
Depuis mes premiers pas à Munich, je connais l’existence d’un musée appelé Musée allemand, mais j’imaginais qu’il s’agissait d’un complexe un peu vieillot, dans un jus d’avant-guerre que je désirais visiter en espérant presque me retrouver dans quelque chose de daté et de poussiéreux.
Le voyageur a du mal à se défaire de sa petite condescendance d’homme d’esprit. Le sage précaire a au fond de lui un petit con rigolard qui aime contempler les petites vanités des peuples et des communautés.
C’est la façade nord du musée qui m’inspirait ce léger sourire. Une architecture typique de la première moitié du XXe siècle, à laquelle on peut prêter des caractéristiques d’usine, de caserne, ou encore de caserne. Je trouvais de l’élégance massive à cette façade, mais comme le bâtiment était dans son jus d’époque, je n’imaginais pas l’immensité du lieu que la façade cachait.

En fait il s’agit d’une île en plein cœur de Munich, et le Deutsches Museum la recouvre entièrement, faisant d’elle le plus grand musée des sciences et technique du monde.

Et selon vos promenades, vous prenez un pont ou un autre et vous atteignez une façade complètement différente de celle qui s’est présentée à vous la première fois.


Si bien qu’il m’a fallu plusieurs approches pour comprendre ce qu’était ce bâtiment. Il semble qu’il ne soit pas construit de manière uniforme. Il est même selon moi assez difficile à lire.

Si l’on pouvait croire au début que c’était une friche industrielle rénovée en musée, un clocher central fait au contraire penser à une église, et d’autres points de vue nous racontent des histoires de bateaux.































