Voter Macron au deuxième tour de la présidentielle, c’est une question de pari pascalien

Professions de foi des candidats Macron et Le Pen reçues dans ma boîte aux lettres, posées sur les documents que j’utilise en ce moment pour mon travail et mes loisirs.

Je n’ai pas peur de Marine Le Pen et je lis avec amusement les tribunes de ceux qui veulent encore faire croire que la France est au bord d’un grand danger si l’extrême-droite devait être au pouvoir.

Moi je voterai pour Emmanuel Macron en faisant le pari suivant : si Le Pen devient présidente et qu’en effet cela cause une catastrophe, je ne voudrais pas en porter la moindre responsabilité. Inversement, si c’est Macron qui passe, eh bien c’est la continuité et je veux bien en porter la responsabilité.

Par ailleurs, le monde voulu par Macron est socialement injuste, mais il est économiquement favorable aux sages précaires. Dans le monde dérégulé rêvé par Macron, les universités se débarrassent de leurs enseignants-chercheurs les moins motivés. Or, un sage précaire, qu’est-ce que c’est ? C’est un mercenaire qui, rentrant de promenade, parle aux universités le langage suivant : « Vous avez besoin de profs aux diplômes rutilants et aux recherches haut de gamme, me voilà. Nous pouvons négocier mon salaire dès maintenant et je suis opérationnel dès demain si vous doublez les émoluments que je perçois aujourd’hui. » Jusqu’à présent, cette technique de négociation n’a pas porté ses fruits, mais il n’est pas interdit de rêver.

Alors vous allez me dire : bon mais quel rapport avec le pari pascalien ?

Je ne saurais répondre à cette question.

8 commentaires sur “Voter Macron au deuxième tour de la présidentielle, c’est une question de pari pascalien

      1. s’égarer dans les choux ou s’échouer dans les gares… contrepèterie du jour qui m’amènerait à dire qu’en matière d’élections , il vaut mieux ne pas transformer sa voix en voie de garage.
        Et, en contrepoint de cet article, le titre d’un article de Médiapart qui devrait suffire à contreverser le Sage précaire dans son libéralisme forcené: « Marine Le Pen, une certaine idée illibérale du monde « 

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  1. Je sais que le sage précaire est prêt à rire de tout, avec la légerté sarcastique du singe, mais peut-il rire avec tout le monde ?
    Non, pas avec moi. Car je fais partie, mon bon Guillaume, des âmes qui pensent que ce serait une catastrophe de voire Madame Le Pen accéder aux plus hautes fonction de l’exécutif. Simplement parce que tout ce qui fait sens pour moi et qui compose ma vie sera profondément détruit par l’arrivée au pouvoir de cette famille politique.

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    1.  » avec la légerté  » J’en ai chopé une autre!!! Dans un commentaire! Allez hop, je la dénonce, fissa! On ne badine pas avec la légéreté! pas plus qu’avec la vie chère et le pouvoir d’achat des français! Au goulag! A Cayenne! A la trappe! On en a maté pour moins que ça! Zallez voir quand m’ame lpn sra zlue le poids de la légrté comme va virer à l’aigre.

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    2. Je suis prêt à rire de tout ? Je n’en suis pas certain. Moi aussi je ne voudrais pas de Le Pen, et j’ai dit que je voterais Macron, ce n’était pas pour rire. Je m’en voudrais d’avoir contribué à laisser croître l’ambiance raciste, chauvine et identitaire qui monte en France, et qui ne me fait pas rire du tout. En revanche, je m’amuse de ces grandes postures que je vois sur les réseaux sociaux, et qui parlent de fascisme, de danger pour la démocratie, de bête immonde… D’autant plus chez ceux qui – et ils en avaient le droit – tapaient sur la seule force progressiste qui avait une chance de passer au second tour.
      Et pour te répondre, ma chère Cécilia, j’ai du mal à imaginer que l’élection de qui que ce soit au mandat de président détruirait ce qui fait sens pour toi et qui compose ta vie. J’ai trop confiance en tes ressources et en ta vie.

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      1. Mais Guillaume, une élection présidentielle, c’est du sérieux, les résultats ont un poids énorme non pas seulement
        sur les personnes en tant qu’individus, mais sur les structures, et tout le pays. Quand je pense cela, ce n’est pas du tout au « peuple » que je pense, un mot qui est revenu dans la bouche publique depuis quelques années, mais au pays, aux gens, aux voisins, aux gens que nous aimons. C’est grave dans le sens sérieux, c’est du lourd, il ne faut pas faire n’importe quoi. Tu ris de beaucoup de choses, si tant est qu’un écrit laisse passe le rire, ce qui n’est pas certain. Je reviendrai sur un autre sujet.

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      2. Je ne sais que répondre. J’ai dit publiquement, sur ce blog, pour qui je votais, et ce pour les deux tours. J’ai donné les justifications de mes choix. Faire peur avec Marine Le Pen comme s’il y avait là un danger mortel, non, je ne vais pas troubler mon sommeil avec ça, mais j’ai milité sur ce blog contre Eric Zemmour et les idées d’extrême-droite. Je ne vois pas ce que je peux faire de plus.

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