Akim Omiri éteint ses accusateurs : les Français débattent tranquillement

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Une émission de radio filmée a été envahie par des militants qui se revendiquent pour le respect des juifs. Ils protestent contre une émission qu’ils jugent antisémite.

Eux-mêmes, les manifestants, se disent juifs, et l’animateur de l’émission incriminée est musulman, d’origine algérienne. Chouette, une confrontation juifs contre arabes, la France n’attendait que cela : du grabuge, de la bagarre, des mecs de banlieue qui viennent en découdre avec des feuj aux cris d’Allah Akbar… du miel pour l’extrême-droite.

Ce qui s’est passé se voit sur la vidéo que je poste : l’animateur invite la représentante du groupe insurgé à venir s’asseoir et à s’expliquer. On assiste à un échange courtois, contradictoire, parfois amusant, et par une déroute totale des accusateurs qui finissent par sortir dans le calme car ils n’ont pas reçu la violence et l’antisémitisme qu’ils étaient venus chercher.

J’en tire deux enseignements :

1. Les gens de gauche ne sont pas aussi stupides ni aussi racistes qu’on le prétend dans les beaux quartiers parisiens.

2. Depuis le 7 octobre 2023 et la vengeance cruelle d’Israël, le monde a changé et les arguments pro-sionistes ne portent plus. Fini le temps de Dieudonné où il suffisait de proférer des mensonges toute la journée sur les plateaux de télé pour convaincre une majorité de Français de rejeter telle ou telle figure médiatique.

Il y a vingt ans, je me devais de défendre Dieudonné contre les mensonges, mais aujourd’hui les menaces du système pro-israélien ne font plus peur à personne. Les tirades de Caroline Fourest n’impressionnent plus personne, les tweets injurieux de Raphaël Enthoven ne font rire personne, les accusations d’antisémitisme relayées tous les jours sur toutes les chaînes des médias n’empêchent plus personne de voter quand même à gauche.

Lire aussi : « C’est fini »/ La bascule du 7 octobre 203

La Précarité du sage, janvier 2024

Conclusion

Ce qui m’intéresse et m’émeut dans cette vidéo, ce n’est pas la dévitalisation du camp pro-massacre, ni l’échec manifeste du projet visant à faire l’amalgame entre juifs et Israël. Ce qui me plaît c’est la douceur des échanges que l’on voit sur la vidéo. La courtoisie et l’élégance d’Akim Omiri. On sent qu’il pourrait devenir ami avec la brave jeune femme qui proteste et qui n’a pas été préparée par les bons avocats.

C’est le retour de la conversation à la française qui supplante les simples invectives, les rouleaux compresseurs financés par des milliardaires, les insultes proférées sans contradictions et sans arrêts contre la gauche.

J’en suis ému car, pour un Français qui passe la plupart de sa vie à l’étranger, ça fait du bien d’avoir des raisons d’être fier de sa culture.