Nos chers enfants ont planché ce matin sur leur épreuve de philosophie. Grande émotion pour le sage précaire qui a préparé les élèves du lycée du Vigan à cette épreuve. Et qui dit jour de bac, dit souvenir de son jour de bac à soi. On se rétroprojette, si l’on peut dire.
Nous avons eu le nez creux cette année dans notre préparation. Pour le bac blanc en mars, l’un des sujets que j’ai proposés était : « Peut-on élaborer une méthode pour être heureux ? » Aujourd’hui, les bacheliers ont eu : « Le bonheur est-il affaire de raison ? » Inutile de souligner l’analogie entre les deux sujets.
Pour le texte à expliquer, j’étais plutôt content car j’aime les développements de Claude Lévi-Strauss sur le bricolage dans La Pensée sauvage. J’en ai même fait un petit billet appliqué à la cabane il y a une dizaine d’années. Je l’avais intitulé sobrement « Bricolage ». En le relisant aujourd’hui, je décide de lui donner un titre plus précis et plus cévenol : « Bricolage de la cabane ».
Puis, tout bien considéré, je l’ai rebaptisé « Bricolage ».
Toute la communauté des professeurs de philosophie est vent debout contre le choix de ce texte de Lévi-Strauss pour nos élèves de terminale. Ils le trouvent inadapté au niveau de nos élèves et ils ont peut-être raison.
Je suis d’accord avec mes collègues : les recteurs, les directeurs et les inspecteurs auraient dû choisir mon texte sur le bricolage, à propos de mon frère bricoleur et de moi manœuvre.
On aurait pu aussi choisir un thème du genre : Est-il possible de vivre heureux auprès de notre arbre, ainsi que le prétendait Brassens ?
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Oui, ou même : Est-il vraiment heureux celui qui comme Ulysse a fait un beau voyage ?
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