Les journalistes allemands rapportent que de plus en plus d’experts venus d’ailleurs font leurs bagages et retournent d’où ils viennent. Que ce soit des scientifiques allemands voulant renouer avec leurs racines ou des chauffeurs de taxi mexicains, ils se heurtent à des conditions de vie et de travail inacceptables en comparaison de ce qu’ils ont connu ailleurs.
Les journaux s’inquiètent de cet état de fait car l’économie allemande, même en récession, a un besoin vital de main d’oeuvre étrangère, à tous les niveaux de la vie active. Des ingénieurs jusqu’aux aides soignantes, le pays vit sous perfusion de l’immigration.
On pourrait croire que ce serait plus facile pour les Allemands qui, comme le sage précaire, se sont expatriés et voudraient revenir dans la mère-patrie. Hélas, c’est tout aussi dur pour eux et ils préfèrent renoncer. Der Spiegel, le célèbre hebdomadaire d’actualité, rappelle que depuis vingt ans, il y a chaque année plus d’Allemands qui partent que d’Allemands qui reviennent.
Pourtant, autant que je puisse en juger, la qualité de vie en Bavière est excellente. On mange bien, les villes sont riches de biens culturels et artistiques qui remplissent avantageusement les journées, on y circule à vélo, les transports publics sont efficaces…
La Précarité du sage va encore devoir mouiller la chemise pour découvrir le fin mot de l’histoire.
