Tullyquilly (1) Le cottage dans la prairie

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Quand on achète une maison, il est bon de se raconter des histoires pour remplir l’habitation de toute un mythologie intime. Mes amis en ont trouvé une qui est déjà pleine d’histoires, qui oscillent entre l’Histoire, le réel et l’imaginaire.

Vieille de 250 ans, l’ancienne ferme a été rachetée par un politicien irlandais qui, à la fin de sa carrière, a voulu en faire son petit paradis caché de tous. Il a retapé la maison, et s’est lancé dans un jardin universel, plein d’arbres, de plantes et de fleurs du monde entier.

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Autour de la maison, des passages, des hauteurs et des dénivelés, des eucalyptus, des roses oranges et des fleurs qu’on n’a jamais vues, de mémoire de voyageur.

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Le vieux politicien a même protégé la maison en faisant incruster un oeil en plâtre au-dessus de la fenêtre de la cuisine. Regardant vers le sud, l’oeil semble surveiller les nouveaux arrivants, et peut-être faire fuir les mauvais esprits.

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De petits espaces sont aménagés pour aller lire, ici le matin, là le soir ou l’après midi.

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Le vieil homme a passé douze ans de sa vie à mettre son petit parc au point, à assainir la maison. Pendant ces douze ans, il vivait dans une caravane à côté de la maison. Puis il est mort, sans avoir jamais pu vivre dans cette auguste ferme.

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Il a laissé à son pays, à une population tout à fait ignorante de cette existence, un jardin extraordinaire qui me donnait l’impression, à chaque pas, qu’une licorne pouvait surgir. C’était la nature, désordonnée mais à travers laquelle mes amis ont creusé des passages pour la promenade. Une nature telle qu’elle n’existe que dans Le Pays où l’on n’arrive jamais, où des arbres exotiques côtoient des plantes septentrionales, dans un vallonnement irlandais typique.

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S’il y a un lieu en Irlande où le sage précaire pourrait avoir le désir de se cacher pendant quelques semaines estivales, pour écrire, pour lire et faire du jardinage, ce lieu est tout trouvé.

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12 commentaires sur “Tullyquilly (1) Le cottage dans la prairie

  1. Lovely. Quel petit coin charmant. Les politiciens de belfast font de choses comme ca, a l’approche de la retraite ? C’est plutot bo signe pour le futur du pays, non?

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  2. Guillaume, j’aimerais bien que vous développiez la notion de cottage. Est-ce l’équivalent de chaumière ? I like this place very much and would live there, but in Lyon, we have a little garden, and birds. A lot of flowers, like in an english country garden. Heimat…

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  3. Merci Nénette. Mais oui, je crois bien qu’un cottage est une chaumière, rien de plus. Dans mon esprit un cottage se distingue d’une farm ou d’une house par son toit de chaume… Mais il faudrait vérifier.

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  4. Comme c’est joli ! Et qu’est ce que vous allez écrire dans cet havre de paix ? un roman mémoire ? une thése ? des poémes érotiques ? …c’est merveilleux, superbe même !

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  5. Ce n’est sans doute pas faux, Cochonfucius. En même temps, quel délice de se laisser distraire.
    Et puis se laisser distraire de quoi ? On pourrait dire qu’écrire un blog est une distraction par rapport à l’écriture de ma thèse. Mais ne peut-on pas dire aussi que l’écriture d’une thèse est – somehow – un divertissement, une fuite par rapport au travail réel que serait l’écriture d’un blog ?

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  6. Certes Inès, voilà qui est séduisant. Mais l’ennui avec les thèses, c’est que plus le sujet est sexy, plus l’entreprise est ardue. Au fond, une thèse facile à faire serait dotée d’un titre et d’une problématique assomants. Je n’en dirai pas davantage.

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  7. Je me suis trompé la derniére fois je voulai dire « cottage » et non bocage. Vous voulez dire que par exemple
    -les théses scientifiques  » dotée d’un titre et d’une problématique assomants » sont plus facile a ecrire que des théses science humaines ou de litterature par exemple ou le titre est souvent plus joli mais le ptrvail plus difficile car on travail sur du sensible, de l émotion qulque chose de vraiment aléatoire n’est ce pas ? mais qu’est ce que c’est un « sujet sexy » aprés tout ?? je ne sais pas moi même qui me cherche en vain

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