Michel Jeannès sur France Culture

Ce mardi soir, de 22h15 à 23h30, l’émission Surpris par la nuit s’intéresse aux boutons et aux créateurs qui font travailler les formes d’art et les communautés humaines autour de ce petit objet presque insignifiant.

J’avais déjà parlé du travail de Jeannès sur ce blog, et son site est en lien ici depuis le début de La précarité du sage. C’est donc naturellement que j’encourage tout le monde à écouter France Culture ce soir pour mettre un timbre sur la voix de l’artiste qui vient parfois commenter les billets de ce blog, commenter les autres commentaires, commenter les menus faux-pas que l’on fait avec le langage.

Il ne sera pas seul dans l’émission. Des écrivains, des collectionneurs, des créateurs feront vibrer la corde du bouton (là, par exemple, je sens que j’aurais pu trouver un jeu de mots, avec « vibrer », avec « la corde », la corde, le fil, fil à coudre, coudre des boutons. En cherchant, j’aurais pu faire jouer les mots boutons, boutons à trou, trous de mémoire, mémoire Moïra, Moïra/destin, destin/fatum, Fatum/fée, fée du logis, fée du logis/ménagère, ménagère/mercerie, Mercerie/ Michel Jeannès. J’aurais pu, mais je ne sais pas faire de jeux de mots, voilà.)

14 commentaires sur “Michel Jeannès sur France Culture

  1. Merci Sage Précaire pour ce relais, cette ode aux trous et ces tant hâtives tentatives concaténatoires.

    destin/fatum festin/datum?
    corde/credo/decor?

    fata/fada (touché des fées=> se mefier des fées secondaires…
    (pour confectionner un petit kit du bricoleur de mots).

    Ceci dit je vous kit et à tantôt sur les zondes.

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  2. « Je dis chapeau (à bouton).
    Non, je n’y arrive toujours pas. »
    (com de Guillaume | le 24 mars 2009 à 23:56 )

    com/com: faut pas se mettre dans des états pareils pour une paire de boutons .

    pour commenter l’émission: je suis content de ce travail de passeur, le mien comme celui d’Anita Castiel. Un artiste travaille dans un quartier oublié, un type s’assied un jour avec lui pour trier des boutons, laisse une micro trace, un mot, le nom d’une couleur (« blanc-blanc ») et cette trace sonore ténue s’amplifie pour devenir élément de culture commune. fabriquer avec des « gens de peu » (de qui est la formule? Bourdieu?) de la richesse. Il faut quelques années pour passer à travers les filtres et fabriquer un distillat de gestes modestes comme ramasser un bouton par terre et ce temps même produit de la « valeur ajoutée » (récupération d’une formule capitaliste) et du sens.

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  3. Chez moi, pas de France Culture du tout. Il y aurait moyen que vous mettiez l’émission ici ? Ou sur le site de la Mercerie (mais alors faudrait prévenir parce que c’est pas un blog, la Mercerie, on y va pas tous les jours) ?

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  4. Pierre Sansot, bien sûr! évoquer Bourdieu était donc une bourde.
    Y viva Al Zeimer! Merci de ce rafraichissement de la méninge.
    Merci pour vos témoignages de soutien. Le succès est dû à Anita Castiel.
    Je ne pense pas que l’on puisse mettre une émission de France Culture en ligne sur un autre site, pour des raisons de droits, etc…On peut « podccaster » sur le site de France Culture pendant quelques jours je crois.

    http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/podcast/

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  5. Michel, Bourdieu et Sansot avaient le même prénom…
    Sansot, quel homme touchant… il est venu plusieurs fois au forum de la Fnac, parler de ses derniers livres comme La beauté m’insupporte. Et puis il est parti pour l’ailleurs…
    Oui, on peut podcaster et c’est génial, il y a des rires d’enfants, plein d’infos, des bruits, mais chut… Emission géniale

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  6. Moi, je l’ai podcasté, et je l’écouterai quand je serai dans l’humeur pour cela. En ce moment, l’émission tomberait mal entre mes oreilles. Je me la réserve donc.

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  7. « podcasté »: quel mot nouveau étrange. Je l’entends comme « peau de castor » ou « pode-castré », c’est à dire pied-bot, ça doit avoir à voir avec celui qui prend son pied parce qu’il en a entre les zoreilles, ou une confusion entre les zoreilles et les zorteilles (deux tribus qui se cassaient les zoreilles ou les zorteilles quand ils se faisaient prizonniers). Pode-castel aussi, château où le se rend à pied comme pour le pèlerinage de Compodstelle.

    « il y a des rires d’enfants, plein d’infos, des bruits… »
    (com de Nénette | le 26 mars 2009 à 09:30)

    com/com: extraits d’une pièce sonore réalisée à la « Centrale de tri » de boutons dans la Maison de l’enfance de la Duchère à Lyon. Pièce sonore remise gracieusement exclusievement en mains propres en échange de la signature d’un chirographe lors des événements-rencontres de la Mercerie.

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  8. J’ai écouté l’émission hier soir. Pas besoin de podcast. Il suffit d’aller sur le site de l’émission, et de cliquer sur Archives. Les émissions de la semaine sont en écoute « à la carte ».
    Vous y entendrez Michel Jeannès faire son bonimeteur avec la journaliste. Il faut suivre, car ce ne sont trois ou quatre types dans un studio avec un animateur qui les interroge. C’est plutôt un montage de reportages. On entend donc Michel par moment, comme au milieu d’une conversation dont on aurait que des bouts significatifs.
    Ce qui m’a impressionné, c’est l’assurance de Michel pour dire en quoi consiste son travail avec les boutons, car c’est vrai que ce n’est pas aussi facile que s’il disait : « ben je peinds, je sculpte, je filme. »
    Et quand je t’ai entendu parler de ton « Journal du fibulanomiste », je me suis dit qu’il faudrait vraiment que tu en fasses un manuscrit à part, et que cela fasse partie (et enrichisse) le genre du récit de voyage.

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  9. Vous y entendrez Michel Jeannès faire son bonimeteur avec la journaliste
    (com de Guillaume le 28 mars 2009 à 18:33)

    com/com: bonimenteur a ceci de sympathique qu’il relie au colporteur et fait état d’une tradition orale. Par contre, je ne suis pas certain d’avoir fait du « boniment », pas plus que d’avoir bien menti, à vrai dire. J’ai un travail artistique et je l’expose, en tant qu’expert autorisé et spécialiste. Pas plus difficile que ça et un peintre , une fois qu’il a dis qu’il peignait, se doit bien lui aussi d’expliquer ce qu’il entend par là.

    Il s’agit effectivement d’un montage. Je l’ai perçu comme très respectueux des paroles de chacun des invités. Des plages musicales fonctionnent comme des cloisons sonores qui construisent des tiroirs ouverts sur les différents univers. Comme dans une mercerie, en fait. (en fête).

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