Bouvier et Cromwell

« Je ne comprends pas que l’Irlande et l’Ecosse n’aient pas en commun une fête nationale où l’on célèbre chaque année la mort de Cromwell. Cet homme a détruit presque autant de belles choses que Gengis Khan. En Irlande, où le tissu historique est moins serré qu’ici, chaque fois que je voyais une ruine, on me disait « Cromwell ». Sa rapacité s’étendait aux rochers. » Nicolas Bouvier, Voyage dans les Lowlands (1988), in Œuvres, Gallimard, 2004, p.907.

J’ai fait ma petite enquête. Une enquête qui consista principalement à traîner mes guêtres dans les rues des villes d’Irlande.

En Irlande du nord, Cromwell est célébré dans les quartiers populaires protestants. Quelques fresques murales rappellent qu’il a combattu avec acharnement le catholicisme, ce qui, pour beaucoup de presbytériens, est un bien égal à la lutte contre le fascisme et contre l’intégrisme islamiste.

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