Mes votes (3) : 2002, le vote écologiste et le séisme du 21 avril

À la fin du XXe siècle, je prends une décision importante juste après la victoire de la France à la coupe du monde de football : celle d’aller vivre dans un pays anglophone.

Après avoir travaillé au Musée d’art contemporain de Lyon et à la Biennale d’art contemporain, je fais un constat très simple : mon anglais est insuffisant, je ne comprends même pas les artistes américains qui nous expliquent leur travail en faisant des efforts pour parler lentement. Le déclic vient quand la géniale Ann Hamilton ne parvient pas à discuter avec moi, et que je suis dans l’incapacité de lui témoigner de mon admiration. Dans le monde qui s’annonce, je ne peux pas continuer ainsi.

Mon premier réflexe est de penser à Londres, puis je choisis Dublin quand mon ami Germain m’informe que sa fille a vécu une année dans la capitale irlandaise par amour pour la littérature de Beckett. Ce fut une révélation. Dublin me parut bien plus attractive que Londres, plus proche de Lyon dans le sens d’une capitale secondaire. C’est une ville à taille humaine, très littéraire en effet, plus pauvre aussi, dans le bon sens du terme : dans mon esprit, elle devait être moins dominée par la puissance économique. C’est également une ville profondément marquée par le catholicisme, ce qui m’intéresse pour des raisons obscures.

Je me lance dans toute entreprise avec l’idée que je risque d’échouer. Dans ce cas, je me dis qu’échouer sur les docks de Dublin a du charme.

J’y travaille d’abord dans la restauration, avant d’accepter des opportunités que l’enseignement m’offre : le lycée français d’Irlande cherche un professeur de philosophie et l’Alliance française un professeur d’histoire de l’art. Je suis recruté et je me régale. J’enseigne aussi la littérature dans un département de français à l’université, et le français pour architectes dans une école d’architecture de renom. C’est la belle vie.

Pendant ce temps, en France, Lionel Jospin termine son mandat de Premier ministre à la tête de la « gauche plurielle ».

À l’époque je pense que le bilan de la gauche plurielle est plutôt bon. Elle a réussi quelque chose que l’on croyait difficile : mener une politique sociale tout en conservant une crédibilité dans la gestion économique et budgétaire. Tout semblait réuni pour que Jospin accède naturellement à la présidence de la République.

Personne, ou presque, n’imaginait ce qui allait arriver. Au premier tour, je vote pour le candidat écologiste. Je ne vote pas ainsi pour sanctionner Jospin mais mon raisonnement est celui d’une coalition. Je considère que Jospin sera élu. La question n’est donc pas de savoir qui sera président, mais quels seront les rapports de force au sein de la future majorité.

À mes yeux, l’écologie est déjà devenue l’enjeu principal du XXIᵉ siècle. Je souhaite donc que les écologistes disposent du plus grand poids possible afin d’influencer les arbitrages du futur président.

Je vote écologiste pour forcer Jospin à mettre l’environnement au centre de ses préoccupations. C’était, me semblait-il, un calcul parfaitement raisonnable. Le 21 avril 2002 Le Pen est qualifié pour le second tour avec un score famélique. Tous mes petits calculs s’effondrent lamentablement.

Je me souviens moins de la colère que de la stupeur. Et, très vite, d’un sentiment de honte. Comment avions-nous pu en arriver là ?

Comme beaucoup d’autres électeurs, je me suis demandé si j’avais une part de responsabilité. Après tout, j’avais contribué à disperser les voix.

Avec les années, mon jugement est devenu plus nuancé. Oui, mon vote a participé à un résultat collectif. Mais non, ce ne sont pas les électeurs écologistes qui ont « fait perdre » Lionel Jospin. C’est d’abord Lionel Jospin qui a perdu lui-même. Sa campagne était catastrophique. Sans souffle, sans envie, sans capacité à mobiliser son propre électorat.

Dans une démocratie, on ne peut pas reprocher aux citoyens de voter conformément à leurs convictions. En revanche, on peut reprocher à un candidat de ne pas avoir su convaincre ceux dont il avait besoin.

Au second tour, je vote donc Jacques Chirac. Je ne me bouche pas le nez. Je ne vote pas pour son programme, mais je ne ressens pas non plus cette gêne dont beaucoup parlaient. À ce moment-là, la priorité est évidente : battre Jean-Marie Le Pen sur un gros score pour montrer au monde que la France est loin d’être raciste.

Cependant le 21 avril 2002 restera pour moi une date fondatrice et un traumatisme. Depuis ce jour-là, je ne vote plus selon mes convictions. Je suis devenu de droite à ce moment-là, c’est-à-dire socialiste.

Les belles campagnes électorales de 2024, # 2 : Bardella, icône raciste en Tintin gai

Le parti raciste français, conscient de sa forte popularité, a adopté une stratégie subtile pour les élections européennes de 2024. Jordan Bardella, avec une campagne exemplaire en termes de minimalisme discursif, se distingue clairement et mérite la deuxième place de notre classement.

L’objectif de Bardella était de ne parler de rien. Le RN étant déjà identifié comme le parti qui attaque les Noirs et les Arabes, il n’était pas nécessaire de le rappeler, au risque d’être contre-productif. À ce stade de popularité, les fascistes n’ont plus besoin de se faire connaître ; ils cherchent à endormir les consciences républicaines pour s’emparer du pouvoir. Dans ce contexte, la campagne de Bardella brille par son absence totale de contenu. Bardella ne dit rien, ne pense rien, ne connaît rien. Sa présence sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, se caractérise par des vidéos d’une vacuité extraordinaire, où il apparaît simplement comme un homme séduisant se livrant à des actions banales sans aucune profondeur politique.

Un autre aspect crypté de Bardella, rarement évoqué pour des raisons légales ou par crainte de conséquences négatives, est son homosexualité apparente. Cette dimension contribue à la fascination qu’il exerce sur les jeunes utilisateurs de TikTok. Tandis que les électeurs âgés de l’extrême droite votent par racisme, les jeunes, eux, sont attirés par ce mélange de caractéristiques féminines et masculines, et par le mystère qui entoure sa personne.

En somme, Bardella incarne un personnage politique sans contenu, similaire à ce que Michel Serres décrit à propos de Tintin dans la bande dessinée : un héros sans qualités ni défauts marqués, une page blanche au centre d’un univers de personnages aux personnalités fortes. Cette vacuité permet à l’histoire de progresser grâce aux interactions des autres personnages. Bardella, dans son rôle de « Tintin gay friendly », n’a jamais prononcé de propos choquants car il n’a jamais rien dit de substantiel. Roland Barthes aurait probablement trouvé en Bardella une illustration parfaite de son concept de « signifiant vide », enrichissant ainsi sa réflexion sur l’empire des signes.

Assez parlé de politique. Que retirer de ces élections ?

On a suffisamment parlé de politique. Les élections sont passées, la sagesse précaire a fait sa part, elle ne pouvait pas faire davantage. La gauche aussi a fait ce qu’elle a pu, elle a fait son devoir, elle peut être satisfaite du devoir accompli : elle a réussi à se réunir derrière un nom et un sigle, se trouver un programme minimum de gouvernement, s’accorder sur un chef, être très active dans les quartiers et les réseaux sociaux. Dans une France vieillissante qui penche de plus en plus vers l’extrême droite, où la jeunesse se fiche complètement de la politique, on peut dire que la gauche a été impressionnante et a connu une sorte de succès.

Pour preuve de ce que j’avance, regardez le parti de Marine Le Pen. Un parti composé d’incapables qui parlent au hasard, d’une directrice absente et autoritaire, de cadres qui foutent le camp régulièrement. Le pire et le plus drôle de cette galerie de racistes en goguette, ce sont ces gens du Rassemblement National qui trahissent leur patronne et partent rejoindre le sinistre Éric Zemmour au moment même où ils auraient pu obtenir une place au soleil, grassement payés à ne rien faire, s’ils avaient seulement fermé leur gueule fait preuve de patience. Ce parti n’a rien fait pour gagner et il a triomphé. Il a gagné d’une manière que j’ai toujours admirée : le non-agir taoïste. J’avais déjà exprimé cette idée à propos de François Hollande, en rappelant Tolstoï et son personnage historique Kutuzov.

Ces élections ont surtout permis de clarifier les positions des uns et des autres. Tous ceux qui rejettent la gauche, par exemple, sortent enfin du bois et se révèlent. Je ne vais citer que quelques noms : BHL, Caroline Fourest, Raphaël Einthoven, Michel Onfray, et bien des politiciens. Tous désignent l’Union Populaire comme « l’extrême gauche », alors que tout montre qu’il s’agit d’une gauche modérée. Chacun à sa manière cherche à discréditer la gauche, la salir, et c’est une bonne nouvelle pour la vérité.

Le meilleur exemple est le philosophe Michel Onfray qui passe maintenant plus de temps à défendre Marine Le Pen qu’à proposer des idées progressistes. J’avais annoncé qu’il était à deux doigts d’un désastre obscur, je crois qu’il a passé le Rubicon, en effet, et qu’un effondrement intérieur est imminent.

Une nouvelle page va devoir s’écrire à partir de maintenant, difficile à écrire pour la gauche. L’extrême droite, elle, va digérer ses bons scores électoraux et va se déchirer tranquillement, comme toujours. Ce sera le spectacle le plus voyeuriste que la politique française va nous offrir ses prochaines années.

Quant à la sagesse précaire, elle va se tourner dorénavant sur des sujets de rêverie plus éternels : les travaux de la matière, l’habitat, le logement et les gestes augustes du travail manuel.

Législatives 2022 deuxième tour. Appel à mes amis d’extrême-droite.

Mosaïque des années 1920 dans la Grande Mosquée de Paris.

Chers amis racistes, vous me connaissez. Vous savez combien j’aime la France, tout autant que vous. C’est depuis cet amour de la nation que je vous encourage à voter pour les candidats de l’union de la gauche, dite NUPES, dimanche prochain, même si vous ne vous sentez pas de gauche vous-mêmes. Moi non plus je ne suis pas de gauche mais il y a des moments dans la vie où on choisit d’élire nos adversaires. D’ailleurs, chers amis fachos, écoutez comment le parti au pouvoir qualifie l’union de la gauche NUPES : « conspirationniste », « antisémite », « nauséabond ». Exactement les mots employés pour vous désigner. Cela devrait vous rapprocher de cette gauche.

Mes amis nationalistes, vous pouvez voter comme moi car vous savez combien j’ai toujours oeuvré pour la protection et la diffusion de la culture française. Laissez-moi vous donner quelques exemples de mon engagement patriotique : de nombreuses personnes nous conseillent de publier en anglais car c’est la langue de la recherche internationale. Moi, je passe pour un étroit nationaliste car je tiens à publier fréquemment en français dans des revues françaises et francophones. Combien de fois ne m’a-t-on pas accusé d’être un franchouillard passé de mode, chauvin et rétif ? C’est que je refuse d’abdiquer. Je continue de croire que chaque langue devrait se développer dans la recherche aussi, pas seulement dans la sphère familiale. Comme vous, chers amis identitaires, je suis contre le grand remplacement qui voit la langue anglaise s’imposer, alors même que j’aime la langue anglaise et la pratique tous les jours.

Je vous écris pour vous demander de voter pour l’Union populaire dite NUPES dimanche prochain, au cas où vous auriez le choix entre la gauche et la droite. Si votre candidat de prédilection s’est fait éliminer au premier tour, le meilleur remplaçant serait un député du programme de gauche car il défendrait davantage l’éducation nationale et la culture française.

Pourtant ce vote n’est pas dans mon intérêt. D’un strict point de vue égoïste, je suis beaucoup plus proche d’un banquier comme Emmanuel Macron que de ces « anarchistes d’extrême-gauche » que décrit judicieusement la ministre Amélie de Montchalin pour désigner les candidats NUPES. Comme Macron, je suis libéral ; comme lui je suis international et profite à fond de la mondialisation ; comme lui je suis en faveur de l’esclavage la réduction du coût du travail et je trouve détestable mais avantageuse l’idée de faire travailler gratuitement les pauvres, les sans-dents, les allocataires du RSA. Comme Macron, je suis un beau garçon qui cherche à dissimuler sa calvitie. Comme lui, j’ai été amoureux de ma prof de théâtre. Non, ça c’est une connerie, je n’ai jamais eu de prof de théâtre.

Bref, je suis un peu comme Macron, toute chose égale par ailleurs. À titre personnel, donc, je suis plutôt pour l’application du programme de la droite, car cela me permettrait d’obtenir des ouvriers presque gratuitement pour la rénovation de mon appartement. La retraite à 65 ans ne me poserait aucun problème puisque j’ai travaillé beaucoup d’années à l’étranger et ne serai jamais capable de faire valoir assez de cotisations pour bénéficier d’une quelconque retraite. Du coup, plus l’âge de la retraite augmente, plus les autres vont souffrir, mais pas moi qui dois me débrouiller. Or si le malheur des uns fait le bonheur des autres, alors la souffrance des travailleurs français devrait en toute logique participer au bonheur des sages précaires qui n’ont presque aucun droit aux avantages du système social français.

En dépit de tout cela, je vous le dis, chers amis qui avez voté pour Le Pen ou Zemmour : je voterai NUPES car c’est le vote le plus proche de l’intérêt du pays. Malheureusement pour moi, qui sacrifie mon intérêt personnel, c’est le bulletin NUPES qu’il vous faut glisser dans l’urne dimanche 19 juin 2022.

Les vainqueurs des élections présidentielles 2022

Il résulte de cette campagne électorale trois vainqueurs et une recomposition du paysage politique.

La victoire d’Emmanuel Macron est un événement historique mais elle était prévue, prédite et pressentie. Il a dû faire des erreurs mais comme il a gagné, il a été le meilleur, que peut-on dire de plus ? Avec l’équipe de bras cassés qu’il se traîne, soutenu par un parti sans doctrine, sans talent et sans identité, il a réussi là où personne ne pouvait réussir. Personnalité peu aimable, impopulaire et peu admiré, son succès a quelque chose de désarmant. Bien sûr, quand on a derrière soi les plus grandes fortunes prédatrices d’un pays, cela aide, mais ce n’est pas suffisant car il faut aussi beaucoup de talent et une chance inouïe. On a envie de lui dire, comme au sélectionneur Didier Deschamps : « Tu ne fais pas des choses qui nous plaisent, tu développes un jeu ennuyeux, mais bon, quelque chose en toi fait que tu gagnes alors vas-y, prends les rênes et tâche de ne pas nous faire trop de mal. « 

Le bon résultat de Marine Le Pen prouve qu’elle a admirablement réussi son coup : à la fois capitaliser sur son nom, profiter pleinement du travail de son père, surfer sur sa notoriété dans l’électorat populaire, et adoucir son image. Sa stratégie de dédiabolisation a fonctionné comme sur des roulettes. Même les critiques lui ont profité, c’est très fort.

Même la concurrence incroyable que lui a imposé Éric Zemmour des mois durant, elle en a fait son miel en sachant se faire discrète et en faisant profil bas. C’est de l’art martial en quelque sorte, puisqu’elle a su utiliser à son profit la force de ses adversaires. Elle a eu raison de laisser Jordan Bardella et Louis Alliot courir les plateaux télé, car elle n’est pas très bonne face aux micros.

Surtout, Marine Le Pen a eu un flair épatant en jouant la carte « éleveuse de chats ». C’était cul-cul, mais beaucoup de Français sont cul-cul. Des millions d’électeurs ont le même amour virtuel des animaux. Un amour tamisé par le filtre des réseaux sociaux et de Walt Disney. Un amour des animaux sans animalité si l’on peut dire. Je songe à tous ceux qui adorent les chats en occultant le fait qu’ils constituent une vraie menace sur la biodiversité. Lors du débat avec le président sortant, Le Pen a sorti un argument qui est passé inaperçu dans les médias mais qui a eu du poids dans la France guimauve qui se veut l’amie des bêtes : à propos des vaches qu’on allait abattre pour les bouffer, elle a désapprouvé qu’on leur fasse prendre l’avion pour « réduire la souffrance animale ». Génial, politiquement. Macron a été muet sur ce point, il n’a même pas entendu car il surplombait, comme Jupiter. Mais ce que personne n’a relevé, des millions d’oreilles l’ont entendu et ont apprécié.

Enfin le troisième vainqueur de cette élection, c’est bien sûr Jean-Luc Mélenchon. On lui doit la renaissance d’une gauche plus intéressante que celle du Parti socialiste. Là aussi, quel score pour un homme détesté de toute part. Face à une telle hostilité et compte tenu d’un abstentionnisme prôné par des stars de gauche, recueillir un tel suffrage est la marque d’une stratégie intelligente et d’un travail de terrain impressionnant, piloté par des gens qui savent s’organiser. J’entends souvent dire que Mélenchon est un « bon orateur », et que c’est là sa principale qualité. C’est faux, s’il n’avait que son talent oratoire, il aurait obtenu le score d’un Jean Lassalle ou d’un Éric Zemmour.

Zemmour justement. Sa défaite est l’autre bonne nouvelle de ce scrutin. Si seulement on pouvait s’en être débarrassé, ce serait merveilleux. Mais je n’y crois pas, malheureusement.

L’avenir proche nous dira s’il faut compter Zemmour parmi les vainqueurs ou les vaincus de cette présidentielle, qui ne fut pas moins passionnante qu’une autre.

Voter Macron au deuxième tour de la présidentielle, c’est une question de pari pascalien

Professions de foi des candidats Macron et Le Pen reçues dans ma boîte aux lettres, posées sur les documents que j’utilise en ce moment pour mon travail et mes loisirs.

Je n’ai pas peur de Marine Le Pen et je lis avec amusement les tribunes de ceux qui veulent encore faire croire que la France est au bord d’un grand danger si l’extrême-droite devait être au pouvoir.

Moi je voterai pour Emmanuel Macron en faisant le pari suivant : si Le Pen devient présidente et qu’en effet cela cause une catastrophe, je ne voudrais pas en porter la moindre responsabilité. Inversement, si c’est Macron qui passe, eh bien c’est la continuité et je veux bien en porter la responsabilité.

Par ailleurs, le monde voulu par Macron est socialement injuste, mais il est économiquement favorable aux sages précaires. Dans le monde dérégulé rêvé par Macron, les universités se débarrassent de leurs enseignants-chercheurs les moins motivés. Or, un sage précaire, qu’est-ce que c’est ? C’est un mercenaire qui, rentrant de promenade, parle aux universités le langage suivant : « Vous avez besoin de profs aux diplômes rutilants et aux recherches haut de gamme, me voilà. Nous pouvons négocier mon salaire dès maintenant et je suis opérationnel dès demain si vous doublez les émoluments que je perçois aujourd’hui. » Jusqu’à présent, cette technique de négociation n’a pas porté ses fruits, mais il n’est pas interdit de rêver.

Alors vous allez me dire : bon mais quel rapport avec le pari pascalien ?

Je ne saurais répondre à cette question.