
J’aimerais vous parler un instant d’un type de récit de voyage qui fait florès sur internet, qui consiste à employer les codes des réseaux sociaux pour découvrir le monde. Plus précisément, il s’agit de blogs en vidéo qui portent le doux nom de Vlog. Le couple de Français dont je vais parler s’auto-baptise « Les Artisans de demain » et ils officient depuis des années sur YouTube. Ils ont eu du succès quand ils étaient pauvres et qu’ils se baladaient dans des pays pauvres, sans autres moyens que leur téléphone tenu par une perche.
On les aimait bien car ils étaient beaux, sympathiques, ouverts aux rencontres. Leur succès augmentant, leur soif d’argent a aussi cru, les placements de produits sont devenus centraux dans leurs vidéos et j’ai cessé de les suivre à cause de cela. Je viens de les retrouver à l’occasion de recherches que je fais sur la région d’Assir dans le cadre de mon travail. Je les vois sur YouTube avec un films sur les « Hommes-fleurs », peuple saoudien des montagnes nommés ainsi par Thierry Mauger dans les années 1980. J’ai visionné leur film et voici ce que j’aimerais en dire.
Je profiterai de ce billet, qu’on me le pardonne, pour exposer des photos personnelles de mes promenades dans cette région du monde, lors de mes déplacements de 2024, 2025 et 2026, car mes billets de blog servent aussi d’albums photos pour conserver mes souvenirs.


Le film La tribu des Hommes-fleurs, produit par Bengaluncia Production avec le soutien du CNC, se présente comme le récit d’une exploration menée par un couple de voyageurs français à la rencontre de la province d’Assir, au sud de l’Arabie saoudite. D’une durée de 33 minutes et 49 secondes, le film mobilise une équipe d’au moins dix personnes en plus du couple (fixeur, montage, traduction, graphisme, développement de projet, etc.). Cette donnée, pourtant essentielle pour comprendre la nature réelle du projet, est en contradiction directe avec le récit d’aventure solitaire et improvisée que le film tente d’installer.


Le problème central du film tient à un décalage constant entre ce qui est montré et ce qui est affirmé. Les réalisateurs prétendent évoluer dans des territoires quasi inaccessibles, au-delà d’un désert de 2 000 kilomètres, à la rencontre de populations coupées du monde. Or, ils partent d’Oman, franchissent la frontière saoudienne sans difficulté (passage qu’ils décrivent pourtant comme exceptionnel, voire inédit) et circulent dans des zones aujourd’hui bien identifiées, documentées et ouvertes au tourisme. Tellement ouvertes que j’y suis allé moi-même en charmante compagnie, sans rencontrer aucun obstacle. Et Dieu sait que je ne suis pas un baroudeur de ouf…

La région d’Asir, située à cheval entre le Yémen et l’Arabie saoudite, est connue, étudiée et photographiée depuis des décennies. Le massif du Sarawat, culminant à plus de 3 100 mètres d’altitude, a fait l’objet de nombreux travaux, notamment ceux de Thierry Mauger, dont les images irriguent le film, mais auxquelles pourtant, aucune référence claire n’est faite. Les photographies de Mauger apparaissent plusieurs fois dans la vidéo sans attribution, ses livres sont feuilletés à l’écran sans que l’auteur ne soit nommé, y compris lorsque l’un d’eux est présenté en version arabe.

Plus de la moitié du film est consacrée à la traversée du désert et au trajet vers la mer Rouge. Cette insistance sur l’épreuve physique sert à construire une dramaturgie de l’effort et du dépassement, mais elle ne s’accompagne d’aucune mise en perspective historique, ethnographique ou géographique. Des figures pourtant incontournables du Rub al-Khali, comme Wilfred Thesiger et son fameux Désert des Déserts, ne sont jamais mentionnées. Le désert est réduit à un décor narratif, sans profondeur ni références.





Dans le fameux village de Rijal Alma, notre couple de réalisateurs séjournent dans un café-hôtel bien connu, fréquenté par les voyageurs depuis longtemps. Là encore, le lieu est présenté comme une découverte, alors même qu’il s’agit d’un site patrimonial restauré et valorisé par le gouvernement saoudien. Ils y rencontrent Zaki Al Arifi, qu’ils décrivent comme « pas un fixeur, mais un gars qui fait du shopping avec nous », une formulation qui tente d’effacer le cadre professionnel de l’accompagnement tout en en bénéficiant pleinement.
Les rencontres mises en avant dans le film se font presque exclusivement avec des guides touristiques ou des acteurs déjà intégrés à la médiation culturelle. Le village aux tunnels reliant les maisons entre elles, le territoire coupé par la frontière yéménite, ou encore les démonstrations autour des peintures traditionnelles sont autant d’éléments connus et déjà largement documentés. La séquence consacrée à Fatima Faye et à l’iconographie du Qatt al Asiri est particulièrement révélatrice : à peine plus d’une minute, des éléments symboliques évoqués sans contextualisation, et une phrase coupée en plein milieu, comme si le discours local importait moins que l’image produite.

Lorsque le film prétend enfin atteindre « le village des hommes-fleurs », il s’agit d’un site rénové, clairement inscrit dans un circuit touristique. Les habitants âgés, coiffés de fleurs, expliquent leurs parures dans un cadre balisé, avec un discours sur la protection et la transmission des traditions qui relève du registre institutionnel du tourisme culturel. La présence de visiteurs est assumée, et même revendiquée comme source de satisfaction.
Les hommes fleurs, Thierry Mauger et la nostalgie des voyageurs
Le film continue pourtant à maintenir l’illusion de l’aventure, allant jusqu’à inclure des séquences de fatigue extrême et de peur lors d’une descente de vallée, surjouant l’épuisement pour renforcer un récit héroïque qui ne correspond ni aux conditions réelles du voyage ni à la nature des lieux traversés.
Les rares références historiques arrivent tardivement, de manière anecdotique, comme lorsque les Grecs et les Romains sont évoqués pour justifier le port de fleurs dans les cheveux. Là encore, des images issues des livres de Thierry Mauger sont utilisées sans citation. La dernière minute consacrée aux fleurs repose sur des images qui ne sont pas celles des réalisateurs, sans que cela ne soit clairement indiqué.

Les artisans de demain forment donc un élément de plus de la chaîne néfastes des « nouveaux aventuriers » pseudo humanitaires et auto-centrés dont j’ai parlé plusieurs fois ici depuis les année 2010. Comme Priscilla Telmon ou les époux Poussin avant eux, nos deux youtubeurs font ce que l’on ne devrait plus faire avec le récit de voyage. Ils prétendent narrer une découverte alors qu’ils recyclent des lieux touristiques, qu’ils réduisent des savoirs existants à l’état de décorations, et qu’ils utilisent des dispositifs de politique patrimoniale en les reconditionnant sous la forme d’un récit d’exploration personnelle.
Le film se construit sur une série d’approximations, d’omissions et de glissements narratifs qui finissent par produire une impression de quasi-mensonge.
Vous comprenez pourquoi j’injecte dans ce billet des photos de mes propres balades dans la provinces des « hommes fleurs » : pour montrer que c’est un simple territoire facile à visiter et que le récit de voyage ne gagne rien à prétendre qu’il y a du risque et de la rareté là où la vie coule paisiblement et où les guides touristiques se déguisent en habits traditionnels pour que les citadins les prennent en photo.

Jaloux ?
Quand on ne sait rien produire, on critique les autres.
Vous devriez être critique culinaire ;-).
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Jaloux ? De quoi exactement ?
Quant à “ne rien savoir produire”, ce blog existe depuis 20 ans, c’est justement ma façon de produire et de partager. La critique en fait partie, comme dans tout espace d’expression.
Mais merci pour le passage en tout cas.
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Bonjour et merci pour cet article. J’imagine qu’il remet bien certaines choses en place. J’ai remarqué aussi une évolution étrange de leurs vidéos que je regarde moins. On ne peut critiquer « l’inauthenticité » car finalement ce qu’il et elle sont devenus: des réalisateur et réalisatrice. Leur travail de récit est remarquable même si comme vous le dites assez injuste. Je perçois que vous tentez d’exprimer votre mécontentement fasse au fait que ces gens profitent des autres ? (Extraits vidéo, locaux, et même spectateurs/rices…)
On pourrait certainement développer sur les privilèges qui les entourent en tant que voyageurs français …
C’est vrai qu’à la lecture de votre article l’image que je m’en faisais est ternie, mais j’imagine que de raconter des histoires palpitantes en une demi-heure ce n’est pas si simple. J’irai à la recherche dans votre site pour comprendre cette région.
Aussi ces gens ne s’auto-identifient pas comme « artisans de demain » cela désigne les personnes qu’ils mettent en lumière dans leurs vidéos, ceux dont ils racontent les récits comme créateurs/rices du monde de demain. (Ils l’ont expliqué plusieurs fois dans des vidéos passées)
Bonne écriture et bonne continuation
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Je vous remercie, Marie, pour votre commentaire. Ma critique ne porte pas sur une éventuelle appropriation ou exploitation d’autrui, mais bien sur la nature même du travail narratif en question.
Depuis plus de vingt ans, mes recherches sur les récits de voyage (d’abord sur des blogs, puis dans des colloques, puis dans une thèse, des livres, des articles, des colloques encore, et encore sur ce blog…) mes recherches m’ont conduit à me situer dans un espace intermédiaire : d’une part, une réflexion sur les formes de narration (la poétique), et d’autre part, une interrogation sur les rapports entre réel et fiction. À cela s’ajoute une attention particulière aux valeurs que ces récits véhiculent (philosophie) ; qu’il s’agisse de schèmes tels que le racisme ou l’orientalisme, ou, au contraire, une ouverture à d’autres modes d’existence. Bref.
Ma position vis-à-vis des « artisans de demain » tient avant tout à leur rapport problématique à la vérité qui est inséparable d’une qualité de récit que je trouve médiocre car stéréotypé. Les récits qu’ils produisent reposent sur des procédés de dramatisation qui relèvent moins d’une mise en forme que d’une altération des faits. Il n’est, par exemple, nullement nécessaire de convoquer une mise en danger fictive pour rendre compte des situations évoquées. De même, la présentation des « hommes-fleurs » comme entité authentique est trompeuse.
Ce qui est en jeu ici relève d’une critique du régime de narration lui-même. Les récits de voyage les plus aboutis ne sont pas ceux qui cherchent à produire artificiellement de l’intensité dramatique, mais ceux qui parviennent à articuler rigueur descriptive et puissance d’évocation. Le recours aux stéréotypes et aux clichés, loin de renforcer l’intérêt du récit, en signale au contraire la faiblesse narrative.
D’ailleurs vous le voyez bien, dans les commentaires sous leur vidéo : des centaines de spectateurs sont frustrés par tel ou tel aspect de leur récit de voyage. Ceux qui se contentent d’écrire « magnifique » sont plus nombreux car ça prend moins de temps, et parce que c’est plus agréable d’être sympa que de risquer d’être traité de jaloux et d’aigri.
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Merci beaucoup pour votre réponse très claire ! Malheureusement on aime faire du sensationnel… que pensez-vous des récits qui mêlent le documentaire et la fiction de manière assumée ? Souvent des documentaires sans commentaire d’ailleurs, mais où la manière de filmer nous guide vers des questionnements insoupçonnés. Je ne sais pourquoi le seul exemple qui me vient à l’esprit, et j’aurais aimé en avoir de plus parlants, c’est Les Maîtres fous de Jean Rouch. D’ailleurs, pas sûr qu’il y ait de la fiction ici, elle est uniquement dans la démarche de ce réalisateur si on considère que fiction est synonyme de concept. Finalement c’est certainement tout le contraire, mais on est habitué à ce que l’on nous raconte mais conter c’est aussi déformer et parfois à son propre avantage.
Vive les caméras au poing et un regard humble !
J’espère ne pas avoir trop fait de digressions.
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Oui, Jean Rouch est un des grands maîtres et je regrette d’en avoir si peu parlé sur ce blog. Cela vient du fait que je l’ai beaucoup pratiqué avant de commencer cette écriture de blog. Jean Rouch, puis Raymond Depardon, et même Chris Marker ainsi que Werner Herzog, les cinéastes documentaires sont nombreux à faire des récits de voyage un genre créatif, novateur, informatif et divertissant.
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Bonjour Guillaume, ici un autre Guillaume
J’entends la critique du sensationnalisme, en revanche peut-être que pour elleux qui n’ont pas fait autant de recherches que vous, iels font avec leur ressenti ? difficile quand on passe moins de temps de savoir à quel point un passage de frontière est répandu ou non.
J’entends aussi le manque de bibliographie (ça reste une vidéo youtube pas un article universitaire dont le format intéresse moins de personnes, mais iels auraient pu le mettre en description, soit).
A part ces deux reproches que j’entends (qui d’ailleurs vous permet de vous mettre en avant vous, exactement comme vous leur reprochez – mais on s’éloigne du sujet), vous dites « ce que l’on ne devrait plus faire avec le voyage. Ils ne documentent pas une découverte, ils recyclent des lieux touristiques, des savoirs existants et des dispositifs de médiation culturelle » : donc on devrait au contraire reproduire des schémas neocolonialistes « d’aller à la découverte » ?
Est-ce qu’on ne peut pas se réjouir au contraire d’une mise en avant de certaines cultures déjà connues mais soyons honnêtes qui restent carrément niche ? Si c’était davantage répandu on aurait peut-être ainsi autre chose que du massaï ou quechua à toutes les sauces, ça ne ferait peut-être pas de mal ?
Enfin, pour un jeune couple, avec leurs moyens financier, de temps et de connaissance, je ne vois aucune nuance dans vos propos : est-ce que vous auriez préféré qu’ils ne sortent pas cette vidéo ? ou peut-on tout de même s’en réjouir ? je ne vois aucune nuance et aucune satisfaction de votre part donc je me dis que vous préférerez peut-être qu’ils aient un job en marketing dans une startup parisienne comme la plupart des jeunes de leur profil ?
Afin de voir quelle alternative vous proposeriez, auriez vous des exemples contemporains ?
(En résumé : je vous trouve un peu dur, la critique étant si facile et produire une telle vidéo si difficile ça me semble un peu injuste (probablement comme le premier commentaire d’ailleurs, je ne dois pas être le seul), mais je ne demande qu’à voir mieux 🙂 )
Bien à vous
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Oui Guillaume, j’ai des exemples contemporains de récits de voyage qui sont à la hauteur de leur époque. D’abord, je ne me cache pas derrière mon petit doigt, il y a mes propres textes, et notamment sur ce blog ceux que j’ai consacrés à cette région même d’Assir.
Chez les auteurs contemporains plus connus, je vous propose de lire Jean Rolin, Chantal Thomas, Danny Laferrière, ou Antonin Potoski, entre autres. Vous y verrez que la bonne littérature de voyage ne consiste pas à nourrir chez le lecteur un désir d’exotisme, d’exploit et de démarcation.
Même notre couple des « Artisans de demain » aurait fait un meilleur film en appliquant à Assir l’approche qu’il avait eu en Iran il y a dix ans. Une approche sans fixeurs, sans équipe de production, sans narratif préétabli par le ministère du tourisme, sans narration rétrospective, etc.
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J’avais plutôt en tête des vidéos/reportages que littérature qui ne me semble pas complètement comparable (cela nécessite souvent un style littéraire vs. un style de réalisation ; et on parle ici d’un format qui a fait 300 000 vues ! c’est immense comparé à des livres du même genre non ?).
C’est toujours l’arbitrage difficile et parfois un peu de sensationnalisme permet de servir une cause plus importante qui est de faire découvrir une nouvelle culture à des personnes qui ne l’auraient pas découverte sinon. Alors forcément ça nécessite des raccourcis, du sensationnalisme.
J’irai regarder les vidéos de leurs débuts, mais est-ce que sans fixeur/équipe de production iels auraient pu faire autant de vidéos qu’aujourd’hui ?
Dernière question puisque je commence à me lancer dans le même exercice (ce qui explique également mon biais, que je reconnais volontiers!), quel est le problème avec la narration rétrospective ? Si elle est en plus de la narration « dans le vif » elle permet peut-être davantage de recul et de réflexions ?
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1. Pour ce qui est des récits de voyage sous forme de vlog, je n’ai pas assez de culture. Je confesse n’avoir pas encore visionné de vidéo de ce format qui m’enthousiasme, mais je ne fais pas beaucoup d’efforts non plus.
2. Je ne pense pas que ce film réussisse à faire « découvrir une nouvelle culture ». Pas plus qu’Emily in Paris fasse découvrir la culture française.
3. La « narration rétrospective » : je voulais juste dire par là (maladroitement) que l’écriture fait entrer ce voyage dans un carcan narratif convenu : la quête des hommes-fleurs, une enquête avec des risques, des adjuvants et des opposants, une « découverte » finale, etc. Or tout cela est non seulement ennuyeux, mais est raconté rétrospectivement dans la voix off. C’est dommage, il y aurait eu tellement d’autres choses passionnantes à faire avec les moyens dont ils disposent. Deux choses qui me manquent là-dedans : des recherches préliminaires qui ne sont pourtant pas si difficiles à faire, et du temps passé au quotidien dans les montagnes d’Assir pour laisser arriver des événements inattendus et des rencontres moins convenues.
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2. Est-on si éloigné de la réalité que cela dans la vidéo (je n’ai jamais regardé Emily in Paris mais sait qu’Hollywood ne fait pas dans la dentelle en ce qui concerne le sensationnalisme) ? Au pire ça peut peut-être inviter les personnes à en savoir plus… et donc à aller voir vos oeuvres par exemple ?
3 Si je résume, il leur a surtout manqué du temps, la grande richesse de notre siècle, difficile d’en avoir autant qu’on aimerait.
Merci pour cet échange en tout cas 🙂
Une dernière question : savez-vous où on pourrait trouver un « annuaire »/liste qui répertorie les personnes ayant fait de telles recherches, par section géographique par exemple ? Je traverse actuellement l’amérique centrale avant d’aller en Colombie et utilise surtout podcast/youtube mais serais très intéressé d’approfondir via qq lectures.
Merci de nouveau !
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