Il existe une alternative à toute cette attente aux postes de frontière : le ferry. Depuis Mascate, un ferry part le jeudi à midi pour arriver six heures plus tard à Khasab, et le retour se fait le samedi midi.
J’y suis allé avec ma voiture et deux passagères, dont je parlerai une autre fois.
Il convient d’arriver longtemps avant midi. Moi, j’ai dû payer un supplément de 20 % car je n’avais que vingt minutes d’avance sur l’horaire. Les billets sont un peu chers (45 rials aller-retour par personne, 15 rials pour la voiture), mais on peut économiser sur place si l’on décide de camper au lieu d’aller à l’hôtel. C’est l’option roots que nous avons choisie avec profit, car camper sur la plage permet de mieux profiter de la mer et du paysage.
Le ferry Hormuz est un bateau ultra moderne, très rapide et confortable. C’est un bateau de type High Speed Craft, construit en 2008 en Australie, propriété du ministère des finances, et dont le numéro IMO n’est autre que le 9396189. C’est tout dire.
Des sièges et des banquettes sont disposés dans deux larges salles, très propices à la lecture, à la sieste ou à la méditation. Nous, en plus de faire les imbéciles et de faire des commentaires stupides sur les autres passagers, nous lisions des livres de voyages, dont le roman de Jean Rolin, Ormuz, et la traversée de l’Oman de Jan Morris, Sultan in Oman.










