J’aurais aimé vous mettre en exergue une citation de Jérôme Ferrari mais j’étais trop paresseux pour réécrire la longue phrase. Je l’ai donc enregistrée par la voix et ai collé ce document sonore sur une vidéo que j’ai faite pour l’occasion, au café de la Bibliothèque Nationale de la Bavière où je me trouve actuellement.
N’ayons pas peur des mots, je vous ai réservé une œuvre d’art totale, comprenant du texte, de l’image et du son. J’aurais pu inclure ce texte dans la vidéo mais je me suis retenu par souci de lisibilité et de clarté.
La phrase que je lis et que je filme n’est pas sans rappeler des éléments de la vie du sage précaire : la lecture de Thesiger, la pratique d’un arabe incertain, une déception tenace concernant les compatriotes de la sphère diplomatique, ainsi qu’une tendance à la prodigalité.
En revanche, ce que le sage précaire ne partage pas avec le narrateur de Ferrari est important et ne dois pas être dissimulé : il ne désire jamais devenir quelqu’un d’autre que lui-même, il n’imagine jamais s’intégrer à une population locale, il laisse les chauffeurs se plaindre de la pingrerie des autres sans broncher.