Pierre Loti : « Je t’avais prise pour m’amuser »

kitagawautamaro_flowersofedo.1265461377.jpgKitagawa Utamaro

Trois récits de Loti racontent l’histoire d’un Européen qui arrive dans un pays du Proche-Orient, d’Asie ou d’Océanie, se marie avec une femme du coin, et s’en va a la fin en abandonnant la femme.

Loti a peut-être créé, pour cette raison, une forme d’érotisme exotique. L’exotisme est par définition lié à l’érotisme, car traditionnellement, l’étranger inquiète, dérange, effraie : l’ailleurs devient exotique lorsqu’il n’est plus dangereux, et alors il inspire des désirs de domination. Domination, sexualité et voyage, nous abordons avec Loti la complexe question de la littérature coloniale.

Quand l’étranger devient pictural, pittoresque, sexuellement attrayant, c’est qu’il est devenu accessible et inoffensif. Pour le rendre inoffensif, il a fallu le contrôler, le dominer, c’est pourquoi l’exotisme comme catégorie esthétique est souvent inséparable de la catégorie politique du colonialisme et de l’impérialisme.

Pierre Loti (1850-1923) n’était pas colonialiste stricto sensu mais il collabora toute sa vie à une armée colonialiste. Officier de marine, il a eu des prises de position courageuses lors de la conquête de l’Indochine, publiant un livre qui fit de grandes vagues sur la cruauté des Français au Vietnam.

Il voit dans les pays visités des civilisations féminines. Dans ses récits, on rencontre souvent des femmes et très peu d’hommes. Au Japon, il choisit une femme mignonne, et s’il s’ennuie vite avec elle, il n’oublie pas de la regarder et de dresser des petits portraits :

 « Après vient la toilette de nuit. Avec une certaine grâce, elle laisse tomber la robe du jour pour en mettre une plus simple, en toile bleue, qui a les même manches pagodes, la même forme, moins la traîne, et qu’elle s’attache aux reins par une ceinture en mousseline de couleur assortie. »  

Dans Madame Chrysanthème (1887), un officier de la marine décide de se marier avec une Japonaise avant même d’accoster. Le mariage avec Chrysanthème (c’est le nom de la mariée) est donc une chose délibérément rêvée, fantasmée ou inventée comme une aventure littéraire à raconter. Il paraît que cela se faisait, à l’époque au Japon, des mariages arrangés au mois, assez chers, qui n’empêchaient pas les jeunes femmes de se remarier lorsque l’étranger partait.

Le roman décrit un peu les transactions entre l’entremetteur et les parents de la belle, et fait mention des autres couples mixtes qui se sont constitués avec les autres officiers du navire qui mouille dans la rade de Nagasaki. Loti révèle que tel couple a divorcé, tel autre ne se porte pas mal, tel autre est en pleine fusion amoureuse.

180px-yveschrysanthemepierreloti1885.1265461495.jpgLoti, sa femme et son frère

Loti et Chrysanthème vivent dans une maison traditionnelle sur les hauteurs de Nagasaki, avec les murs et les fenêtres en papier. Les châssis coulissant aisément, le logis peut s’ouvrir intensément sur les montagnes brumeuses. Chrysanthème joue de la guitare à long manche, dont elle tire des sons tristes, et Loti s’emmerde.

Il s’ennuie mais ce qu’il écrit de son ennui reste malgré tout, pour le lecteur, passablement fascinant. Loti n’aime pas beaucoup sa femme, il a la nostalgie de la Turquie et de la sensualité des Ottomanes. Son frère Yves, alter ego simple, fort et fidèle à son épouse restée en France, rend visite au couple et s’amuse beaucoup avec Chrysanthème.     

Après quelques mois de vie conjugale nippone, le navire de guerre doit bientôt quitter le Japon pour aller en Chine. La séparation du couple est drôle et pénible pour le lecteur. Loti entend Chrysanthème chanter gaiement, et l’observe vérifier que les pièces qu’il lui a données, selon les arrangements du départ, sont bien authentiques. Il se dit vexé ne pas voir chez elle de tristesse, mais cela lui plaît finalement car il ne voulait pas d’effusion : « Allons, pas plus pour Yves que pour moi, rien ne s’est passé dans cette petite cervelle, dans ce petit coeur. » 

Il décrit certes avec franchise ce qui se passe dans le coeur d’un homme qui a le désir de passer de bons moments avec une femme, sans que cela débouche sur d’éprouvantes responsabilités. Mais pourquoi cette langue aussi peu respectueuse de la femme ? Pourquoi présumer qu’elle ne pense pas ? C’est ce que le sage précaire ne peut pas partager avec Loti. Profiter de la vie, oui. Payer pour rendre les échanges plus explicites, soit. Abandonner et fuir, passe encore. Mais mépriser les femmes avec qui l’on fait un bout de chemin, cela je ne le comprends pas et je le lis avec déplaisir.

« Allons, petite mousmé, séparons-nous bons amis ; embrassons-nous même, si tu veux. Je t’avais prise pour m’amuser ; tu n’y as peut-être pas très bien réussi, mais tu as donné ce que tu pouvais, ta petite personne, tes révérences et ta petite musique ; somme toute, tu as été assez mignonne, dans ton genre nippon. »

Je dois avouer que j’ai de la peine à croire Loti : il joue au militaire vaillant, au mercenaire à l’épaisse carapace. Malgré tout, cette expression de « genre nippon » me chagrine.

Le dernier chapitre est une prière aux dieux locaux, qui pourrait bien être récitée par le narrateur comme par la jeune femme. Maintenant que tout est fini, faites que l’on se refasse une virginité pour affronter de nouvelles aventures :

« O Ama-Terace-Omi-Kami, lavez-moi bien blanchement de ce petit mariage, dans les eaux de la rivière de Kamo… »

45 commentaires sur “Pierre Loti : « Je t’avais prise pour m’amuser »

  1. J’ai lu l’article de wikipedia, Fred, et je le trouve consternant. Des conditionnels, des insinuations, des ragots sur l’homosexualité supposée de Loti, évoquant au passage Barthes et Proust de manière navrante. Je vois là-dedans l’obsession qu’ont les pseudo-intellectuels et les universitaires pour la sexualité. Ils adorent imaginer de l’homosexualité chez les autres, je ne sais pas pourquoi. Ce doit être une forme perverse d’homophobie. Bref, si Loti était bi-sexuel, tant mieux pour lui, mais il serait judicieux de le prouver un minimum avant d’en faire des gorges chaudes, si je puis dire. Je note qu’il n’y a aucune mention de cela dans la version anglaise de l’article, qui est peut-être mieux faite, d’un point de vue méthodologique.
    Cochonfucius – Je suis assez d’accord avec toi. De plus, Loti est un écrivain qui aime la description. Mais ses descriptions sont passionnantes à lire. Il aime les détails et les paysages. C’est un écrivain du voyage.

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  2. Puisque l’on semble se lacher un peu sur ce blog j’aimerai bien savoir…,  »Cochonfucius », c’est un pseudo inspire de ton signe chinois personnel je presume et de Confucius…? ( ou d’autres trucs, plus.. qu’on ne peut pas dire ici, lie a l’erotisme chinois par exemple..) ou les deux en meme temps, simple interrogation… ? merci

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  3. Un jour, il y a longtemps, j’étais quasi-simultanément en train de déchiffrer les leçons de 孔子 Confucius et une aventure burlesque de 猪八戒 Zhu Bajie, un cochon bouddhiste. Mon très jeune fils est entré dans le bureau, et en voyant les couvertures des deux livres, a fait ce mot-valise: « Tu es encore avec ton cochon-fucius ».

    Voilà, c’est tout simple.

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  4. Je vais faire mon béotien. D’habitude, je fais semblant de savoir, je vais voir Wikipedia avant, mais là j’ai pas le temps.
    c’est quoi, le rapport entre ce bouquin de Loti et La Dame aux Camélias ? J’ai l’impression que l’opéra rend un peu justice à Chrysanthème en essayant d’adopter son point de vue dans l’histoire.

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  5. Je sais pas Ben, mais je pense que les deux bouquins ont inspiré un opéra, la Traviata de verdi pour l’un et Madame Butterfly pour l’autre. A part ça, on peut dire que ce sont deux histoires qui se finissent plus ou moins mal.
    Oui, Guillaume, tu as peut-être raison, je disais ça comme ça.
    Intéressant le baptème de Cochonfucius.

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  6. La Dame aux Camélias ? Je ne sais pas trop, non plus. J’ai vu sur l’article anglais de wikipédia que Mme Butterfly a aussi eu une nouvelle version à Londres, appelée Miss Saigon, histoire d’une Vietnamienne qui vit avec un officier américain dans les années 1970. C’est un peu exagéré, car Loti dans les années 1880, ce n’est quand même pas la même chose qu’un G.I. en pleine guerre du Vietnam.

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  7. J’adore les manches pagodes. La derniere fois j’ai vu une super robe avec des maches pagodes justement, mais 80 euros, c’etait vraiment trop cher pour des manches pagodes.

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  8. « Quand l’étranger devient pictural, pittoresque, sexuellement attrayant, c’est qu’il est devenu accessible et inoffensif. »
    Alors ce qu’on ne comprend pas, ce qu’on ne maîtrise pas, ce qui fait peur est tout bonnement assexué ?
    Ha, quelle misère sexuelle le monde dans lequel vous êtes plongé…

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  9. Intéressant, Rita. Je disais bien, « traditionnellement, ce qui étranger inquiète, etc. » Aujourd’hui, ce qui est étranger attire souvent car l’exotisme a imprégné notre façon de voir les choses.
    L’ « étranger », c’est autre chose que ce qu’on ne comprend pas. Et puis quand l’étranger fait peur, ce qui est encore le cas dans beaucoup de situations et dans bcp de pays, il n’est pas forcément incompris.
    L’étranger non exotique (non dominé) peut donc être sexuel, mais il n’est pas sexuellement attreyant. Sauf erreur de ma part. Sauf contre-exemple.

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  10. Camelia n’est pas Mart, François. Camelia, c’est Camelia, plus connu sous le nom de la remplaçante de Lady di auprès du prince Charles. Ah Camelia et ses manches pagodes.

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  11. intéressant Guillaume. Mais vous listez beaucoup de choses qui ne me semblent pas forcement liées entres elles dans la réponse que vous me faites l’honneur de faire.
    Dans un premier temps, l’exotisme tel que vous le décrivez (et dont je vous laisse la définition que vous en dressez, même si elle me semble plus que douteuse intellectuellement parlant) n’a fondamentalement rien à voir avec l’étranger, qui par essence ne peut être dominé (on ne domine que ce que l’on connaît ou du moins ce que l’on croit connaitre, ce qui revient alors à une domination incomplète…)
    Dans un second temps, si je vous suis bien (« L’étranger non exotique (non dominé) peut donc être sexuel, mais il n’est pas sexuellement attreyant » )ce qui est sexuellement attreyant relève d’un parti pris de votre part : il faut un être dominable, sinon, rien d’attreyant. Vous avouerez que votre idée de la sexualité attreyante est quelque peu légère…

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  12. « L’étranger non exotique (non dominé) peut donc être sexuel, mais il n’est pas sexuellement attreyant. Sauf erreur de ma part. Sauf contre-exemple.  »

    Un jour, j’ai rencontré une petite Suissesse bien roulée et pas exotique pour un sou qui m’a sacrément attiré sexuellement. Est-ce que c’est un contre-exemple valable ? (Je précise que je ne suis pas Suisse moi-même, étant né à Perpignan, et qu’elle m’était donc étrangère).

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  13. Oh, la définition que je donne de l’exotisme est très classique, je crois, je ne fais que paraphraser ce que disent les historiens et même les géographes dits postcolonialistes.
    Le contre-exemple de la jolie Helvète n’est pas tiré d’une société traditionnelle, mais d’une Europe de l’ouest largement uniformisée, où l’étranger -ne faisant plus peur- peut être attirant. C’est-à-dire que soit cette Suissesse ne représente rien d’étranger, soit ce qu’elle a d’étranger, l’accent, la langue, des gestes, la nourriture, est quand même exotique.

    Je résume le truc : le terme d’exotisme apparaît au milieu du XIXe siècle, en pleine croissance des empires coloniaux, et désigne des lieux et des peuples appartenant à ces colonies, ou tout au moins aux territoires plus ou moins conquis. Or, comme par hasard, on commence à aimer les femmes orientales à cette même époque.
    L’étranger non dominé, ce n’est pas la Suisse, mais le Japon non encore dominé, la Chine non encore humiliée, le proche Orient avant les guerres de Bonaparte, le Brésil avant le 16ème siècle.
    Mais je reste distant par rapport à cette description des choses. Je n’en suis convaincu qu’à moitié de cette histoire d’exotisme/qttraction/domination. C’est peut-être un peu ethno-centré, je ne sais pas.

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  14. Ma voisine japonaise – pour laquelle je bande désespéramment – entre donc dans cette catégorie d’étrangères non dominées et pas sexy du tout – me trompe-je ?

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  15. « Mais je reste distant par rapport à cette description des choses. Je n’en suis convaincu qu’à moitié de cette histoire d’exotisme/qttraction/domination. C’est peut-être un peu ethno-centré, je ne sais pas. »
    vous venez juste de faire un article qui montre le contraire, mais soit …

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  16. … Internet est fait pour ça…

    quoiqu’il en soit, il me semble vraiment déplacé de rapprocher « exotisme » tel que vous l’entendez (et que peut-être des historiens et geographes post colonialiste l’entendent) et étranger, non pas pour une pseudo bonne conscience mais simplement parce que nous ne contrôlons pas ce qui est étranger…

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  17. Le Japon a été dominé par les puissances coloniales, et comme on le voit dans le livre de Loti dont je parle, les Japonaises peuvent entrer en relation avec des Occidentaux depuis plus de cent ans.
    Le « Japon non encore dominé », c’est le Japon d’avant le XVIIe, voire le XVIe siècle.
    Merci pour ces questions qui me permettent de préciser.

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  18. « il me semble vraiment déplacé de rapprocher “exotisme” … et étranger »
    Comment ne pas le faire ? Exotisme, ça vient du grec exotikos, qui veut dire étranger.

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  19. Ah, Anonyme 2 et 3 n’est pas le même commentateur que Rita/Anonyme, c’est bon de préciser.

    François, quand Camelia dit : « Au temps pour moi », elle ne fait pas preuve d’humour, elle écrit l’expression sous sa forme correcte. Enfin je crois.

    Rita, « nous ne contrôlons pas ce qui est étranger » : que veux-tu dire ?

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  20. Je ne suis pas fille d’un pays ni post colonialiste, ni d’un pays actuellement interventioniste. Or, lorsque je voyage, attirée par un exotisme peut-être influencée par d’autres pays d’Europe qui eux ont la vision colonialiste que vous décrivez, je rencontre des étrangers sur lesquels je n’ai aucun contrôle, puisque je suis moi même étragère, anonyme… La vie y existait sans moi… Et je n’ai pas assez de dollars en poche pour faire d’un « local » un esclave…Aucun contrôle possible donc. Et pourtant, je vous assure que l’Autre, a ce moment là, est une source de phantasmes inépusable…

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  21. Oui, exotisme vient du Grec étranger, si vous le dites. Mais exotisme tel que les études post coloniale l’entendent (et tel que vous l’employez) , pour moi, ne s’approche pas du terme étranger tel que je le comprend et le vie. Désollé pour ce lieu commun qui risquerai de choquer les lecteurs intellectuels de ce site, mais Meursault n’a rien d’un exotique tel que les étude post coloniale le comprennent.

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  22. Rita de Perpignan je t’ai reconnu, bas lesmasques et laisse le sage précaire tranquille…tsss de toutes façons j’ai d’autres chats a fouetter…re tsss bah bah Camélia…perte de temps ce blog définitivement. Vamonos dans le monde réel un jour, maybe… pfff

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  23. blog « attreyant » à part çà ! qu’est ce qu’on t’emmerde pour une pauvre faute mon pauve guillaume…adios…rendez vous sur Mouffeatrd un de ces quatre, je sature vraiment du virtuel…

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  24. Ce sont donc les Japonaises d’avant le 16ème siècle qui ne sont pas bandantes ? J’avoue avoir un peu perdu le fil du raisonnement de l’auteur de ce blog, mais je dois être limité.
    Ceci dit, je ne suis pas le seul on dirait.

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  25. « Ce sont donc les Japonaises d’avant le 16ème siècle qui ne sont pas bandantes ? »
    C’est un peu ça, dit de manière raccourcie. Il est vrai qu’avant le phénomène colonial, on ne parlait pas d’exotisme, et l’ « étranger » n’était pas sexuellement attrayant. Avec le colonialisme, il y a eu une sorte de rupture assez profonde dans notre façon de voir les choses, et même notre façon de désirer. Enfin, c’est une hypothèse, hein, mais qu’il faut comprendre avant de la rejeter.
    Les nombreux voyageurs qui allaient au Proche Orient n’écrivent rien – à ma connaissance – sur la beauté des femmes locales. Ils n’étaient pas en terre conquise (sauf lors des croisades réussies). La « femme orientale » est devenue un désirable avec les romantiques, en pleine expansion impérialiste.

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  26. D’ailleurs, les Européens ont d’abord aimé les « orientales » avant d’apprécier les femmes d’extrême orient. Il a fallu du temps pour que les hommes occidentaux trouvent les Chinoises et les Japonaises désirables. J’ai écrit un petit billet sur cette évolution du désir à travers la littérature : http://laprecaritedusage.blog.lemonde.fr/2008/03/25/femmes-asiatiques/

    Au XIXe, les gens d’extrême-orient étaient encore trop lointain; ils étaient encore trop étrangers, pas encore intégrés dans le système représentatif des Européens pour être désirables. Ce qui va de pair avec la colonisation : cette dernière n’a jamais été complète en Asie, et n’a pas autant dominé les populations qu’en Afrique et en « Orient ».
    En revanche, avec le temps, les Asiatiques sont devenus de plus en plus « comme nous », et leur étrangeté est devenu inoffensive, communicable, désirable.

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  27. dire que l’on trouve pas des hommes dans les récits de Loti… mon dieu, êtes-vous aveugle et sourd?. Il n’admire que les hommes, leur beauté, leur force. Les femmes sont une construction littéraire, une transposition, et finalement, en effet, des enmerdeuses

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  28. c’est vrai que rehabiliter pierre loti a l’heure actuelle, cela risque d’etre difficile, pour peu qu’on se prenne la peine de creuser la surface lyrique. Quand je pense qu’il y en a qui disent que le colonialisme, c’est » creer des ponts entre les cultures »……..a condition que les deux rives soient d’accord , et d’aileurs qu’echange t on precisement ???????ne pas oublier que dans le systeme colonial , mieux vaux que chacun reste a sa place , de peur de se faire contaminer par les « exotiques ».Pierre loti et le Japon, un rendez-vous RATE……qui a quand meme eu des consequences sur l’image des occidentaux sur les femmes asiatiques et sur l’Asie en general ….mais qui en a conscience????????

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