Un mois de mai pour la rénovation et la recherche

Photo de Iva Muu0161kiu0107 sur Pexels.com

Ce mois de mai va passer entièrement sans que j’écrive le moindre billet original sur les jours que nous vivons. C’est que je suis extrêmement pris et n’ai ni le temps de me poser pour écrire, ni la disponibilité mentale pour le faire.

Je mets toute mon énergie dans deux projets qui doivent être terminés fin mai : la rénovation de mon appartement et la rédaction d’un article de recherche. L’un prend tout mon corps, l’autre tout mon esprit.

Écrire un billet de blog, je sais que ça n’a pas l’air difficile. Beaucoup de gens pensent que ça se fait sans effort, sans mise en forme, sans réflexion véritable. Il ne faut pas croire, mes billets m’ont toujours demandé beaucoup d’investissement mental, intellectuel et affectif. Ces temps-ci, j’étais à sec pour le blog, je n’ai même pas vu passer le joli mois de mai.

Rendez-vous compte, je n’ai même pas eu le temps de profiter des grosses chaleurs pour me baigner dans mes rivières et mes piscines naturelles.

Photo de Eric Smart sur Pexels.com

Saisi par l’urgence, mon corps me réveille fréquemment à trois heures du matin, ce qui permet à mon esprit de travailler l’article de cinq à sept. Puis la journée se passe à l’appartement qui demande des efforts physiques épuisants. Le soir, nous mangeons légèrement et tombons de fatigue.

Que cela ne soit pas trompeur. Ce que je décris ici me procure une profonde joie. Toute cette fatigue, tous ces efforts, donnent beaucoup de sens à notre vie. Nous voyons, sous nos mains, naître un lieu de vie qui nous ressemble. Parallèlement à cela, j’assiste à l’éclosion sous mes doigts de ce qui deviendra le deuxième volume de Traits chinois/Lignes francophones que je dirige avec mon amie Rosalind Silvester. Je suis déjà très en retard et elle fait preuve d’une patience d’ange.

Photo de RODNAE Productions sur Pexels.com

Aujourd’hui, c’est un grand jour car Hajer et moi serons à même de dormir enfin notre première nuit dans notre chez-nous. L’article lui aussi touche à sa fin. Ce matin, je vais pouvoir l’envoyer à Belfast pour que Ros. le relise. Toute une pression se relâche un peu, ce qui m’autorise à écrire ce petit billet.