Positions du corps (3) L’Agenouillement de la Prière précaire

Je suis allé à la messe de dimanche en pensant que pendant la période de Pâques, il y aurait peut-être des choses excitantes à voir.

Il y avait en effet un membre cadre de l’église plus important que d’habitude, qui portait une mitre et un bâton très impressionnant. En allant à la cathédrale, j’entendais les cloches sonner de manière désordonnée. Ce doit être un morceau de musique, pensais-je.

paques-a-belfast-006.1239707166.JPG  paques-a-belfast-005.1239707049.JPG

Plus tard, une amie me demandait si j’avais prié. « Je ne sais pas prier », lui dis-je. Quand les autres prient, moi je fais semblant de me concentrer et je pense à toutes sortes de choses. « C’est ça, prier », me dit-elle. Je l’aurais embrassée. Les catholiques sont parfois dotés de cet esprit inclusif et baroque qui leur fait respecter les apparences autant que l’inapparent.

C’est une vraie question : comment prier ? Le sage précaire peut-il ne pas prier ? Précaire, cela vient de precare, prier en latin, selon certaines étymologies. Pour d’autres, cela vient de Prae: avant et de careo, es, ere : manquer de. Pour mettre tout le monde d’accord, posons que ce qui est précaire, c’est ce qui est obtenu « par la prière », d’où son aspect non assuré, imprévisible, à la remorque, à la dérive. La sagesse précaire est une sagesse suspendue au bon vouloir des autres, des circonstances, des remous de la vie. La différence entre un sage précaire et un chef religieux, ou un gourou, c’est qu’il ne peut rien promettre. C’est un peu désespérant, comme sagesse : on est là, et puis… ce qu’on a, on n’est pas certain de le garder… Ce qu’on n’a pas, on trouve normal de ne pas l’avoir… Non la sagesse précaire, il faut prévenir vos enfants, c’est vraiment en dernier recours.

Pour raccorder la prière à la question des positions du corps dont j’ai parlé dans des billets précédents, l’agenouillement est une torture pour moi. Rien n’est moins naturel que de faire reposer le poids de mon corps sur mes genoux. Je ne sais pas si les catholiques en ont contracté une réelle habitude, mais pour moi ce sont des moments intéressants car légèrement douloureux et propices à des prises de conscience : mon corps se retrouve déséquilibré, désarticulé, je me sens devenir marionnette sans colonne vertébrale, sans « assise » véritable. Après l’éloge des assis, il est temps de chanter les agenouillés.

Agenouillé, je ne peux plus, pour le coup, penser ni aux pauvres ni aux diacres, ni à personne ni à rien. C’est la prière précaire. La prière de ceux qui essaient seulement de garder l’équilibre en attendant que cela cesse. 

paques-a-belfast-002.1239708662.JPGL’orgue de St Peter Cathedral, Belfast.

149 commentaires sur “Positions du corps (3) L’Agenouillement de la Prière précaire

  1. « on se croirait dans un film d’Eric Rohmer »

    Ca vous paraît peut-être abstrait et inutilement intellectuel, pourtant il n’y a rien de plus essentiel que ces questions-là.
    Si vous faites l’effort de pénétrer le discours, vous verrez qu’il ne parle que de choses qui vous touchent intimement et pour lesquels vous éprouvez vous aussi une véritable passion.
    Parfois, pour avancer dans la compréhension des choses, on ne peut pas faire l’économie d’une conceptualisation.

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  2. Ah, ça non, des explications comme celles-ci, il n’y en a pas dans les films de Rohmer. Reprends-toi Mart, redeviens rohmerien (ce n’était pas une moquerie, j’adore ses films), et épargne-nous ces mises au point de goût douteux.

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  3. il portait une mitre et un bâton spécial très impressionnant
    (post du sp)

    com/post: il faut mettre un terme aux mitres.
    Le « bâton spécial très impressionnant » (rien de freudien, jusque là ça va) doit se nommer une crosse (de l’art de chercher des…)
    nb: à explorer le rapport crosse/croix/cruz…

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  4. Mais les gens simples ne se posent pas ce genre de question, ils croient et basta.
    Chez les gens intelligents, en revanche, (…)
    (com de Mart | le 16 avril 2009 à 10:21)

    com/com: la dichotomie « gens simple/gens intelligents » laisse perplexe!!!
    La simplicité est souvent intelligence du sensible. L’enfumoir cultivé n’est pas signe d’intelligence.
    Bref, cette phrase ne m’apparaît ni signe de simplicité ni d’intelligence.Définir plus précisément le terme…(à mettre aux mitres)

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  5. Je n’ai jamais vraiment vu de film de Rohmer, à part une adaptation d’une pièce de Kleist, mais ça ne m’avait pas emballé, et pourtant, Dieu sait si je suis un grand fan de Heinrich von Kleist. Rohmer, pour moi, c’est essentiellement ennuyeux, un peu maniéré, un peu fade. J’ai pas tellement envie de ressembler à un personnage de Rohmer. Je préfèrerais ressembler à un personnage de Scorcese ou de Kleist.

    Pour l’instant, le point est accordé, semble-t-il. Avant qu’un désir ne puisse « s’incarner », il faut bien qu’il y ait une sorrte de choix, à un moment donné, entre deux fantasmes purement intellectuels, si on veut, ou entre un fantasme et une idée. Et ce choix n’est guidé par aucune lumière, aucun « sentiment intérieur » ne peut avoir la prescience de ce que deviendra l’aventure – d’autant plus que ce ne sera plus le même désir qui la conduira, puisque s’il faut te croire, le désir premier meurt en s’incarnant : ce n’est donc pas en lui-même qu’il pourrait porter une sorte de force spécifique qui permettrait de distinguer ce qu’il deviendra : il ne deviendra rien, il va mourrir. Il n’y a donc pas de « coup de foudre » ou de truc comme ça. (d’ailleurs, c’est triste, moi j’aime bien la notion de « coup de foudre », qu’on me foudroie tous les jours) Bref, c’est pas au moment du choix qu’on a la connaissance du développement ultérieur du désir, l’expérience est un peigne pour les chauves, comme dit ma femme.

    Dès lors, soit j’applique une loi morale, intérieure ou extérieure, dans mon choix, qui fait rentrer le désir en question dans une catégorie générale, cette loi peut être de toujours réaliser mes désirs ou de ne les réaliser que dans certaines conditions, mais je ne sais pas si j’évite ainsi le pharisianisme, puisque je fais de l’observance de la loi le guide réel de mon choix, le désir n’est plus que l’objet d’un jugement, .

    Soit je fais confiance, aveuglément, à la force du désir, ce fantasme purement intellectuel, dans son état le plus incertain et aléatoire, pour voir où il m’emmène, mais il n’y a là-dedans rien de moral au sens d’un choix éclairé par la connaissance du bien et du mal. L’intensité du désir n’est en effet pas un indicateur de sa qualité morale.

    Cette dernière attitude nous paraît, à tous autant qu’on est, la bonne. Et pourtant, d’une part nous vivons tous comme des Pharisiens, faisant de l’observance de la loi notre seul guide, mais pour de mauvaises raisons, par conformisme et par habitude, parce que c’est le plus facile ; d’autre part, est-il vraiment positif de suivre le fantasme à raison de sa force, c’est ça que je me demande, ce n’est pas si sûr. Dans les deux cas, on est en pleine précarité.

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  6. « Avant qu’un désir ne puisse “s’incarner”, il faut bien qu’il y ait une sorrte de choix, à un moment donné, entre deux fantasmes purement intellectuels, si on veut, ou entre un fantasme et une idée. Et ce choix n’est guidé par aucune lumière, aucun “sentiment intérieur” ne peut avoir la prescience de ce que deviendra l’aventure »

    Sauf que tu places le choix au mauvais endroit : avant le désir.
    Prenons l’exemple d’une potentielle aventure extra conjugale.
    Tu es marié, tu aimes ta femme, et une Africaine insolente t’allume. Tu n’as rien choisi, tu es une « victime » du désir, si on peut dire. On ne va quand même pas s’arracher les yeux.
    A partir de là, deux stratégies : la pharisienne, qui rejette l’Africaine au prix d’une frustration peut-être pas si petite, et l’autre qui consiste à ne pas combattre frontalement son désir. Plaçons-nous dans ce 2° cas de figure.
    Cette Africaine, tu ne la connais pas. Elle est une image, complétée d’une idée. Ca suffit pour allimenter un fantasme et conduire une aventure jusqu’à son terme.
    Mais tu tiens à ton couple et cherches un évitement non frustrant.
    C’est là qu’intervient l’épreuve de l’incarnation, qui consiste à faire un effort de connaissance. Cette image doublée d’une idée, qui est un stéréotype, tu fais l’effort de la remplacer graduellement par la connaissance de la personne.
    Le stéréotype est excitant : une belle Africaine au corps souple comme une liane prête à t’emmener sur les rivages de l’enfer, ou je ne sais quelle connerie.
    La réalité l’est moins : une pauvre fille sans le sou qui a trouvé un blanc naïf avec qui elle pourrait peut-êre coucher sans éprouver trop de dégoût pour obtenir une aide financière.
    Bizarrement, ton désir extra conjugal en a pris un coup.

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  7. « com/com: la dichotomie “gens simple/gens intelligents” laisse perplexe!!! »

    ça, ça s’appelle de la démagogie.
    Jésus doit être le premier à vous laisser perplexe, m…. j…, lui qui dit laissez venir à moi les simples et les petits enfants.

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  8. « Ah, ça non, des explications comme celles-ci, il n’y en a pas dans les films de Rohmer. Reprends-toi Mart, redeviens rohmerien (ce n’était pas une moquerie, j’adore ses films), et épargne-nous ces mises au point de goût douteux.  »

    Pas plus que Ben, je n’ai envie de ressembler à une personnage de Rohmer. Je préférerais pour ma part Indiana Jones.

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  9. Pardon encore une fois…j’ignorais que vous etiez aussi croyants ou du moins si impliques dans un processus de croyance religieuse, catholique de plus est.Aux vues des posts qui suivent j’ai du froisser veritablement et malencontreusement vos convictions j’en suis sincerement desoles .Pardon pour la sus nommee  »Vanessa » reele donc, moi qui croyait que c’etait une pure invention virtuel du sus nomme  »Mart »…Je reitere mes excuses et essaierai de ne plus faire trop de kommeries auparavants.Sur ce, bon dimanche et paix a vos ames.

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  10. « ça, ça s’appelle de la démagogie.
    Jésus doit être le premier à vous laisser perplexe, m…. j…, lui qui dit laissez venir à moi les simples et les petits enfants. »
    (com de com: mart | le 26 avril 2009 à 10:30 )

    com/com: Je ne pense pas faire de la démagogie, Mart….., en disant que je ne prend pas comme signe d’intelligence cette division du monde. Pour être plus clair, j’ai trouvé que l’auteur de ce com pétait plus haut que son cul en se classant a priori parmi les « intelligents » , et ce pour avoir acquis les signes distinctifs de la culture dominante.
    Quand aux simples, débiles et petits enfants invités par JC à venir à lui, il me semble que dans le docte contexte de son époque – assez similaire finalement à celui de ces commentaires toilés – il y avait quelque chose de très subversif à inviter l’enfance au milieu du discours constitué.

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  11. Pardon encore une fois…j’ignorais que vous etiez aussi croyants ou du moins si impliques dans un processus de croyance religieuse, catholique de plus est.Aux vues des posts qui suivent j’ai du froisser veritablement et malencontreusement vos convictions j’en suis sincerement desoles
    « com de Francois | le 26 avril 2009 à 13:40 )

    com/com: Je trouve qu’il n’y a pas lieu de s’excuser. François m’a évoqué le petit moine qui mangeait du saucisson le jour de Pâques à la porte de l’église pour provoquer et « prendre sur lui » l’enfreinte. ( cf. monogrammme). De plus, le SP l’a littéralement cloué au pilori en place publique alors qu’un courriel en apparté aurait réglé le qui-peut-faire-problème en douceur. C’est aussi ce qui se fait dans certains cafés bien tenus. Cette situation a permis à chaque écrivant de se positionner, soit de renforcer sa foi en l’ordre du blogue, soit de crier haro sur le beau dais. Même Vanessa en a profité pour affirmer sa réalité au monde par de magnifiques et musicaux « obendidon ». Un peu de chahut certes, mais qui a tout de même vivifié le débat et écrémé les bons sentiments.
    Je suggère donc que chacun mette un genou à terre, batte sa croupe et demande à François un sincère pardon dans la pure tradition chrétienne de bon ordonnancement de la précharité. Tiens, je vais commencer: pardon François d’avoir pris la défense de votre mode d’intervention, ce qui a amplifié le tohu-bohu dans tout le bahut.

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  12. Michel, avec les tombereaux d’insultes que je me prends en pleine poire dans certains commentaires, avec ou sans pseudo, depuis des années, il ferait beau voir que je demande pardon à qui que ce soit. Chez moi, on observe cette règle : chacun dit ce qu’il veut sauf quand ça me soûle.
    Si ma façon d’officier gène, je n’en puis mais, mes bons amis.

    Mais je vois que la centaine de commentaires a été allègrement dépassée. Ce billet est à marquer d’une pierre blanche. Il y a eu de nombreuses choses dites, une conversation poussée sur les questions du désir et de la loi ; des jeux de mots ; et même des commentaires que j’ai effacés.

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  13. « Pour être plus clair, j’ai trouvé que l’auteur de ce com pétait plus haut que son cul en se classant a priori parmi les “intelligents” , et ce pour avoir acquis les signes distinctifs de la culture dominante. »

    Michounet, que voulez-vous que je vous dise ? il se trouve que je suis plus intelligent que la moyenne, je l’ai toujours été, même enfant. Dois-je m’en excuser ? dois-je faire semblant de ne pas le savoir ? c’est idiot. Et vous savez, être plus intelligent que la moyenne n’est pas un titre très honorifique, c’est une banalité qui touche 49,99% de la population. Il n’y a rien de plus con que l’intelligent qui affecte de ne pas l’être pour faire la belle âme égalitaire.

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  14.  »et même des commentaires que j’ai effacés. »…et vous avez bien fait…mon dernier n’etait pas bon…du tout . C’est vrai. Ce com etait monstrueux et insultant quand j’y pense pour tous les croyants lecteurs de ce blog -limite intolerant et ca c’est le plus grave a mes yeux… car c’est vrai la salsa du demon par exemple c’etait plus pour raviver le debat que pour faire insulte a la croyance d’autrui -.J’en ai eu honte tout le WE.Je ne merite aucun pardon. En plus j’ai mal a la tete.A une prochaine sans doute…je vais me calmer et reviendrai quand j’aurais moins la migraine car c’etait du lourd ce billet question echange philosophique sur la foi.

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  15. Pour preuve de ma`bonne foi et comme je sais que le SP a garde le sens de l’humour et sait prendre de la distance par rapport a des questions de hautes spiritualites comme n’en temoigne pas ce billet, et en gage de pardon ce modeste cadeau d’une video du cher Poelvoorde avec cette superbe chanson  » je vous demande Pardon ». Aucune ironie de ma part. Pardon Monsieur Sage Precaire. Rions un peu koi (Proverbe de mon Ku) .
    Dans ce sketch un mec de la tele(assez connu ou qui tend a l’etre…)se fait doubler par ses comperes cameren : c’est la punition !!!
    go to :

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  16. Il n’y a rien de plus con que l’intelligent qui affecte de ne pas l’être pour faire la belle âme égalitaire.
     » com de mart le 26 avril 2009 à 16:58  »

    com/com: où l’on voit aussi les bords de cette intelligence supérieure autoproclamée. Je n’ai pas parlé d’égalitarisme, ni de belle âme, mais de la non-opposabilité des qualificatifs « simple » et « intelligent ».
    Quant à la « diminution » de mon pseudo, je ne peux que conseiller à l’auteur une tranche de psy pour travailler l’angoisse de castration. Très banal, ça doit toucher 50,1 % de la population. Un peu trop proche de l’amère patrie et hop vla lpater qui sla ramène pour couper lzizi alors lgamin scalme et de Victor il s’appelle Totor , et même Toto et ça le fait rentrer dans la culture, prendre de la distance et appeler un chat un chat (enfin, si j’ai bien compris les freudaines leçons).

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  17. Très drôle François, cette vidéo.
    J’assume quiètement mon tropisme autoritaire. Qu’on s’en moque, ça me va aussi. Ca m’est d’autant plus facile que sur un blog je suis tout puissant, je peux même faire comme d’autres, qui bloquent purement et simplement les commentaires. Moi ça m’ennuirait, et je n’écrirais plus sur internet s’il n’y avait pas de commentaires.
    Pourtant, quand j’ai commencé les blogs (tu disais que Nankin en douce était ce que j’avais fait de mieux, voire la seule chose bien), j’écrivais sans que personne ne commente. Et au début, il ne me paraissait pas utile de répondre aux commentaires. Je suis retourné voir les premières pages de Nankin en douce, et en ai profité pour les toiletter un peu, la police était illisible. Je me suis aperçu que le premier commentateur, de mon premier blog, était Ben, à propos de Gao Xingjian. Comme je ne savais pas que c’était mon ami Benoît, j’ai répondu en vouvoyant le commentateur.
    Bizarrement, tout cela ne me paraît pas si loin.

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  18. « je vais me calmer et reviendrai quand j’aurais moins la migraine car c’etait du lourd ce billet question echange philosophique sur la foi. »
    (com de Francois | le 26 avril 2009 à 17:19 )

    com/com: ç y est maintenant François est tout patraque! on est bien avancés! et les zotres, ont pas demandé pardon non plus! pourtant la joue gauche fallait bien la tendre!!! (faut dire que c’est tout un chacun qui a cogné)
    comme dit le proverbe de mon cru dernier cru: « prends-en de la graine t’auras la migraine »

    et cet autre: « à la mi graine, ne te découvre pas d’une graine »

    ou « qui sèmes ses graines récolte l’épi phénomène ».

    ou encore (etc)

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  19. Je me souviens de ton article sur Gao et de ce premier commentaire, et que tu m’avais vouvoyé à l’occasion. Maintenant, je tutoye des gens avec qui j’ai pourtant pas gardé les cochons ensemble et qui me disent des trucs complètement dingues sur ma midlife crisis perso. J’hallucine.

    L’hypothèse martienne sur cet expat qui se fait draguer, le pauvre, par une fille au corps de liane ne manque pas de réalisme, même si elle est complètement irréelle dans mon cas, bien entendu. Je voudrais juste souligner qu’elle contient deux invraisemblances théoriques :
    1- Plus tu paies, plus il y a d’amour. Payer est tout à fait normal, vu l’écart de richesse moyen entre un Blanc et une Noire, il n’y a que les gros nazes qui s’en indignent au point que leur désir extra-conjugal en prenne un coup.
    2 – Il est probable qu’elle le trompera, le ponctionnera, le démolira, mais jamais il ne pourra savoir, avant d’être allé bien trop loin pour pouvoir encore sauver son couple, si c’est de l’amour ou de la putasserie pure, et en réalité ce sera de toutes façon les deux. La pauvre fille qui cherche une ressource sans trop de dégoût est, elle aussi, un pur fantasme de Blanc, le mec un peu « gaspillé » à qui on ne la fait pas, j’en connais des tas.

    Ca ennuie un peu, ces commentaires, on donne l’impression de dire des conneries pour passer le temps. Je préfère penser à la belle black fantasmatique au corps de liane de Mart. Elle habite une pauvre cahute dans un bas-fond, quand il pleut comme aujourd’hui il y a vingt centimètres d’eau. Le dimanche, elle va à la messe et pleure un peu pendant les chants en pensant que ses péchés font de la peine au petit Jésus. J’aimerais bien la connaître.

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  20. « Il est probable qu’elle le trompera, le ponctionnera, le démolira, mais jamais il ne pourra savoir, avant d’être allé bien trop loin pour pouvoir encore sauver son couple, si c’est de l’amour ou de la putasserie pure »
    Si l’on donne un sens très très large au mot amour, un sens débordant Denis de Rougemont de toutes parts, alors ce sera indubitablement de l’amour.
    Mais faudra pas qu’il vienne se plaindre.

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  21. « Je n’ai pas parlé d’égalitarisme, ni de belle âme, mais de la non-opposabilité des qualificatifs “simple” et “intelligent”

    michel jeannes, je vais vous surprendre et ne plus répondre à vos petites piques par de petites piques, j’espère que vous ne m’en voudrez pas.

    Il y a un penseur religieux dont j’ai oublié l’identité qui a dit en substance qu’il y a deux formes de simplicité. La première est celle des enfants et des simples d’esprit. La seconde, celle des gens intelligent qui ont su se simplifier avec être devenu complexes du fait de leur intelligence. L’une est innée, l’autre acquise.

    A son image, on peut très bien opposer « simple » et « intelligent ».

    Par ailleurs, vous vous moquez de l’intelligence autoproclamée. Pardon, mais c’est idiot. On ne reproche pas à celui qui court vite de savoir qu’il court vite, ni au sourd de savoir qu’il est sourd. Par contre, il faudrait que l’homme intelligent ignore sa capacité. Au nom de quoi ? Si vous donnez la bonne réponse, je ne diminuerai plus jamais votre nom.

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  22. « …ni au sourd de savoir qu’il est sourd. Par contre, il faudrait que l’homme intelligent ignore sa capacité. Au nom de quoi ? Si vous donnez la bonne réponse, je ne diminuerai plus jamais votre nom. »
    (com de mart le 26 avril 2009 à 22:12)

    com/com: je n’entends pas tout mais suis d’accord avec le fait qu’un « intelligent » peut et doit en avoir conscience.Le monsieur décrit doit être dans d’autres cultures ce que l’on nomme un « éveillé ». A ce bémol près qu’il y a pour chacun, pas totalement éveillé, un point aveugle où l’on ne voit pas qu’on ne voit pas (cf. les travaux dee Von Foerster ).
    Sur la dernière question du diminutif: 1) il s’agit d’attaques puériles auxquelles je ne peux qu’opposer une fin de non recevoir.
    2) je ne joue pas au jeu des devinettes, réponses, etc et ne cède jamais à un quelconque chantage

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  23. « Sur la dernière question du diminutif: 1) il s’agit d’attaques puériles auxquelles je ne peux qu’opposer une fin de non recevoir.
    2) je ne joue pas au jeu des devinettes, réponses, etc et ne cède jamais à un quelconque chantage  »

    Il y a quelque chose qui m’étonne toujours, c’est l’esprit de sérieux. Généralement, doublé d’un terrible manque d’humour concernant soi-même.

    michel jeannes, vous prenez les choses beaucoup trop au sérieux. Vous considérez que vos com sont de l’art, très bien, mais moi je ne le considère pas et j’ai l’intention de conserver mon droit de me moquer de vous, comme je vous laisse le droit de vous moquer de moi. C’est salutaire, la moquerie, l’ironie, la dérision.

    C’est comme Guillaume. Il nous fait un joli texte sur son père, je fais un léger trait d’humour en évoquant ma fille, et le voilà qui prend la mouche au point de balancer une purée d’horreur sur ma fille de 4 mois.

    Messieurs, pétez un bon coup, dégonflez votre

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  24. « Messieurs, pétez un bon coup, dégonflez votre  » : je croyais avoir effacé ce début de phrase. Tant pis, vous aurez de toute façon compris ma pensée.

    Si j’étais gourou, ou prof, ou quelque chose comme ça, le premier point de mon enseignement serait d’apprendre à se moquer de soi et à accepter que d’autres se moquent de soi. J’embaucherai François comme assistant, car même s’il se vexe souvent il finit toujours par se remettre sur ses pieds et c’est rafraichissant.

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  25. De rien pour la video et merci pour le com-pliment Mart. C’est Saint Poelvoorde (S P tiens tiens un Benoit en plus) qu’il faut remercier surtout -un acteur genial le digne descendant d’un De Funes je trouve -cette chanson (au rythme hysterico miltaro-religieux completement loufoque avec ce type en tenue de cycliste a moitie pervers avec sa cravache et autoritaire m’amuse et amusait beaucoup mon pere athe et bouffeur de cure devant l’Eternel (quel paradoxe mais ca aussi c’est drole !) que j’ai vu rire au larme devant ce sketch a taper du pied et a s’en pisser dessus presque la premiere fois qu’il l’a vu…; au passage j’ose en parler ici -de mon pere- car j’ai trouve aussi tres emouvant le dernier billet du SP.

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  26. Oubliez ce que j’ai dit sur les autres blogs du SP (de toutes facons le com a disparu et c’est tant mieux), j’etais de tres mauvais poil ce jour la…et puis je ne sais pas ou n’arrive pas a tenir un blog du debut a la fin donc ca doit aussi venir de la..une certaine jalousie… c’est pas les idees qui manquent, mais le boulot etc…pfff

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  27. Vous considérez que vos com sont de l’art, très bien, mais moi je ne le considère pas et j’ai l’intention de conserver mon droit de me moquer de vous,  »
    (com de mart | le 27 avril 2009 à 10:28 )

    com/com: ce que je considère comme important est la seule chose qui m’importe.

    J’embaucherai François comme assistant, car même s’il se vexe souvent il finit toujours par se remettre sur ses pieds et c’est rafraichissant.
    (com de mart le 27 avril 2009 à 10:32 )
    com/com: tranquille le gars , toujours prêt à rendre service et à « embaucher » le petit personnel. Mur pour l’Afrique Yabon Banania. raffraichissant le François à terre qui se remet sur ses pieds, une fois qu’il s’est platement excusé. Ah, c’est bon de voir faire allégeance!!! ça rassure sur soi!

    Messieurs, pétez un bon coup, dégonflez votre ” : (…)vous aurez de toute façon compris ma pensée.
    (com de mart le 27 avril 2009 à 10:32 )

    com/com: ça on a compris, c’est dit: du vent parfumier.

    « la…et puis je ne sais pas ou n’arrive pas a tenir un blog du debut a la fin donc ca doit aussi venir de la..une certaine jalousie… c’est pas les idees qui manquent, mais le boulot etc…pfff
    (com de Francois | le 27 avril 2009 à 17:05)

    com/com: et vlatipa le francounet qui en rajoute dans la dépression après la phase de l’art maniaque. Jsuis capable de rien, seul le SP la tient droite sa bloguerie… et oh, quand on fait péter tous les codes d’écriture, on se met pas à quat pat trois coms plus loins! (et j’en rajoute une couche pour mieux l’enfoncer).

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  28. Avec toutes ces « couches » que je me prends et toutes ces attaques diverses et variées, j’ai parfois l’impression (parfois hein !) d’étre comme Averroés au douzieme siécle en Andalousie premier conseiller du calife, victime d’attaques intégristes fusant de tous cotés; Bref c’est une véritable fatwa contre moi !!! Je m’en vais comme un prince…Car je suis en vacances messieurs.

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  29. Ah lugdunum…j’aimerai bien y habiter…je m’y vois bien y vivre un jour, à étudier du latin par exemple :

    En attendant, veinard, veinard, c’est pas toujours marrant la vie de chat a lugdunum …comme ailleurs…

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  30. Bref c’est une véritable fatwa contre moi !!! Je m’en vais comme un prince…Car je suis en vacances messieurs.
    (com de François | le 28 avril 2009 à 12:30)

    com/com: si ce n’est Phatwa, c’est donc ton phrère, Phrankois.

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  31. Trop fort ce François (le vrai). Maestro du langage analogique! Alors qu’y se casse (en ouacances) il nous le dit par une pub sur la nourriture pour chat Kwiskas.

    Tellement bon que je vais la mettre en ligne sur le blog de l’artiste KL-Loth où je commente à Kwimieumieu parce que oui le com c’est de l’art, même, mais que c’est pas toulmond qui peut en faire. (là je vise clairement Mart, ça évitera à d’autres de se sentir visés et de tirer à boulets rouges sur les bien-portant qui ne conduisent même pas d’ambulance).

    donc le blog de KL-Loth, c’est là:

    http://kl-loth-dailylife.hautetfort.com/archive/2009/04/24/chat-rose-hozan-kebo.html

    et y’a Nenette qui y va aussi, ce qui prouve que c’est bien fréquenté.

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      1. Hier encore j’avais vingt ans.
        La relecture de ce billet me rappelle à mon devoir. Je devrais continuer à écrire sur les positions du corps. Quand on publiera un ouvrage de préceptes de la sagesse précaire, il faudra qu’un chapitre épuise le sujet, et aborde les autres positions : être à cloche-pied, se reposer sur une jambe ou sur deux, etc.
        Comment appelle-t-on la position d’attente debout où l’on croise les jambes, et où un pied est posé sur la pointe, à côté du pied posé à plat ?

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      2. « Hier encore j’avais vingt ans… » tu exagères. Si hier encore tu avaais vingt ans, aujourd’hui tu en aurais tout au plus vingt et un.

        C’est marrant de relire tous ces trucs. Il y a des choses vraiment intéressantes, depuis ton article jusqu’à certains commentaires.

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      3. Hier encore, j’avais bel et bien 20 ans. Oui, c’est chouette de relire des trucs d’autrefois. Ce qui me réjouit, c’est que la cyber-écriture puisse durer dans le temps. Car cinq ans entre un texte écrit et sa lecture, c’est beaucoup plus que ce que la majorité des livres en papier peuvent espérer. La plupart des livres publiés disparaissent du circuit après quelques mois d’existence.

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  32. Très cher,je n’ai jamais compris le pourquoi du comment de la prière; le bien et la vérité sont plus fort que le mal et le mensonge; me mettre à genoux est une torture qui m’absout de tout mes péchés; le ménisque de mon genoux droit est écrapouti depuis mes dix ans par de mauvaises figures sur la glace de la patinoire de notre village;mais je ne devrais pas ouvrir mon P.C. vers cinq heures sinon je m’égare et je monopolise le sujet .

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