Premiers pas en Oman

Aéroport de Mascate, la capitale du pays. Il est deux heures du matin, je sors de l’avion un peu bouffi.

Un jeune homme au chapeau brodé et à la longue robe blanche m’attend, muni d’une pancarte en papier sur laquelle est écrit « University of Nizwa ». C’est un employé des ressources humaines de la fac. Il prend mon passeport et me dirige vers un guichet spécial, assez loin des autres voyageurs qui font la queue à la douane. Un fonctionnaire tamponne et remplit mon visa, qui arrivera à échéance le 19 août 2017.

Nous attendons le bagage de soute et prenons place dans la gigantesque voiture 4 roues motrices affrétée par l’université. Je ne suis jamais entré dans une voiture aussi grosse.

Pour m’offrir de l’eau et se payer un café, le jeune Omanais se gare à une boutique et klaxonne. Un jeune Indien, Bengali ou Pakistanais sort prendre la commande. La commande est passée dans sabir mêlé d’anglais d’arabe et d’une langue indienne.

Il m’explique qu’ici les Omanais ne travaillent pas dans les restaurants. En revanche, ils travaillent dans un certain nombre de services : les administrations, les corps régaliens, les taxis, les caisses de supermarchés. « Eux au moins ils travaillent, à la différence d’autres pays du Golfe ». Quand il va aux Emirats Arabes Unis, il est toujours surpris de voir les policiers venir d’Inde et ne même pas parler arabe.

Sur le trajet, il met de la musique. Une superbe musique de luth et de chant. C’est un chanteur saoudien de grand talent, dont les paroles sont très osées paraît-il, et dont les morceaux de bravoure au luth sont appréciés dans tout le monde arabe. J’entends trois voix dans cette chanson. La femme vient du Liban et le deuxième chanteur d’Iraq. Ils forment un trio de circonstance mais le principal chanteur, le compositeur, est bien le Saoudien. Je demande le nom de l’artiste, car je trouve la musique vraiment ravissante, mais je ne le note pas par écrit et je suis sûr de l’oublier. Ce sera l’occasion de lui redemander quand je croiserai mon chauffeur à l’université.

Il me vante l’Opéra royal de Mascate, ouvert en 2011. Un opéra magnifique avec une programmation de premier choix, tant pour les productions occidentales qu’arabes. Par contre, les hommes ne peuvent pas y entrer avec un chapeau comme le sien, brodé. Il convient de porter un chef constitué d’un foulard noué, plus formel.

Je sombre dans le sommeil et arrive à l’hôtel Safari à 4.00 du matin.

4 commentaires sur “Premiers pas en Oman

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