Je suis une fleur en bulbe

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Je suis heureux de mon nouveau jardin suspendu. J’y travaille plusieurs heures pendant que mon frère passe le motoculteur à l’autre bout du terrain. Nous nous occupons de deux endroits littéralement différents, mais à la même hauteur. Lui est près de la rivière, la terre est bonne et des pommes de terre y pousseront. Moi, je suis près de la forêt, la terre est sableuse et aride. Des fleurs et des plantes aromatiques y apparaîtront Inch’Allah.

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Je creuse un trou pour y loger un demi-bidon en métal. Celui-ci recueillera les eaux de pluie, ce qui rendra les arrosages plus faciles. Autour de ce nouveau point d’eau, j’aménage des petites parcelles de terre entourées de pierres du terrain, et une petite plate-forme recouverte de lauzes pour s’y asseoir ou s’y allonger près de l’eau.

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Je m’éclate, littéralement. Après la baignoire, le jardinet de moinillon et maintenant ce petit coin de paradis en cours, je suis en train de me transformer en créateur, je suis en train d’imposer ma marque sur le terrain de mon frère. C’est l’effet du printemps. Je suis comme une fleur en bulbe, voilà.

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Quand je suis arrivé, j’ai passé le printemps et l’été à regarder, à observer, à fréquenter et à prendre mes marques. J’ai passé l’automne à travailler comme manard pour mon frère, à apprendre des gestes, à m’inspirer de sa créativité, de ses gestes. L’hiver, j’ai hiberné. Et ce printemps, j’éclos et devient moi-même un insecte ouvrier, un paysan qui sculpte le paysage. Je fais mien ce terrain et je veux en révéler la beauté sauvage.

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Mon jardin d’Epicure

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Au-dessus du mazet, ou derrière lui, il n’y a pas exactement une terrasse, mais un passage incliné qui mène à une petite étendue qui jouxte le mazet, contre son mur aveugle. Là, sur cette petite étendue, un énorme rocher impose son calme et sa lourdeur. J’ai toujours pris ce rocher en affection, je l’ai toujours pris, confusément, pour un totem intime, un lieu d’inspiration et de réconfort.

Pour se tenir sur ce rocher, il faut monter sur la terrasse supérieure. Il tasse alors sa rotondité pour permettre au paysan de s’asseoir, et même de s’allonger. J’aimerais y aller plus souvent, mais cette terrasse est un endroit inexploité, et on se sent plus spontanément attiré par des terrasses plus basses. Mon frère s’est exclusivement occupé du territoire compris entre le mazet et la combe, et de fait, mon rocher est comme orphelin.

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C’est en m’asseyant dessus que j’ai eu l’idée d’investir cette terrasse pour en faire un petit paradis fleuri que j’arroserai à la force de mes bras. Il est vrai que je fais encore du compost et il faut bien que j’en fasse quelque chose. Je dépose du compost dans un creux du terrain, ainsi que de la cendre et du terreau que je vais chercher dans le sous-bois.

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Compost 8 février

Compost 7 février

Ce serait bien le diable que sur un sol aussi auguste, aussi ensoleillé et arrosé par mes soins, des fleurs et des légumes ne poussent pas ! Je vais semer et semer encore, je vais faire pousser des couleurs, par la force s’il le faut. Je vais remettre de la vie sur cette terrasse où règne la désolation. Mon rocher sera là pour donner la tonalité de base de mon nouveau lieu de vie.

Or, en me promenant, je vois un signe qui me conforte dans mon inspiration. Sur le muret du haut, des genêts énormes cachent un espace en pierre qui a l’air d’avoir été créé par les paysans d’autrefois. Cela pourrait être un siège, une retenue d’eau ou un bac, creusé à même la roche. Voilà un bien bel endroit pour poser ma marque, une marque que personne ne verra jamais, car il est bien rare que l’on s’aventure dans ce recoin du terrain. Trop sec en été, et trop loin de toute source d’eau, il est en jachère depuis la deuxième guerre mondiale.

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J’ai trouvé mon petit espace personnel, mon repère. Il va exactement de cette roche creusée jusqu’à mon rocher, de l’autre côté de la terrasse. Entre les deux, je vais y semer les fleurs de mon amour, y planter un arbre de sagesse. Et j’y ferai un espace de vie ! C’est une gageure car c’est vraiment une terrasse déshéritée. Il y faudra peut-être une retenue d’eau, non seulement pour arroser les fleurs et le nouveau potager, mais pour lutter contre la sècheresse de l’endroit. Ce serait peut-être une bonne chose d’y poser la baignoire, ou d’y creuser une sorte de piscine, comme chez Eric et Magali, mes voisins facteurs de yourtes. J’y ferai un lieu de désir et de repos, un lieu à la gloire des fleurs.

Bite grincheuse

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Les fleurs éclosent. Je ne connais pas encore leurs noms, je vais demander à mon frère.

La baignoire pour bains chauds m’occupe encore. Je la relève, la soulève sur des rondins, et tâche de l’habiller de quelques rondins pour rendre mon installation plus attrayante aux yeux de mon frère, qui n’aime que ce qui est gracieux.

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Poussé par je ne sais quelle étrange inspiration, je creuse un drain sous le trou de vidange de la baignoire, et l’étire jusqu’à une mare que je creuse près du bord de la terrasse. Par amour pour la dame de mes pensées, je lui donne une forme de cœur, et sur ses bords, je sème des myosotis, des coquelicots et des cosmos.

C’est alors que je me rends compte que je n’ai rien créé sur ce terrain. J’habite ici depuis dix ou onze mois, et je peux partir du jour ou lendemain sans avoir laissé la moindre trace.

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La mare en forme de cœur n’est pas convaincante. A cause du canal qui la relie à la baignoire,  elle tend à prendre la forme d’une paire de couilles alliée à une bite grincheuse.

Dans le bain chaud

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De retour sur le terrain, j’allume les feux dans le mazet et sous la baignoire.

Je mange des légumes en bouillons, du pain et du fromage.

Vers 21h30, je me baigne dans une eau chaude qui me donne, jour après jours, toujours plus de réconfort. La lune éclaire la nuit, et joue à cache-cache avec les nuages. La nuit est si claire que je vois toutes les vallées, et les masses de brume qui donnent à ces montagnes des apparences d’encres chinoises. Les paysages montagnes et brouillards sont des classiques chinois, et la lune est l’astre préféré des âmes sensibles en Extrême-Orient. Je regarde la lune en pensant à celle qui pense peut-être à moi.

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Quand je suis dans l’eau, un bien-être puissant comme une douleur s’empare de tout mon être. Immobile et inerte, je deviens un véritable légume. Je ne pense plus à rien, je ne ressens plus rien, le temps ne passe plus, je suis hébété comme un gamin débile.

C’est quand l’eau refroidit que je commence à ressentir le besoin de sortir. Combien de temps cela prend-il, une heure, deux heures, trois heures ? Davantage encore ? Je n’en sais rien. Je me suis peut-être endormi, mais de cela non plus je ne suis pas sûr. J’ai été littéralement absent, en extase, ou dans une idiotie sans repères.

Printemps lent

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Tous les Français se plaignent du temps qu’il fait, du printemps qui ne vient pas.

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Moi, je suis le plus heureux des Français. Le printemps vient, mais sa lenteur me ravit. Les fleurs éclosent tout doucement, les unes après les autres. J’ai le temps de m’émerveiller, puis de m’habituer, avant que d’autres éclosions m’enchantent à leur tour. Le plus beau est à venir, et encore à venir, et toujours plus de beauté m’arrive, et toujours plus de promesses, et toujours plus de couleurs.

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Hier, il a plu toute la journée. Ce matin, il y avait un peu de givre, mais la matinée voit le soleil briller dans un ciel immaculé. Je suis allé le chercher, le soleil, sur la crête, pour me réchauffer. Assis sur un gros rocher, contemplant le mont Aigoual toujours enneigé, j’ai vu passer deux chiens très civils, munis de colliers, passer devant moi en me saluant de la tête, et poursuivre leur chemin sans maître.

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Hier il pleuvait et j’ai planté les laitues, les iris, les rosiers, la ciboulette et le plant de coriandre. J’ai laissé la pluie arroser tout ce beau monde, et en toute fin de journée, je l’ai recouvert d’une serre bricolée à l’aide de bois vert recourbé et d’une bâche en plastique que mon frère avait laissée pliée sur une terrasse du bas.

Du jardinet de moinillon

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C’est un des grands commentateurs de ce blog, Cochonfucius, qui l’a baptisé : le « jardinet de moinillon » est le tout petit potager qui se trouve derrière la cabane. L’été dernier, il y poussait des tomates, du basilic et des courges de Nice.

Pendant l’hiver, le jardinet s’est reposé. Je l’ai recouvert de mon compost et d’un fumier humain délicat. Fin février, j’ai semé des graines d’oignons doux, et de l’ail. Comment appelle-t-on les petits quartiers qui composent une gousse d’ail ? J’ai planté trois de ces quartiers. Deux mois plus tard, l’oignon sort doucement, et l’ail pousse avec puissance. C’est la gloire de l’ail.

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Mi mars, j’ai semé des radis, des laitues, du basilic, du persil, de la ciboulette et, un peu partout, des fleurs (des cosmos!).  Je m’inquiétais de ne rien voir arriver, jusqu’à ce que les radis ramènent leur fraise il y a quelques jours. J’étais fou de joie.

Je ne me suis pas arrêté là, mais je m’arrêterai là pour aujourd’hui.

CV France (4), Ramonage (suite)

Suite des aventures de mon père.

A cause du très mauvais climat social de l’époque, la démotivation des salariés, le poids des charges, la tendance était à la sous-traitance aussi bien dans l’industrie que dans le tertiaire. Je me mis donc à l’écoute de ces nouveaux besoins et mon entregent fit le reste!

Rapidement, je me positionnai sur le marché du nettoyage industriel et technique, ce qui impliquait une gestion d’entreprise totalement différente tant au niveau du personnel que du matériel et des finances.

Tout en conservant ma clientèle de particuliers qui me permettait d’avoir de la trésorerie (le ramonage se paie cash par le ramoné comme la baguette chez le boulanger), je décidai de changer de braquet et commençai à soumissionner pour des chantiers importants.

A l’époque, les banquiers étaient prêteurs et pour un peu que vous ayez un bilan comptable correct, un projet cohérent et une bonne tête, votre demande de prêt professionnel à faible taux d’intérêt était rapidement prise en compte et vous étiez convoqué quelques jours plus tard pour apposer votre signature précédée de la mention « lu et approuvé, bon pour accord » en trois exemplaires.

Je ne me souviens pas du montant, mais c’était la première fois de ma vie que je me trouvais « confronté » à une telle quantité d’argent!

Etant devenu raisonnable avec les ans, j’utilisai cet argent à bon escient et une année plus tard, l’entreprise comptait une dizaine d’employés, plusieurs véhicules et du matériel et des outils appropriés. Mon associé était responsable des chantiers et du personnel, et me laissait volontiers la gestion des « paperasses », comme il disait…

Manque d’ambition, peur des problèmes qui ne manquent pas de se poser lorsqu’une entreprise grossit ? En tout cas, j’arrêtai là le développement, d’autant plus que mon collaborateur n’était pas chaud du tout… Comme pour les particuliers, je fis en sorte de fidéliser la clientèle et de remplacer un client défaillant par un autre.

Ainsi ma petite entreprise ne craignait pas la crise, et sans retirer un salaire mirobolant, les affaires marchaient plutôt bien.

Cependant, l’attrait du nouveau et de la création s’émoussait sérieusement et la routine commençait à s’installer ! Diable, quel vilain mot la routine !!

Dieu merci, une opportunité se présenta qui me permit, tout en conservant mes acquis, de découvrir un autre domaine d’activité.

Le monde depuis mon bureau

Le Café des Cévennes, c’est non seulement l’endroit où j’ai accès à l’internet, mais c’est un formidable poste d’observation.

A côté de moi, un trio de dames discutent. Elles appartiennent à la bourgeoisie locale, leur famille a dû faire fortune il y a quelques siècles, dans la sériciculture. Elles boivent un petit verre de St-Yorre et un chocolat chaud avant de rentrer dans leur demeure, dont elles disent qu’elles sont surveillées par des gardiens. L’une d’elle a de gros problème de poignet, ou de phalanges, et les deux autres reçoivent patiemment ses longues plaintes.

Autre table, autre moeurs. Un autre trio de dames, plus jeunes, sont d’une classe sociale inférieure. Elles ne parlent pas de leur demeure. Elles sont plus discrètes et parlent bas.

Dehors, fumant des clopes roulées et buvant des bières, un jeune barbu portant casquette à carreaux parle sans arrêt devant deux femmes d’âges différents. La plus jeune est arrivée la première et bouffe des yeux le jeune barbu. Il s’agit de « néos », qui sont arrivés là il y a un an. La fille, je ne l’ai jamais vue. Il est possible qu’elle soit à peine arrivée en Cévennes et qu’elle soit en pleine entreprise d’intégration sociale, d’où les yeux doux et les rires bruyants qui accompagnent les moindres paroles du barbu.

Ses rires, d’ailleurs, la défigurent : elle montre toutes ses dents quand elle rit, tout le râtelier. C’est effrayant. Elle pense bien faire, et s’il faut le dire, elle est tout à fait charmante. Mais ses rires à pleines dents  font peur. Sourires carnassiers.

A côté de moi, les bourgeoises ont changé le cours de leur conversation. Elles sont dans un commérage plus classique : « Celle-là, elle devrait sortir avec une armure. »

Une femme entre deux âges s’est installée dehors à la table des néos. Elle rit et participe aux monologues du barbu, mais elle lance des oeillades assassines à la jeune femme aux sourires carnassiers. Le barbu, lui, est un insupportable bavard qui n’hésite jamais à parler très fort au téléphone quand on essaie de travailler. En voilà un qui ne comprend pas que le Café des Cévennes est avant tout mon bureau.

Il est 17h42 et la terrasse se remplit de néos qui viennent dépenser leur RSA en apéros bien mérités. Les aides de l’Etat et les minima sociaux, il faut bien que quelqu’un le dise, ce sont de très rentables investissements pour le gouvernement : c’est de l’argent intégralement réinvesti dans les commerces locaux, à la différence de toutes les primes données à des gens riches, et qui disparaissent hors de France, dans des paradis fiscaux et des spéculations improductives. Sans le RSA, le RMI, les allocations chomages et les indemnités débiles, des régions entières de notre pays seraient abandonnées par manque d’emplois. Il y aurait moins d' »assistés », mais la misère se concentrerait simplement dans les grandes villes.

Un jeune homme malingre et hirsute longe le bar. Il a tout l’air d’un toxico. Il envoie des signes de bonjour à des clients sur la terrasse, qui ne lui répondent pas. Je le vois un instant plus tard parler à un Arabe du coin, assis à la terrasse et buvant un verre de vin blanc, un homme bien plus « local » que que le petit toxico.  Ce dernier demande quelque chose à fumer, et finit par s’énerver, par retrousser ses manches, tandis que l’Arabe reste d’un calme olympien.

Le barbu néo ne cesse d’entretenir ses femmes, et quand je le vois, avec sa faconde d’intermittent du spectacle et ses gestes d’excité, j’ai envie de me raser et de me débarrasser de mes couvre-chef.

Un homme à la longue barbe grise entre. Il s’assoit non loin de moi. Il a l’air d’être un écrivain, un Bachelard cévenol. Il commande un monaco et sort des papiers d’un sac en plastique à l’effigie du journal L’Equipe.

Le toxico n’est plus énervé. L’Arabe l’a calmé. Il montre son pouce à l’Arabe d’un air de dire : toi, t’es un as. Il danse même un peu. C’est fou ce que les petits malingres, les nerveux et les faibles empruntent toujours les mêmes méthodes pour qu’on les aime : faire les clowns, faire les singes, faire les fous. C’est épuisant pour eux et pour les autres. On devient toxico pour moins que ça.

Au bureau

Le Café des Cévennes est devenu très rapidement mon QG, mon bureau de travail, depuis le mois de mai dernier, où j’ai posé mes quelques affaires sur le terrain de mon frère. On ne mentionne plus ce café autrement que comme « le bureau ».

Il est où Guillaume ? Il est au bureau. Je te pose au bureau ? Tiens, j’ai vu Machin au bureau. Je vais bientôt descendre en ville, j’ai besoin d’aller au bureau. C’est de mon bureau que je vous écris ces quelques mots. C’est bien, ça fait moins poivrot. Du reste, je n’y consomme pas forcément d’alcool.

Par exemple, à cette minute, je bois un jus de fruit, après avoir pris un chocolat chaud, et ce pour une raison bien simple : je travaille, parallèlement à ce blog, sur le manuscrit de ma thèse qui paraîtra aux Presses de la Sorbonne, donc je ne peux pas laisser la moindre ivresse prendre le contrôle de moi. Qui dira encore que le sage précaire manque de volonté, qu’il est un dilettante, un je m’en foutiste ?

Francophonie chinoise

Traits chinois/Lignes francophones

Notre fameux livre Traits chinois/Lignes francophones attire l’attention qu’il mérite en Chine, à partir d’aujourd’hui. J’ai été contacté récemment par le fondateur du Forum Chine et francophonie qui me demande d’intervenir pour la journée internationale de la francophonie, le 20 mars 2013.

C’est sous la rubrique « L’Invité du jour » que mon intervention est immortalisée. Un petit entretien qui donnera peut-être envie à des habitants de l’Empire du milieu d’aller voir d’un peu plus près ce qui se trame depuis plus d’un siècle dans cette étrange rencontre entre créateurs chinois et langue française.