La persistance des symptômes du COVID 19

Il y a 27 jours que j’ai commencé à ressentir les symptômes du COVID 19, donc j’ai été contaminé il y plus d’un mois. Je voulais vous tenir informés car je reçois presque tous les jours des messages de gens bienveillants, connus ou inconnus, qui me demandent de confirmer que :

  1. Je suis vivant.
  2. Je suis guéri.
  3. Je ne suis plus déprimé.
  4. Je ne suis plus travaillé par le virus.
  5. Je n’ai pas pris de décisions catastrophiques dues à ma dépression.
  6. Ma femme va bien.
  7. Elle me supporte encore.
  8. Je lui ai offert un cadeau digne de son dévouement.
  9. Je dors bien, ni trop ni trop peu.
  10. Nous continuons de nous protéger de l’épidémie qui fait rage en Oman.

Réponse : oui, oui, si un peu, si, non, oui, j’espère, non pas encore, oui, oui.

La vérité est que je continue de ressentir quelques symptômes, comme une traînée de maladie. Un inconfort au niveau de la poitrine, un moral qui n’est pas au beau fixe, des difficultés à retrouver le niveau sportif qui était le mien auparavant.

Je cours moins car je suis essoufflé beaucoup plus tôt qu’il y a un mois. Je fais cent pompes quand j’en faisais allègrement cent cinquante. La chaleur de juin en Oman n’est pas étranger à cela sans doute.

Le sommeil est aussi un domaine affecté par le virus. Je dors plus tard qu’avant. Depuis la maladie, quand je me réveille il fait plein jour, il est 7.30 et j’ai l’impression de faire la grasse matinée. Je ressens des picotements, des fourmis dans les mains au réveil.

Pour ce qui est de la pharmacopée, je ne prends plus de paracetamol depuis le 16ème jour des symptômes, mais je continue de prendre de la vitamine C, de la vitamine D, du Zinc et du Ginseng. Un ami m’a trouvé de l’hydroxychloroquine, j’en ai pris pendant 8 jours et j’ai arrêté sur le conseil de mon épouse.

En revanche, je suis fier d’annoncer que je n’ai manqué à aucune de mes obligations professionnelles. Mes étudiants, mon administration et mes collaborateurs n’ont pas eu à souffrir le moins du monde de ma traversée du COVID 19. Des vacances universitaires étaient opportunément apparues les jours où je n’aurais pas pu travailler.

Pour résumer, je suis guéri mais le virus ne m’a pas lâché. À moins que mes symptômes persistants soient des effets psychosomatiques, auquel cas tant mieux, je peux me débrouiller avec mon âme récalcitrante.

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