Eloge de la BNF

Je vous écris de la Bibliothèque Nationale de France (BNF).

Comme c’est énorme!

Quel gigantisme dans l’architecture et dans la conception de ce monument consacré au savoir et à la recherche! Il fallait une prétention hors du commun, un orgueil à la limite de la folie, pour oser penser, puis mettre en oeuvre, ce pharaonique temple vers lequel les chercheurs du monde entier, de près ou de loin concernés par les « études françaises », ont vocation à se diriger un jour ou l’autre.

Ce n’est pas une tour de babel, mais c’est bien un temple pour tous les francophones du monde. Une monumentalité exacerbée et sure d’elle-même se combine à un art du vide. Quatre tours en L se faisant face, elles encadrent un grand espace libre. Tout en bas de ce vide, une cour recouverte d’arbres et de ronces.

Or, qu’est-ce qu’une bibliothèque ? C’est un bâtiment constitué d’un espace libre pour entreposer les livres à venir et pour les mettre en valeur, les mettre à la disposition d’un propriétaire. A l’époque de Gabriel Naudé, il s’agissait de donner du lustre à un seigneur. A l’époque de François Mitterrand, il faut redorer le blason des Français, dont la culture doit briller d’un éclat insupportable.

J’aime tout dans cette bibliothèque, tout. De cette prétention folle jusqu’au règlement intérieur, jusqu’aux lourdes portes, jusqu’au béton, jusqu’aux lenteurs majestueuses des livres que l’on commande et qui vous arrivent venus de vastes « magasins ».

J’y passe ma dernière heure avant longtemps, avant mon prochain séjour à Paris, et déjà elle me manque. Moi qui n’en avais entendu dire que du mal – à l’exception notable de mon ami Dominique qui aime à y passer des journées entières – je suis maintenant bien décidé à la défendre sur tous les points. Tous les points.

10 commentaires sur “Eloge de la BNF

  1. Est-ce que tu as vu la Tour Oxygène à Lyon qui grimpe à toute vitesse, à côté de la bibliothèque municipale ? Hier, les étages étaient numérotés, en très gros chiffres rouges. Et on voyait les ouvriers casqués, petits en comparaison. Dans un bus, que je hante, une dame expliquait à un gamin qu’il fallait « savoir sa règle de trois, sa table de multiplication, ses divisions… pour pouvoir construire une telle tour, solide… » Gui, gui, j’en ris. Ca m’a rappelé l’époque où je donnais des cours particuliers à un gamin, pas bobo du tout, mais carrément bourgeois, il y avait deux salons dans le bel appartement, et la maman disait : quand tu seras dans une entreprise, plus tard, il faudra que tu saches l’orthographe. Premièrement les cadres de l’époque avaient des secrétaires sachant l’orthographe, deuxièmement maintenant il y a les vérificateurs dans tous les logiciels, troisièmement, pauvre gamin, je ne sais pas ce qu’il est devenu.

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  2. « la Tour Oxygène à Lyon qui grimpe à toute vitesse »
    com de Nénette | le 28 février 2009 à 19:34 |

    D’après les divers dictionnaires que j’ai pu consulter, le mot « oxygène » vient de oxus, qui signifie acide et le suffixe gène, qui génère . (Ex: genuflexion: qui génère de la réflexion aux genoux) .C’est Lavoisier qui a donné à ce corps le nom d’oxygène, c’est-à-dire qui engendre des acides ; mais depuis on a reconnu que l’oxygène n’est pas le seul corps qui puisse engendrer des acides.
    tout de même extraordinaire de nommer une tour « qui génère de l’acide », voir sur le plan phonétique : »occis-gêne ». Les sémentologues ne sont pas toujours très boutonnés du col.

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  3. desole pour l’accent Michel J j’ecris d’un ordi portable japonais achete en Chine a un expat francais de surcroit qui traine parfois sur ce blog et qui cherchait a refourguer son  »Toshiba achete aux states »; il se reconnaitra. Message pour G : »Toto va bien mais pour les accents ca a du mal. Manip difficile.

    Merci pour le lien quand meme.

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  4. ave l’accent, mais un sans accent cosmopolite, c’est tout aussi bien.
    Important tout de même les accents. Exemple: Perec Georges, pas d’accent. Perec en hébreu signifie chapitre. Pérec avec accent désigne la belle gazelle guadeloupéenne championne de course à pied sur 400 mètres. On voit tout de suite que l’accent sur le e de Pérec est une flèche qui indique la direction du vent à suivre. Perec lui a l’être au pied de la lettre. Point besoin de courir il suffit de contrepéter à point.

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  5. anagramme: perec, crêpe

    la crêpe se retourne comme un chapitre et nous fait passer en se dorant les deux faces de l’hébreu au breton (car la crêpe est dentelle est bretonne, c’est un fait, et l’hébreu tonne en Perec, c’en un un autre de fait).

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