La reine des Châtaigniers est toujours vivante

La reine d’Angleterre vient de mourir. Ma voisine, elle, est toujours vivante, alors qu’elle est née un mois avant Elizabeth II. Ma voisine est plus âgée que la reine et personne n’en dit mot.

Il se trouve que l’été a été très difficile pour notre voisine et qu’elle est aujourd’hui bien faible. J’espère qu’elle ne va pas rejoindre les rois et les reines au paradis des souverains.

Notre anniversaire de mariage

Il y a six ans, à la rentrée des classes, Hajer et moi nous donnâmes l’un à l’autre.

Nous ne nous sommes pas mariés exactement ce jour-là, le 9 septembre 2016, mais vous savez ce que c’est chez les Arabes : on fait une fête pour ceci, une fête pour cela, on s’habille comme ceci tel jour, comme cela cela un autre jour. Au bout d’une semaine, vous êtes marié, et votre vie ne ressemblera plus jamais à celle que vous aviez avant.

Depuis, l’anniversaire de mariage est pour moi la fête que j’ai envie de célébrer. Je n’aime pas l’anniversaire de ma naissance car je me vois vieillir. Quand j’atteindrai 90 ans, mes anniversaires seront des réjouissances peut-être, car il y aura de vieux rigolards qui diront : « encore un effort pour atteindre le centenaire ! » Avant cela, il n’y a rien à fêter dans le simple fait d’avoir un an de plus.

En revanche, l’anniversaire de mon mariage, c’est la célébration de ma vie nouvelle, ma vie en couple, c’est un grand changement pour moi. Vivre avec une femme est une aventure tout à fait extraordinaire.

Tous les jours de cette semaine, donc, j’essaie de trouver des marques de célébration. Un gâteau par ci, une déclaration par là. Je fais des ébauches de discours qui gonflent ma moitié. Dès qu’Hajer sort sa carte de crédit pour payer quoi que ce soit chez Super U ou chez Lidl, je m’empresse : « Range ta carte. C’est notre anniversaire de mariage ». C’est moi qui rince.

Aujourd’hui c’est la foire au Vigan. Outre les croissants que je suis allé chercher à la boulangerie, j’ai annoncé à ma douce : « Tu prends tout ce que veux à la foire, c’est notre anniversaire, je t’offre tout ce que tu veux ! » Elle a pris un drap housse et deux bandeaux pour cheveux.

Le pianiste juif et le Japon

Diapositive de ma conférence sur Sirota, en octobre 2021

Je suis embêté car j’avais ma petite histoire d’amour bien ficelée pour un article à paraître dans un livre consacré aux exils asiatiques des juifs à l’époque des nazis. Mon article traite de Leo Sirota, un virtuose du piano né en Ukraine en 1885, ayant vécu à Vienne et joué de nombreux récitals en Europe avant d’aller vivre au Japon.

Le destin de Sirota est intéressant à bien des égards. Il est de la trempe d’Arthur Rubinstein, mais alors que ce dernier est une star absolue, Sirota est oublié. Je trouve cela intéressant.

Bon, mon idée est qu’entre le pianiste et le pays, il y a eu une histoire d’amour. Le problème est que j’étais certain de pouvoir raconter la première rencontre comme un coup de foudre. C’est raconté de cette manière dans un livre écrit en français. Un dignitaire serait venu exprès de Tokyo pour écouter Sirota dans un récital en Mandchourie et, ébloui par tant de virtuosité, aurait fait l’impossible pour le faire venir jouer au Japon.

Or dans un livre japonais qui raconte la vie de ce pianiste, le rapport de séduction est inversé. C’est Sirota qui aurait été attiré par le Japon et qui désirait ardemment s’y rendre. Il aurait tout fait pour s’y faire inviter et les Japonais auraient été surpris mais charmés par tant d’insistance.

Le résultat final est le même : Leo Sirota à fini par vivre au Japon avec femme et enfant de 1929 à 1947. Mais qui, du Japon ou de Sirota, a le plus aimé l’autre ?

Les écolos avaient raison

C’est le premier été que je passe en France depuis longtemps, donc c’est peut-être ma perception qui est prise en défaut, mais j’ai l’impression que cette année est un tournant sur le plan environnemental en France et en Europe.

Le manque d’eau, les incendies, les centrales nucléaires à l’arrêt, même le président Macron annonce qu’il faut maintenant être sobre et frugal. La dessus, la flambée des prix, le carburant trop cher pour utiliser la voiture… Bref, les écologistes avaient raison depuis les années 1970 et on se foutait de leur gueule.

La droite et l’extrême-droite ont essayé de faire la une des actualités avec l’islam, les étrangers, un imam à expulser, mais on sent bien que la mayonnaise ne prend plus. Quand on manque d’eau et que nos forêts brûlent, soudain, on relativise l’importance des voiles sur les cheveux des femmes, bizarrement cela devient moins important.

Malheureusement les vieux débats vont revenir et je n’ai aucun doute que les racistes et les identitaires vont de nouveau prendre toute la place à la télévision. Taper sur les autres et les étrangers est l’éternelle recette dont on ne pourra pas se débarrasser.

Mais enfin, même les racistes ont souffert de la chaleur. Même eux commencent à se demander s’il n’y a pas un problème avec l’eau. Même eux laissent leur voiture au garage et tendent à utiliser les transports en commun. On en voit même qui font du vélo pour aller faire de petites courses.

La légitimité du sage précaire

Je supporte mal d’entendre des artistes, des écrivains et des penseurs parler de leur « sentiment d’illégitimité », de leur « timidité », de leur manque d’ « aisance » du seul fait qu’ils proviennent d’une classe sociale défavorisée. Dernier exemple en date : Pierre Lemaitre, interviewé par Arnaud Laporte sur France Culture : « crise de légitimité », « je ressens avec cruauté la différence sociale », « J’appartiens à une strate sociale qui aspire à une strate (sic) de référence, et ce n’est pas sans douleur. »

Les gens qui viennent de la haute, eux, bénéficieraient de je ne sais quelle qualité sociale qui les mettrait à l’aise et les rendrait légitimes. Ils peuvent parler en public sans difficulté car ils possèdent ce privilège de classe mystérieux. Je n’ai jamais cru à ce mythe. J’ai rencontré assez de personnes beaucoup plus riches que moi pour savoir qu’ils étaient mes égaux.

Le sage précaire n’a jamais ressenti ce poids social et culturel sur ses épaules. Même à l’époque où j’étais ramoneur, mes ongles étaient toujours un peu sales, mais je ne ressentais aucune honte à parler aux publics des musées de Lyon. Personne ne m’impressionnait au point de me faire sentir illégitime.

Ma vie professionnelle fonctionnait d’une manière bicéphale : j’étais ouvrier quelques jours par semaine pour des raisons alimentaires, et j’effectuais des tâches culturelles qui n’étaient pas bien payées mais qui m’intéressaient. Le Musée d’Art Contemporain de Lyon, par exemple, je désirais tellement y évoluer, fréquenter ses œuvres, que j’étais prêt à y travailler gratuitement. Quand j’y ai été employé et (mal) payé, j’ai été un animateur-conférencier incroyablement motivé. Je me sentais privilégié de pouvoir venir au musée tous les jours pour préparer des expositions, mais j’étais guidé par le plaisir. J’apprenais des autres, qui avaient plus de culture en art contemporain que moi, mais je ne me sentais pas écrasé ni intimidé par eux.

Je me sentais imposteur car je n’avais pas de diplômes en arts, mais je ne me sentais pas illégitime sous prétexte que ma famille ne m’avait jamais emmené au musée. Le milieu de l’art, c’était un monde nouveau pour moi, et je voulais en profiter « un maximum ». Mais sans avoir l’impression que je passais d’un monde social vers un autre monde social. Je continuais de gagner ma vie comme ramoneur, comme pompiste, ou comme peintre en bâtiment, sans aucune frustration.

Bref, j’étais un prolo et n’avais aucune honte à cela.

Nul misérabilisme chez le sage précaire : il travaille de ses mains pour être libre comme un rentier d’aller traîner ses savates dans des expos et des salles de cinéma.

La même chose peut se dire de mes goûts culturels. À partir du moment où j’ai commencé à m’intéresser aux arts et aux lettres, je ne me suis senti exclu nulle part. Musique classique, Proust, peintres de la Renaissance italienne, architecture des châteaux et des églises, tout me parlait avec autant de familiarité que les chanteurs de variété, les feuilletons télé ou les matchs de football. Il me fallait seulement plus de temps et de concentration pour apprécier telle ou telle chose, mais jamais je ne me suis dit que les histoires de la Recherche du temps perdu étaient un truc de riches qui m’excluaient, ou un truc pour les riches.

En ce moment, j’écris un article sur un pianiste oublié, né en 1885 en Ukraine et ayant vécu vingt ans au Japon. Ce travail de recherche me conduit à écouter les virtuoses du piano, les amis de ce monsieur oublié, les grands maîtres que sont Arthur Rubinstein, ou Vladimir Horowitz. Je tombe à genoux devant tant de beauté.

La jolie librairie de Ganges

L’arbre sans fin, librairie à Ganges (34). Janvier 2022.

J’ai découvert L’arbre sans fin par hasard, en me promenant ou en cherchant ma voiture. Sa devanture rouge et la présentation des ouvrages dans la vitrine ont tout de suite attiré mon oeil. Ma première question en entrant dans la librairie fut de demander si je pouvais prendre une photo.

Ganges est la petite ville voisine du Vigan, sur la route de Montpellier. Ces deux-là sont un peu les soeurs ennemies de la région, de taille similaire, l’une étant dans le Gard et l’autre dans l’Hérault. Hajer et moi y allons généralement pour leur boucher. Les rares fois que nous achetons de la viande, c’est de l’agneau, et c’est chez le boucher marocain que nous la choisissons car elle fait des tajines délicieux.

La librairie, c’était donc une surprise pour moi et j’ai été charmé par elle. J’ai acheté ce jour-là le dernier livre de Philippe Forest que je lis depuis une vingtaine d’année (je lis Forest depuis vingt ans, pas son dernier livre !). Je n’achète pas tous ses livres, je ne suis pas un fan absolu, mais j’ai été très heureux de voir son dernier opus ici. Par la suite, j’ai dévoré son roman au titre énigmatique et j’en ai tiré deux billets de blog, ici et ici. Deux billets car je devais parler de deux choses différentes. Dans l’un je parle de moi et dans l’autre je ne parle pas que de moi.

La librairie est assez petite, on en fait le tour rapidement, et c’est précisément sa force. En quelques minutes, on explore les choix culturels qu’ont faits les deux librairies associées. (Dans Livres Hebdo, j’ai lu qu’il s’agissait de deux amies qui se sont associées pour se lancer dans l’aventure en 2018.) On parcourt une cohérence et on se sent accompagnés. On sent une présence. Ce n’est pas une de ces librairies où l’on trouve un peu de tout sans direction ni inspiration.

Attention à ne pas confondre L’arbre sans fin et l’autre commerce qui s’auto-proclame « librairie ». Cette autre librairie, qui est plus proche de mon boucher préféré pour le coup, n’a aucun intérêt. Inutile d’en parler. Sauf si vous désirez que je vous explique ce qu’est une librairie sans intérêt.

L’arbre sans fin, c’est bien sûr aussi le titre d’un grand roman pour enfants de l’écrivain-illustrateur Claude Ponti. Je n’ai pas parlé avec les deux libraires donc je ne peux rien dire de leur motivation, mais le promeneur se fait une idée assez claire du truc. Elles ont dû adorer ce livre et cherchent à créer dans leur commerce une ambiance un peu similaire à celle de l’histoire de Ponti.

Elles y ont réussi à mon avis : on ressent dans les espaces un certain foisonnement, une espèce de saturation dans les couleurs, de la richesse visuelle et des sensations parfois un peu sombres.

Le sage précaire est un éternel quadragénaire

Le jour de mon anniversaire, j’étais tellement déprimé d’avoir 50 ans que je suis parti seul dans la montagne. Je ne voulais qu’une chose, m’épuiser dans la marche et les hauteurs. Je me suis rendu au col de l’Homme mort et de là j’ai essayé de me rendre au lac des Pises.

Le 29 mars 2022, il y avait encore de la neige vers le col de l’Homme mort. Je cherchais en vain le lac des Pises en m’enfonçant dans la neige, c’était pathétique. Mon but était de me baigner dans le lac comme un geste rituel. Un rite de passage qui me faisait passer symboliquement du côté des vieux.

Contrairement à ce que j’ai écrit le jour de mon anniversaire, le sage précaire ne peut pas être quinquagénaire. Quarante ans, oui, cela m’allait bien, j’étais fait pour avoir quarante ans. Trente ans aussi, c’était bien. Mais voyez-vous, vingt ans c’était trop jeune pour moi. Dix ans aussi, trop jeune. C’est-à-dire que je n’avais pas d’argent du tout quand j’étais jeune, alors être libre sans avoir la possibilité de faire quoi que ce soit, ce n’est pas très intéressant.

Enfant je voulais être plus grand, je ne voyais pas d’intérêt à rester enfant. Adolescent je rêvais de voyage, de liberté, d’actions, d’amours et de rencontres, donc il me tardait d’être adulte. Trentenaire, j’ai réalisé mes rêves : mes blogs ont beaucoup témoigné de cela. Quadragénaire, j’ai consolidé mes acquis en réalisant des choses qui outrepassaient mes rêves d’adolescent : j’ai épousé une femme incroyable dont je suis amoureux, j’ai publié plusieurs livres dont je suis fier, je suis devenu propriétaire d’un logement dont je suis satisfait.

Quinquagénaire, non. Je n’ai rien à faire à 50 balais. Ce n’est pas moi, ça ne me ressemble pas.

60 ans, d’accord, peut-être. Dans mon cœur, c’est l’âge de la retraite, il y a quelque chose de poétique à être sexagénaire. Cela fait penser à la randonnée, je m’imagine avec le sourire.

70 ans avec plaisir. Si Dieu me prête vie, je serais sans doute intéressé d’avoir 90 ans, et passionné par l’âge de 100 ans.

Mais 50 ans, je trouve ça détestable. Vivement que je ne sois plus quinquagénaire.

Notre reine-claude derrière la maison

Il paraît qu’on ne dit pas un « prunier reine-claude », mais un reine-claude.

Derrière notre maison, un petit terrain de verdure est assez peu exploité par mes voisins et cela fait un espace quasi vague, parsemé d’arbres fruitiers assez peu fringants. Le cerisier est tout bancal et produit des fruits plutôt malingre.

Mais c’est le reine-claude qui a fait notre délice. Nous avons secoué le tronc et les branches accessibles à un homme juché sur son escabeau. Des kilos entiers de fruits mûrs me sont tombés dessus et ont parsemé le jardin. J’en ai fait des compotes avec les fruits les plus gâtés, Hajer a fait des tartes avec ceux qui présentaient encore bien, et nous avons mis à la dégustation ceux qui étaient beaux et mûrs à la fois.

Pour faire un bon geste de voisinage, nous avons aussi rempli des boîtes des meilleurs fruits et les avons données aux trois voisins qui n’étaient pas partis en vacances début août. L’une d’elles, vivant au troisième étage, m’a remercié : « Oui elles sont bonnes, mais c’est vrai qu’on ne les ramasse plus, depuis quelques années. »

Réponse de Kafka à la « littérature voyageuse »

La littérature de voyage peut être une belle exploration des relations que l’écriture entretient avec la géographie, les territoires, les lieux. Mais pour cela, elle doit éviter le piège de se croire plus proche du monde, plus vivante, plus authentique que les autres. Elle doit aussi éviter de mépriser les formes d’écritures délibérément littéraires. C’est ce mépris et cette méprise qu’incarne le fondateur du festival « Étonnants voyageurs », feu Michel le Bris.

J’ai beaucoup critiqué Michel Le Bris et ses divers manifestes littéraires. Celui qui a le plus concentré mes attaques était Pour une littérature voyageuse (1992) qui affirmait que la littérature avant lui se mourait de trop de narcissisme, de formalisme creux, et de ce qu’il appelait une « mise entre parenthèses du monde ».

Les écrivains non voyageurs auraient étouffé la littérature à force de tourner le dos au monde. Il fallait une littérature qui « dise le monde », qui renoue avec le sens de l’aventure, avec la route et la poussière, enfin vous avez compris. Les idées de Le Bris était un grand n’importe quoi conçu pour faire parler les journalistes. Il a réussi son coup, les journalistes en ont beaucoup parlé.

Cela a fait beaucoup de mal à la littérature de voyage car c’était une manière de l’enfermer dans des stéréotypes de récit héroïque, de vrais champions à la con, de voyageurs qui cherchent à se distinguer, se démarquer du commun des mortels. Cela est délétère en soi, mais au-delà, cette logorrhée a eu pour effet de faire le lit à des auteurs comme Sylvain Tesson, Sarah Marquis et autres époux Poussin, qui incarnent la génération suivante des « étonnants voyageurs » chers à Michel le Bris.

Alors voici ce que dit Franz Kafka à propos du monde et de l’écrivain. Kafka qui voyageait un peu, qui vivait comme un fonctionnaire névrosé, solitaire et amoureux.

Il n’est pas nécessaire que tu sortes de ta maison. Reste à ta table et écoute. N’écoute même pas, attends seulement. N’attends même pas, sois absolument silencieux et seul. Le monde viendra s’offrir à toi pour que tu le démasques, il ne peut faire autrement, extasié, il se tordra devant toi.

Kafka, Méditations sur le péché, la souffrance, l’espoir et le vrai chemin

Kafka nous a plus inspirés, nous les auteurs géographiques d’aujourd’hui, que tous les livres de ces « étonnants voyageurs » qui se donnent des airs d’explorateurs.

Chouette, le nouveau Jean Rolin est arrivé

Je viens de me rendre compte que le dernier livre de Jean Rolin est paru le 18 août. Je me suis précipité à ma librairie pour le commander. Il me sera livré dans deux ou trois jours. Je passe par une librairie en ligne car nous sommes dimanche et je n’ai pas la patience d’attendre mardi que la librairie du Vigan ouvre ses portes. De plus, cette librairie a snobé mes ouvrages, il est normal que je la snobe.

Cela fait vingt ans que j’achète tout ce qui paraît de cet auteur. Je suis son lecteur le plus fidèle, son plus grand fan. Jean Rolin, c’est ma Céline Dion à moi, mon Johnny Hallyday, un boys band à lui tout seul.

Toute nouvelle parution suscite en moi une excitation de gamin à l’approche de Noël. Son dernier récit s’intitule La Traversée de Bondoufle. Nul doute qu’il s’agit d’une relation de promenades dans la banlieue parisienne, dans la droite ligne de son précédent, Le Pont de Bezons, qui ne parlait pas plus dudit pont que le prochain ne traitera de la commune de l’Essonne qui fait penser à des pantoufles.

Heureux ceux qui aiment des auteurs vivants.