ولكنها كانت قيمته في الوزن, ملاحظة.

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  5. Terza osservazione che non era prevista ma che aggiungo in extremis: ci sono anche delle traduzioni automatiche in altre lingue? Questa era una domanda, ma che valeva, per il suo peso, un’osservazione.

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  6. Dritte Bemerkung, die nicht vorhergesehen(vorgesehen) war sondern die ich in extremis hinzufüge: geben es auch automatische Übersetzungen in andere Sprachen(Zungen)? Das handelte sich, aber das, für sein Gewicht, eine Bemerkung kostete.

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  7. 予知された(計画された)3番目の発言しかし私が間際になってどちらを加えますか:他の言語(言語)に同じく機械翻訳がありますか? これは質問でした、しかしそれはその体重、発言の価値を持った、ためでした。

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  8. Michel Jeannès, the gonze or the bonze?:-))) (com of Nénette April 20th, 2009 in 10:07)
    Com / com:  » the qualifier of  » gonze  » used(employed) by the POSTAL AREA applies to the possible translator of my most modest comments (which(who,whoever) he(it) is true, aim at cleaning(clarifying) the comment in our language(tongue) and not in the obscurcear in that to shake-a-spear.).etc…

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  9. J’avais pas mis un smiley, mais des signes de ponctuation, choisis par pur hasard. Mais ça fait rien, ça fait rien non plus que Friedrich ait des mots qui me font marrer, tu as appris chez Assimil, mon pote ? parce qu’aujourd’hui, ah, ah, allez voir sur mon blog.

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  10. Ah! os comentários também sâo traduzidos?
    Acho seu blog muito legal, bem temperado com critica. humor, ironia
    Um abraço.
    PS: vou correndo ver a tradução 🙂

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  11. effectively, si je repasse le dernier com de Michael Johnnes (francky the crazy translator) (com du 20 avril 2009 à 11:40 ) dans le traducteur indiqué par Francounet le farfadet (com du 20 avril 2009 à 11:42), j’obtiens ceci:

    Michel Jeannès, le gonze ou le bonze ? :-)))
    (com de Nénette le 20 avril 2009 dans 10:07)
    Com / com : « le qualificateur » de gonze « utilisé (employé) par le SECTEUR POSTAL s’applique au traducteur possible de mes commentaires les plus modestes (que (qui, quiconque) il (cela) est vrai, visez à y nettoyer (la clarification) du commentaire dans notre langue (la langue) et pas dans l’obscurcear à la secousse de lance.).etc …

    comme quoi ça valait la secousse de la lance! Il y a de l’érotisme jusque dans les tongues.

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  12. Damned y Puta Madre alors i have completely olvidado le portugais y tambien aussi l’hebreu ! peut etre une signification inconsciente …je vais y songer… Pour l’aneKdote c’est un site que mes eleves utilisent en permanence dans le cdi ou je travaille et je passe souvent beaucoup de temps a leur expliquer que pour le Bac ils devront s’en passer..pfff autant pisser dans un violon …si ca peut etre utile au SP alors…merci folle (conne) jeunesse…

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  13. Je conseille la lecture du billet chinois sur le blog Chines, indiqué par le SP supra. Le SP y aborde déjà les écarts de traduction, notamment au travers de l’expression « terrain vague » qui devient « terre de rejet » en passant par le traducteur Babelfish.
    Je rappelle que le premier « ghetto »- et l’utilisation du mot désignant la chose – a été créé à Venise en 1516. Il était situé sur un terrain proche d’une fonderie, où étaient jetés les déchets de celle-ci. D’où le nom de ghetto donné à ce quartier (du vieil italien «ghettare», jeter).
    Les traducteurs automatiques font parfois preuve d’une rare sensibilité!

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  14. Très juste, Michel, merci pour cette précision étymologique. C’est intéressant, d’ailleurs, dans les commentaires de ce billet dans « Chines », j’évoque une femme lyonnaise qui avait publié un de mes textes sur le terrain vague, une femme dont je me demande si elle n’habite pas loin de chez toi. Le monde est si ça se trouve, petit.

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  15. Pfff tellement à la pisse dans ce site pour les traductions a le violon honnetement, c’est une certaine merde!

    Pfff ainsi dans elle (cela) les pisses dans ce site pour les traductions ont le violon honnetement, c’est une certaine merde!

    Pfff ainsi dans elle (cela) eux la pisse dans ce site pour les traductions a le violon honnetement, c’est une certaine merde!

    Pfff ainsi dans elle (cela) ils elle (cela) les pisses dans ce site pour les traductions ont le violon honnetement, c’est une certaine merde!

    Pfff ainsi dans elle (cela) ils elle (cela) (cela) eux la pisse dans ce site pour les traductions a le violon honnetement, c’est une certaine merde!

    c’est vrai que c’est à mourir de rire ce truc de traduction!
    finalement, quand on retraduit un certain nombre de fois, ce qui reste, c’est qd mm ‘honnetement, c’est une certaine merde!’
    a bon entendeur

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  16. C’est cela qui est beau, en effet. Un processus automatique de transformation des mots qui finit par nous faire réfléchir, et même à nousfaire rêver.
    Il y a un tyoe de poésie à inventer là, qui pourrait être publié par Sollers dans la revue l’infini : après les « nouvelles écrites sous extasy », le lettrisme, le dadaïsme, la poésie aléatoire et la poésie sans poésie : la poésie babelfish.

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  17. François, s’il te plaît, maîtrise-toi et ne te relance pas dans des dialgues autistes entre pseudo. Ils sont ennuyeux et je tends à les effacer, plus tard, pour ne pas trop alourdir ce blog. ce commentaire lui-même, je te l’adresse directement, et je l’effacerai dans quelques jours. Mais je ne voudrais pas paser trop de temps à faire ce nettoyage (comme je l’ai fait avec les interminables échanges entre Robinson et Vendredi, Sabrina, etc.)
    Et une dernière fois, je te prie de ne pas croire que les commentateurs qui ne sont pas créés par toi sont des pseudo : je trouve irrespectueux que tu mettes le nom de Vanessa avec celui de ton pseudo.

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  18. J’en rajoute une couche : quand Martinus theologicus et Benicius del Toronis tentent de mener à bien une petite conversation sur la loi morale précaire, et qu’un flot de caca-pipi-prout-poils déferle dans les commentaires, c’est presque drôle un bref moment, puis plus du tout, puis ça devient quasi agressif. Ca veut dire : « taisez-vous ! », même si tu croies juste dire caca.

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  19. Et une dernière fois, je te prie de ne pas croire que les commentateurs qui ne sont pas créés par toi sont des pseudo : je trouve irrespectueux que tu mettes le nom de Vanessa avec celui de ton pseudo.
    (com de Guillaume | le 22 avril 2009 à 09:36)

    com/com: Personnellement, je trouve que ces dérapages vis à vis du pseudo interrogent le média et posent la question de l’auteur. Ils forcent aussi à regarder et les pseudos sont effets d’écriture et le lecteur attentif au passage de détails fait aisément la différence. En fin de comptes, la multiplication des pseudos par François revient à signifier sous la même signature les voix multiples qui sont convoquées.
    Il serait dommage d’enlever ces commentaires facétieux car ils fonctionnent certainement comme des enluminures.
    En ce qui concerne le jugement lié à « l’irrespectuosité » du mélange des auteurs et des pseudos, je le conteste aussi car nous sommes tous un peu ready-made, avec des identités plurielles et un self qui tend à se feuilleter. François témoigne là, sur un mode plein d’humour, de cette tendance du corps social et nous avertit de ses excès avec un art consommé du dérapage.
    Les jeux tautologiques menés à travers le logiciel de traduction m’apparaissent très pertinents, de la même manière que , dans un autre billet en relation avec la prière, les liens vers des videos comme La salsa du démon ou pas de Woogie Boogie avant de faire vos prières le soir. Utiliser les possibilités du support- donc les liens, les pseudos, etc- et en transcender l’écriture est une belle expérience esthétique contemporaine.

    Il serait tout aussi dommage d’effacer le com du SP rci-dessus rappelant François à l’ordre (ce qui est un comble en termes de précarité de la sagesse!) car il est aussi belle péripétie de la vie d’un blog.
    Je n’ai pas eu connaissance des aventures de Robinson et Vendredi mais suis déjà chagriné d’apprendre qu’elles ont fait naufrage.

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  20. Ce qui est irrespectueux, vis-à-vis de Vanessa, ce n’est pas qu’on la confonde avec des pseudos, mais qu’on lui colle l’image d’une Sabrina, qui -pseudo ou pas – n’est là que pour faire la chaude lectrice, etc. Moi je ne voudrais pas que Vanessa nous abandonne pour ces conneries.
    Le côté facétieux et « enluminé » des commentaires à pseudo, je suis d’accord mais il n’en faut pas trop sinon, ça bouffe l’espace. Je n’ai pas enlevé tout ceux qui mettaient en scène Robinson, mais ceux qui devenaient interminables.
    Que cela questionne le média, c’est bien vrai, et que cela questionne les limites de ma libéralité, ou de mon libéralisme, c’est tout aussi vrai. Je rappelle donc qu’un blog est un espace qui apprtient à une personne, qui est la seule personne libre puisqu’elle est l’hôte, et qu’elle peut effacer des com, voire, si nécessaire, « modérer » les commentaires, c’est-à-dire en prendre connaissance avant de les autoriser ou non à apparaître. Moi, je préfère laisser tout le monde faire ce qu’il veut, quitte à nettoyer après.
    Ceux à qui je pense en effaçant, ce sont les futurs lecteurs qui viennent au hasard : inutile de leur infliger des blagues d’habitués qui, par définition, n’intéressent qu’eux.

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  21. « ce qui est un comble en terme de précarité de la sagesse! » Michel (22 avril, 10:21)
    Ce serait un comble si j’étais tolérant au point de ne jamais être fatigué ni ennuyé, mais ma sagesse est précaire, donc ma patience a des limites, et ce blog est un peu un de mes salons de conversation : quand un invité vient et fait un peu suer, le sage précaire se lève, pose sa bière et gueule un coup.
    J’ai déjà fit plusieurs remarques à ce sujet. Déjà signifié que d’une part je ne répondrais plus à certains com insultants ou irrespectueux, et d’autre part que j’effacerais ce qui me semble constituer une pollution de mon blog.

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  22. « En termes d’analyse transactionnelle, on assiste à des grondements du”moi-parent” face à l’extension du “moi enfant”.  »

    Le SP pourrait peut-être vous faire un billet juste pour vous deux 2 ? Vous pourriez y laisser libre cours à votre fantaisie d’enfants et nous pourrions de notre côté continuer à papoter entre adultes austères ?

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  23. « Je rappelle donc qu’un blog est un espace qui apprtient à une personne, qui est la seule personne libre puisqu’elle est l’hôte,
    (com de Guillaume | le 22 avril 2009 à 11:32)

    com/com: le principe de propriété et d’appartenance serait avantageusement remplacé par « responsable d’édition ». Il me semble que lorsqu’on « tient » un blog, on est en effet assez proche du tenancier de café . Je cautionne la métaphore du SP qui pose sa bière. Ne pas oublier que ce sont les « zabitués » qui font l’âme d’un lieu. Effectivement, lorsque ça chahute, faut sévir, appeler la boulice, etc. Mais les chahuts et les bordées constituent aussi la vie du pub.
    Savoir que ce que l’on écrit peut-être « nettoyé après » n’incite pas à l’épanchement. Un peu « tenue correcte exigée », quoi! On était pourtant bien dans ce petit rade de quartier. Pourquoi ils ont voulu prendre soin des voyageurs pressés? Toujours la modération qui l’emporte sur les mots d’aération (etc, moi ce que j’en dis)

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  24. Tenancier de café, ou patronne de salon, oui il y a un peu de tout ça dans le fait de tenir un blog, à la différence que ce qui compte en premier lieu, c’est la façade, je veux dire ce qui apparaît avant d’aller voir dans les commentaires. Ces derniers sont un peu l’âme, tout à fait, ils sont aussi pour beaucoup dans l’image du blog et dans son intérêt. On a les commentaires qu’on mérite, et j’ai toujours eu lieu de me féliciter des miens.
    Qu’on voit mon blog comme un rade de quartier, je veux bien, et dans ce rade, il faut veiller à ce que ceux qui ont envie de tailler le bout de gras sur un mode dialectique puissent le faire. Je me souviens de bars de la Croix-rousse qui, à force d’être fermés sur leurs habitués, étaient devenus sinistres et inhospitaliers.
    Veiller donc à rendre le rade accueillant aux voyageurs de passage, qui ne sont pas nécessairement pressés.

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  25. SagePrécaire, je vais faire un peu de léchage de bottes en reprenant tes mots;on a les commentaires qu’on mérite.Je l’avais toujours penser sans jamais oser l’écrire .Ce monsier Jeannès il est bien une ou deux fois sauf qu’a la longue on se lasse et parfois il y a dérapage;et alors le voyageur qui se plaisait a sirotter son quart de rouge dans ce rade songera a diriger ses pénates ailleur.

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  26. François n’a pas l’air d’aimer la messe du dimanche, ni la messe de semaine non plus. Je trouve son commentaire excessif et à la limite de l’injure. Il a sans doute de bonnes raisons pour railler les croyants, il déteste peut être le spirituel qu’il considère comme de la tartufferie, je trouve qu’il s’emballe trop en parlant de ces sujets qui sont communs à tous et peuvent faire l’objet d’une conversation pas mondaine ou d’un débat pas politique. Et je trouve que François, si tu fais concrètement des choses que tu juges utiles et nécessaires, tu es dans le vrai. Zen

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  27. Sage Précaire ,pardonne-moi si j’ose pour une troisième fois de suite ainsi encombrer ton blog par mes propos pas toujours( im)pertinents ;mais-là je ne peux m’empêcher d’en rajouter une couche;j’ai cogité tout en étant en mode fonction dans le déroulement de mon chiffre; Chez-nous on dit… »Donnes a manger à un cochon et il viendra chier sur ton balcon »… ; crois-moi SagePrécaire, ce proverbe bien de chez-moi je l’emplois rârement; mais ce matin l’occasion était trop belle de la rabattre un peu à ce précieux François que nous aimons tous,parfois,pas toujours , pas ce jour-ci particulièrement.

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  28. « traduttore, traidore « , il y avait somme toute dans le sujet-même du billet (de la précarité de la traduction) les germes de l’incompréhension. La révéler à ce point tient de la performance. Que réserverait un hypothétique billet sur la précarité de la tradition?

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  29. et alors le voyageur qui se plaisait a sirotter son quart de rouge dans ce rade songera a diriger ses pénates ailleur.
    (com d’ Anonyme le 22 avril 2009 à 16:09 )

    com/com:les pénates étaient des dieux protecteurs du logis.

    http://givernews.com/?2007/11/11/569-regagner-ses-penates

    par définition, on ne peut que diriger ses savates vers ses pénates, voire à établir ses pénates ailleurs, ce qui suppose tout de même que l’on est peinard là où l’on boit son quart de rouge.

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  30. Hé ! Monsieur Jeannès ! dis-te-nous maintenant , selon vous que réserverait un hypothétique billet sur la précarité de la tradition, de la part de notre S.P. Vous qui êtes supposément drôlement encore plus fûté que notre pauvre Guillaume , en interférant sur le blog de ce pauvre Sage Précaire pour essayer de faire passer votre formule un peu cu-cu-la -praline qui ne passe pas dans votre propre blog , dis-te-nous qu’en est-il ! que réserverait un hypothétique billet sur la précaritgé de la tradition de notre bon Liam , on attends ce billet de votre part avec drôlement d’impatience.

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  31. Je reviens de voyage, et je vois que cela a ferraillé.
    François, la seule chose que je demande, sur un ton paternaliste su tu veux, c’est d’y aller mollo sur les dialogues autistes entre pseudo. La créativité que cela recèle, à mes yeux, est tellement limitée que cela ne me dérangerait pas de voir d’autre blogs en profiter. Pour le reste, tu es le bienvenu, même avec ces longs commentaires écrits sans relecture. Mais comme tu as déjà fait de nombreuses déclarations d’adieu, je me suis habitué à l’idée que tu cesseras un jour de commenter.

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  32. « Hé ! Monsieur Jeannès ! dis-te-nous maintenant , selon vous que réserverait un hypothétique billet sur la précarité de la tradition, »
    (com de Anonyme | le 23 avril 2009 à 01:37 )

    com/com: se couche trad aussi, le gars à no-name.
    1) mon pseudo sur ce blog est michel jeannès et non Monsieur Jeannès.
    2) j’ai proposé le titre « précarité de la tradition » comme altération de « précarité de la traduction ». Cette proposition peut rester virtuelle et ^être simplement entendue comme commentaire du débat qui a suffisamment de lignes de fuite, ne serait ce que la tradition de l’apéro-philo. Elle a toutefois le mérite de signifier et rendre hommage à la place du billetiste dont les propos « lancent » (ou pas, selon le talent) les entrelacs conversationnels.
    3) le « que réserverait selon vous » m’évoque ce mot (fameux ou attribué à)de Lacan: « si vous vous asseyez à la place de l’autre, il se met où lui? »
    4) Je considère le commentaire – a priori les miens – comme un engagement d’artiste et un travail d’écriture à part entière.
    La « formule « que Anonyme juge « cu-cu-la-praline » (et c’est un jugement qui peut être fondé ou non fondé, et Anonyme peut reflexionner pour mesurer le degré de cuculisation ou non cuculisation (*) de ses propres apostrophes) vise à trouver des points ou des lignes tangentes (du latin tangere, toucher) du billet. J’essaie pour cela de ne pas trop rentrer dans le contenu que d’autres ayant-à-dire travaillent à merveille.
    Le rapport post/coms et coms/coms m’apparaît comme le compost et tient du saprophyte , du champignon, de l’arbre qui cache les coups fourrés. Une relation organique, très intéressante à explorer, sur des rapports texte/contexte.
    Pour toutes ces raisons, je n’a(no)nime pas de blog moi-même. Ceci dit en guise de réponse à l’apostrophie en forme de  » T’en a un de blog toi d’abord? Allez fais voir si t’en as…. »( le blog étant substitut du Pinot des charentaises (pour en revenir aux pénates et aux plaisirs des rades d’art.)

    (*)- le mot est de W. Gombrowicz dans Ferdydurke, si mes souvenirs sont exacts (?) à moins que ce ne soit dans la pornographie (??).

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