
La sagesse précaire s’exporte dans le monde arabe. J’ai accepté avec joie l’offre d’emploi d’une université du sultanat d’Oman.
Vous ne voyez pas trop où se trouve l’Oman ?
Eh bien représentez-vous le Moyen-Orient, avec la terre-sainte au nord (Palestine, Syrie, Jordanie, Liban et même Egypte), les pays méditerranéens comme la Turquie. Au sud de ce qu’on appelle « Moyen-Orient », il y a la péninsule arabique, avec l’Arabie saoudite qui prend beaucoup de place.
La mer Rouge sépare la péninsule arabique de l’Egypte, de l’Erythrée et de Djibouti à l’ouest. Et à l’est, c’est le Golfe persique qui sépare la péninsule de l’Iran. L’Oman se trouve du côté iranien, au sud-est de la péninsule arabique. C’est d’ailleurs en Oman que se trouve le fameux détroit d’Ormuz, point de passage stratégique et tendu entre Perses et Arabes.
Le sultanat d’Oman a pour voisins les Emirats arabes unis au nord, l’Arabie saoudite à l’ouest et le Yémen au sud-ouest.
Il y fait extrêmement chaud mais les paysages sont très beaux. Des montagnes qui culminent à trois mille mètres d’altitude, des vallées, des rivières, des zones de désert et des zones tropicales. Des cultures en terrasses où l’on cultive la rose et les dates. Des arbres à encens, de la myrrhe. C’est l’ « Arabie heureuse » (Felix Arabia) « regorgeant de parfums et de richesses »chantée par les Grecs et les Romains. Arabie fertile opposée à l’Arabie déserte parcourue par les nomades.
D’une superficie de plus de 300 000 kilomètres carré, c’est un pays un peu plus grand que l’Italie, mais beaucoup moins peuplé : quatre millions d’habitants.
Son code téléphonique est le 968.