Des voyageurs arabes

Quand on aime la littérature viatique, on aime la grande tradition arabe des relations de voyage. Le problème est que nous sommes peu nombreux à les lire, et ce pour des raisons variées que je m’en vais dénombrer ici même :

1 – Les Français déprécient les récits de voyage, qu’ils considèrent comme inférieurs aux fictions. D’où une meilleure connaissance des contes et des poésies arabes.

2 – Les études sur le récit de voyage tendent à être éblouies par l’approche postcolonialiste, selon laquelle les voyageurs sont forcément impérialistes, donc les Arabes doivent rester passifs, victimes, inférieurs. Quand ils sont eux-mêmes voyageurs et écrivains, le modèle postcolonialiste devient caduque, donc on préfère ignorer le sujet.

3 – Les grands récits arabes sont des livres très longs.

4 – La tradition arabe atteint son apogée au XIVe siècle, avec Ibn Battuta. Nous sommes trop éloignés du Moyen-âge, mentalement parlant.

Il y aurait bien des raisons à ajouter, mais il suffit de dire le fait. La sagesse précaire est naturellement intéressée par les voyageurs arabes et vous en dira quelques mots pour accompagner vos froides soirées d’hiver.

2 commentaires sur “Des voyageurs arabes

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