Conférence festive au Vigan

Notre soirée irlandaise du Vigan a été un franc succès, et je crois que tout le monde n’a eu qu’à s’en féliciter. Il y a eu un monde fou, la salle de la médiathèque était pleine à craquer.

Au-delà de la quantité, ce qui m’a beaucoup touché fut la diversité du public : des retraités et des lycéens, des familles bourgeoises et des collectifs de soutiens aux Gitans. Des jeunes nomades qui ont vécu à cheval et des amoureux de l’Irlande. Tout ce monde cohabitait et posait des questions à un sage précaire étonné de voir tant d’intérêt pour le petit peuple Traveller.

La bonne idée de la soirée fut de diversifier l’offre. Loin d’être une conférence, la rencontre se déployait en plusieurs directions, si bien qu’entre l’exposition des tableaux, mon intervention, les lectures et les plages musicales, le public a soutenu son attention pendant près de deux heures.

C’est énorme, deux heures d’attention.

Et c’est encore plus énorme de voir cinquante personnes, dans une ville de quatre mille habitants, remplir une salle de médiathèque pour un livre modeste écrit par un auteur inconnu. La proportion est impressionnante si on la rapporte à une grande ville : à Paris, ce serait l’équivalent d’une salle de plus de dix-mille personnes!

Même s’il s’est déplacé grâce au charme de la bibliothécaire, grâce au lobbying exercé par chacun des participants, ce public témoigne d’un intérêt réel pour le livre, et cela seul est une bonne nouvelle dans le monde d’aujourd’hui.

7 commentaires sur “Conférence festive au Vigan

    1. L’enthousiasme de l’écrivain était utile pour amuser les gens déjà présents, mais était vaine pour les faire venir. Pour faire venir des gens, il faut des jolies femmes, des promesses de petits fours et de vin (en l’espèce, de whisky), enfin des promesses de toutes sortes.

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  1. Interesting topic and discussion, music, art and whisky…a winning combination! Congratulations again on a successful evening. I’m sure for your next book, we can organize something special, too, (without forgetting the booze and food of course!)

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      1. Ca c’est pas une citation, non? Ca rappelle le monologue final de Molly, mais est-ce qu’elle dit vraiment « Yes we can »? je ne vois ni Molly Bloom saisie par une passion démocrate prophètique, ni Obama citer Joyce dans le texte.

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