J’avais décidé sur un coup de tête de partir à Istanbul. Mon premier voeux était d’aller à Athènes puis en ex-Yougoslavie, mais les vols étaient soient chers soient indirects, ils prenaient un temps fou, bref, Istanbul s’est avérée facile d’accès depuis Dublin (4 heures de vol) et bon marché (220 euros l’aller-retour).
J’ai quitté ma maison de Belfast dans la nuit de mercredi à jeudi pour me trouver à l’aéroport de Dublin assez tôt. Dès le petit matin, il neigeait. L’avion prit du retard, puis de plus en plus de retard, puis on l’annula. Turkish Airlines me logea à l’hôtel Jurys de Parnell street. J’avais peu dormi la veille, j’allai dîner dans un restaurant chinois de Parnell Square, et je me couchai tôt. Réveil à 3h00 pour être à l’aéroport à 4h00 afin de décoller à 6h00. A cause de la glace, l’avion prit du retard à nouveau. Nous attendîmes une bonne partie de la journée, et c’est à la nut tombante ce vendredi que j’arrivai à la Ville des villes.
Je sortis du tram sans savoir où j’étais. J’ai vu de l’animation dehors, des gens, du commerce, de la bouffe servie dehors. Je me suis dit que c’est là que j’allais satisfaire ma faim, il serait ben assez tôt pour chercher une auberge. A cette saison, il ne peut y avoir grand monde, et les grandes villes, de nos jurs, ont toutes un quartiers pour touristes, aux logements peu chers et aux connections internet, avec de belles vues sur des mosquées, ou sur le Bosphore, ou sur Sainte-Sophie.
Je mangeai quelques trucs délicieux et je m’aperçus, en marchant un peu, que j’étais en fait au Grand Bazar, autant dire le centre touristique par excellence. Et moi qui avais cru faire preuve d’audace.
A pied, je descendis au hasard et vis les silhouettes ce qui devaient être Saint-Sophie et la Mosquée bleue. Derrière, le fameux quartier touristique méprisé par les touristes qui ne veulent pas être des touristes, et animé de la vie du commerce. Ces jours-ci, les visiteurs ne sont pas foule, le quartier est un peu vide.





